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RIO TINTO ALCAN FRANCE – COMPTES SOCIAUX 2019.

9 Juil

La formalité obligatoire d’enregistrement des comptes sociaux pour l’exercice clos le 31/12/2019 a été déposée auprès du greffe du Tribunal de Commerce de Paris le 30/06/2020,  formalités obligatoires, exercice clos le 31/12/2019, pour RTA France.

  • Perte au bilan 44 395 058.00 euros.

Le rapport des Commissaires aux comptes de 66 pages est disponible.

Pour Alteo cette formalité n’a toujours pas été accompli auprès du greffe du Tribunal de Commerce de Marseille. Après relances auprès du Tribunal de Commerce de Marseille et auprès des administrateurs judiciaires nous attendons la publication des comptes 2019.

Le contenu de la présentation des comptes sociaux par  Rio Tinto Alcan justifie son choix de se retirer d’où son annonce avec la recherche d’un repreneur éventuel au 24/07/2020.

Pour Alteo,  la baisse du chiffre d’affaires annoncée de moins 30 % il ne faut pas s’attendre à des miracles pour la présentation des comptes.

  • Le patrimoine, brevets, licences, process a été effacé au profit de RTA.
  • Reste les coûts colossaux de démantèlement et dépollution des sites ICPE qui ne sont pas provisionnés dans les comptes à leurs justes évaluation.
  • Analyser le rapport des Commissaires aux Comptes dès publication.
    • permettre ainsi de prendre connaissance des réalités et cela aux sources.

 

Simiane Collongue le 09/07/2020.

REJETS EN MER : Mme. RUBIROLA MAIRE DE MARSEILLE – ENGAGEMENT A TENIR ?

3 Juil

Réponse au courrier du 19/06/2020 de l’Union Calanques Littoral  ci-dessous :

Si nous sommes portés aux responsabilités le 28/06/2020 nous pourrons réfléchir avec vous sur la meilleure stratégie à adopter concernant le Parc Naturel des Calanques.

 Objet : Les Calanques                                                                                           Le 19 juin 2020.

Lettre RAR

Madame Rubirola :  Local de campagne 4°/5arrondissements

Le Printemps marseillais, 2 rue Friedland – 13006 Marseille

Chère Madame,

Nous avons relevé votre déclaration du 5 juin dernier dans laquelle vous précisez votre intention de demander le classement des calanques au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce trésor du patrimoine naturel marseillais le mérite amplement et nous avons été très sensibles à cette idée.

Cela fait plus d’un quart de siècle que notre association fédérative se bat pour la sauvegarde de ce site d’exception.

UCL est d’ailleurs à la base de la création du Parc national des Calanques et notre combat n’est pas terminé. A sa création, en 2012, le parc national a eu un héritage empoisonné, dont les nuisances perdurent.

Le cœur marin du parc national est pollué par les effluents insuffisamment traités de Marseille (cloaque de Cortiou), de Cassis et de La Ciotat, ainsi que par les effluents industriels pollués qui ont remplacé les boues rouges arrêtées fin décembre 2015.

Pour faire court (pour le détail, voir le n° 70 de notre magazine l’Echo des Calanques, ci-joint) :

. Rejet à Cortiou, ville de Marseille : 325.300 m3 par jour, une centaine de polluants !

. Rejet de Cassis : 5000 m3 par jour !

. Rejet de La Ciotat : 13.680 m3 par jour !

. Rejet de l’usine d’alumine de Gardanne (Société Alteo) : 6480 m3 par jour, 83 polluants !

En l’état, croyez-vous qu’une telle demande à l’UNESCO ait une chance d’aboutir ?

Si c’était le cas, il y a longtemps que nous l’aurions fait. Il faut au préalable assainir, supprimer ces nuisances intolérables, auxquelles s’ajoute le détournement de l’Huveaune. Nous sommes au cœur du combat à ce sujet.

Ce contact avec vous nous donne l’occasion de vous demander ce que vous comptez faire à ce sujet si vous êtes élue ? Dans cette éventualité, si vous partagez les mêmes valeurs que les nôtres, et nous le croyons, en référence à votre déclaration, nous sommes tout à fat disposés à vous apporter notre expérience et notre aide dans la perspective d’une collaboration fructueuse.

Nous vous prions de recevoir, chère Madame, l’expression de nos meilleurs sentiments.

Professeur Henry Augier

Président d’UCL

 

 

 

ALTEO GARDANNE – TOUT COMME LA MUNICIPALITÉ UNE PAGE SE TOURNE ?

30 Juin

 

Usine d’alumine de Gardanne Qui veut de cet héritage !

 Handicap de vétusté.

 L’usine d’alumine de Gardanne est une vielle dame. Née en 1893, elle a atteint l’âge canonique de 127 ans ! Elle a subi de nombreux traitements de rénovation de certaines unités, de remplacements de certaines canalisations, mais des fuites se sont déjà produites dont une importante dans la nuit du 8 au 9 mars 2016.

La rupture d’une canalisation a généré un nuage toxique sur Gardanne contenant de la soude. Les rues, trottoirs, terrasses, voitures furent recouverts d’un dépôt blanchâtre persistant, même après lavage. L’affaire fut prise très au sérieux par les autorités préfectorales, municipales, policières et environnementales.

L’usine est constamment sous cette menace.

Handicap de vétusté et de fuites du sea-line.

 Des observations en plongée de professionnels et l’analyse des images de vidéos sous-marines ont montré que cette canalisation sous-marine de transport des effluents pollués est percée à certains endroits de son parcours. Un état déplorable d’une tuyauterie qui date de plus de 50 ans qui fera l’objet de plaintes renouvelées.

Handicap financier.

 Les analyses en profondeur, avec dossiers en références, de notre spécialiste des finances et de l’économie industrielle, Monsieur Michel Mazzoleni, ont montré un déficit (en rouge) notoire de l’usine d’alumine de Gardanne.

 

Rubriques/années 2013 2014 2015
Chiffres d’affaires export 155.983.600 155.299.461 162.506.596
Chiffres d’affaires France 48.558.600 49.837.773 49.040.864
La France représente 24 % 24 % 23 %
Résultats d’exploitation -13.091.700 pertes -13.141.194 pertes -13.670.637 pertes
Résultats net bilan -11.648.900 pertes -13.714.476 pertes -12.002.506 pertes

 

Rubriques/années 2016 2017 2018
Chiffres d’affaires export 206.688.323 219.897.192 243.015.048
Chiffres d’affaires France 43.247.948 45.626.760 46.017.338
La France représente 21 % 21 % 19 %
Résultats d’exploitation -16.14.431 pertes -8.555.604 pertes 5.364.129
Résultats net bilan -14.593039 pertes 8.419.343 2.691.108

Déjà, fin 2018, les pertes d’exploitation étaient considérables : 59.235.437 euros pour un capital social de 60.000.000 d’euros ! A ces pertes chroniques vient s’ajouter, la chute annoncée de 30 % du chiffre d’affaire au troisième trimestre 2019.

De plus ce bilan ne tient pas compte des aides dont a bénéficié l’industriel et qui risquent de ne pas être renouvelées :

Redevance sur l’eau et la pollution diminuée de plus de 11 millions d’euros par an, depuis 2012.

Aides de l’Agence de l’eau de l’ordre de 20 millions d’euros.

.Décharges en mer et à terre sont gratuites.

Le placement en redressement judiciaire est l’exact reflet d’un tel bilan, dont la responsabilité incombe aux dirigeants.

Handicap de l’achat du minerai.

 A l’origine, le minerai se trouvait en France, mais les gisements ont été très vite épuisés. L’industriel se trouve ainsi dans l’obligation d’acheter la bauxite en Guinée ; son coût est augmenté des frais de transport de ce pays d’Afrique à Gardanne.

 Handicap de la concurrence.

 L’usine d’alumine de Gardanne se trouve en concurrence défavorable considérable avec 9 usines d’aluminerie, nouvelles et modernes, implantées en Guinée, bénéficiant du minerai sur place et d’une main d’œuvre bon marché.

 

Handicap environnemental.

 

En mer. Il n’est plus tolérable que les effluents liquides pollués (plus de 80 polluants très toxiques) continuent à être rejetés dans les eaux du Parc national de Calanques portant atteinte à la vie marine. Le repreneur sera tenu de supprimer ce rejet et par conséquent de se doter d’une station d’épuration, épurant à 100 % avec recyclage des eaux. Une telle opération a un coût qui peut être très élevé. Par ailleurs, il n’est pas tolérable que les dépôts de 20 à 30 millions de tonnes des boues rouges qui recouvrent la vie marine sur les grands fonds qui s’échelonnent de Toulon à Fos-sur-Mer, ne donne pas lieu à une indemnité environnementale.

A terre. Les dépôts de résidus industriels pollués (même si on leur a donné le nom pompeux de « bauxaline ») sur le site de Mange Garri ne sont plus tolérables. L’impact des percolations sur les réseaux des eaux et la menace sur la santé des habitants, par envolement par grand vent vers les zones habitées sont des raisons suffisantes pour interdire ces dépôts.

D’ailleurs, les maires des communes voisines concernées viennent de porter plainte pour atteinte à la santé d’autrui. Il s’agit de Monsieur Richard Mallié, Maire de Bouc-Bel-Air et de Monsieur Philippe Ardhuin, Maire de Simiane-Collongues.

La position du Maire de Gardanne sera connue après les élections municipales. Une enquête est en cours aussi sur la probabilité de contamination des cultures et de celle des jardins partagés.

Le temps est venu de ne plus tolérer de telles atteintes aux milieux marins et terrestres et de rappeler le respect que nous devons avoir pour les biens communs naturels. Ceci d’autant plus que les techniques existent et ont fait leur preuve pour éliminer les déchets liquides et boueux sur le territoire de l’usine et de ne plus les rejeter à l’extérieur. Ces questions seront traitées au niveau de la justice à l’initiative des associations et des municipalités.

 Handicap des plaintes des habitants et des municipalités.

 Les habitants des communes voisines de l’usine sont arrivés à un tel point d’exacerbation, qu’ils sont à l’origine de la création de l’association Bouc Bel Air environnement et de la sensibilisation des maires, dont certains ont portés plainte, comme on l’a vu plus haut. Le repreneur sera ainsi confronté à cette force publique et à la justice qui sera saisie.

 Handicap de constituer une provision de remise en état.

Le nombre d’usines en France qui ont « déposé le bilan » est considérable. Leurs déchets pollués et polluants sont restés en l’état et leur élimination pour raison de santé publique se trouve donc à la charge de l’Etat ou de collectivités régionales ou locales.

On a un exemple parfait avec l’ancienne usine Legré Mante, au sud de Marseille, à l’entrée du Parc national des Calanques, qui fait l’objet actuellement d’une plainte sous l’impulsion des associations locales.

Il sera par conséquent demandé au repreneur de constituer une provision de remise en l’état, dans le cas où il ne parviendrait pas à résoudre tous ces problèmes. Ce doit être une condition fondamentale et préalable à l’acceptation de la reprise.

 Qui osera !

Avec de tels déficits, avec de telles contraintes, avec de telles menaces, avec de telles déterminations des habitants, des associations et des municipalités, on se demande qui osera investir dans de telles conditions !

Fait à Marseille le 25 juin 2020.

Professeur Henry Augier

Président d’Union Calanques Littoral

ELECTION GARDANNE – LA SANCTION CITOYENNE APRES 40 ANS DE RÈGNE.

29 Juin

 

Toutes nos félicitations pour votre élection  M. Granier nouveau maire LR avec ses colistiers sans étiquettes.

Ce qui bouleverse 40 ans de gestion sans partage de gens qui ne voulaient rien entendre malgré nos alertes sur l’usine de bauxite depuis de nombreuses années.

Le redressement judiciaire d’Altéo prononcé le 12/12/2019, l’offre de reprise à échéance du 24/07/2020 pour clôture remet en perspectives les décisions à prendre.

A l’occasion de divers entretiens comme avec tous les candidats j’ai remis à M. Granier l’analyse de la situation d’Altéo.

L’écoute a été positive afin d’apprécier les enjeux réels au lieu des chimères politiciennes sans aucune proposition. A suivre.

Et pourtant l’avenir d’ Altéo dans la campagne n’a jamais été évoqué en profondeur. Sujet tabou ou d’après certains candidats il n’avait n’avait rien à gagner, la sanction des citoyens qui n’ont pas été dupes  contre tous ceux qui par le passé avaient en charge la gestion municipale.

L’emploi, la reconversion, l’évolution du site ….sujets insignifiants, une réélection passe aussi par des propositions.  Affligeant la sanction sans appel, coupables et responsables.

Les citoyens de Gardanne se sont prononcé sans équivoque et largement.  Aux autorités d’en prendre acte véritablement pour bâtir un avenir durable à Gardanne qui possède des ressources et un grand besoin avec beaucoup d’aides de toutes natures.

Nous reprenons contact avec le nouveau maire dans une perspective modeste de contribution sur un sujet que nous connaissons bien.

A ce titre nous avons saisi les autorités qui décident, M. Macron depuis quelques semaines et les autorités judiciaires dans le cadre du redressement hypothétique des comptes sociaux, la commission européenne, le PNF etc.

Bien à vous.

Michel Mazzoleni. (Union Calanques Littoral) Membre de la Commission de Suivi du Site Altéo.

BOUES ROUGES : PARQUET NATIONAL FINANCIER.

28 Juin

Signalement déposé dans les règles prescrites auprès du PNF pour avis concernant les conditions et modalités d’achats du minerai de bauxite de Guinée.

A suivre.

BOUES ROUGES : nouveau report tactique dérogation rejet en mer.

26 Juin

La station biologique conçue par Veolia devait être livré en début 2020 à l’origine.

Investissement brut 7 000. 000. millions €.  Subvention publique 2.203.000. par Agence de l’Eau Rhône Méditerranée, reste à la charge d’Altéo 5 millions. mise en service prévu pour le 18/06/2020. Le confinement n’aurait pas permis de tenir le planning.

Baisse de la redevance sur l’eau de 11 millions d’euros an depuis Loi de Finance 2012 application 2013. Jolie pactole acquis avec l’aide du maire de Bouc Bel Air.

En 8 ans d’existence, investissements Alteo 42 millions. Subventions reçues 19 millions. Soit 23 millions à la charge de l’industriel. Un coût de 3 millions d’euros an, dérisoire.

Ainsi va la République des copains.

Le pilot travaillait en tests sur un débit de 20 m3 jour environ. Ce qui permet d’annoncer le respect des normes pour fer, arsenic, aluminium et pH des rejets liquides.

A l’inverse deux paramètres DCO et DBO 5 ne sont toujours pas aux normes. Tout en sachant que 82 polluants toxiques et nocifs pour la santé humaine et la flore marine sont toujours présents dans les rejets liquides au large de Cassis à moins 320 m.

Sauf que le nouveau rejet liquide à l’inverse des boues rouges sera plus léger, sa migration vers les eaux de surface est attendue, la baignade autorisée ?

La mise au point par Veolia terminée, le débit des rejets sera de 270 m3/heure dont 140 m3 d’eau brut servant de chasse et de dilution des teneurs incriminées (procédé interdit au traitement des déchets dangereux).

Sa mise en service était prévue et actée au 08/06/2020 puis au 30/06/2020.

Cette nouvelle dérogation a pour échéance le 30/08/2020 en attendant probablement le sort de l’offre de reprise de l’usine de Gardanne si un repreneur crédible se présente.

Annonce des administrateurs judiciaires de l’offre à échéance du 24/07/2020 sera t elle en l’état de la situation économique et financière de l’usine déclarée « infructueuse » ?

Ce qui aura l’avantage de prendre des décisions irréversibles pour la suite.

 

BOUES ROUGES : RIO TINTO ALCAN ACHÈVE SON DÉSENGAGEMENT ?

26 Juin

Suivant Traité de Fusion, document de 157 pages, déposé aux greffes du Tribunal de Commerce de Nanterre le 23/06/2020 Rio Tinto  France réalise ses arbitrages concernant son avenir en France :

Rio Tinto S.A.S. absorbe Aluminium Pechiney (Grenoble) la structure de recherche et développement qui emploi autour de 60 personnes à Gardanne, pôle indépendant d’Altéo mais qui a la maîtrise des brevets, licences, process industriel etc.

Dès le 02/08/2016 (à retrouver sur ce site)  3 usines ayant constitué la cession de 2012 ont été vendues à IMERYS, il s’agit de Beyrede, La Bathie et Teuschental, Gardanne restant seul.

Mon titre : Se recentrer sur Gardanne seule un « vaste bras d’honneur de profile ? »

Mes nombreuses contributions expliquant la situation depuis près de 4 ans n’ont pas permis aux autorités par manque de volonté d’analyser la situation en laissant les mains libres aux restructurations industrielles, l’objectif des actionnaires successifs la défense de leurs intérêts apparaît évident.

Après la clôture du 24/07/2020 de l’offre de reprise des administrateurs, il est plus qu’à craindre qu’au delà de quelques repreneurs fantaisistes la constatation probable « l’inexistence d’un repreneur crédible ».

Afin de faciliter le travail préfectoral qui n’était pas avisé du traité de fusion, dans un élan de générosité j’ai transmis le document pour analyse le 25/06/2020 avec les remerciements en retour. J’apprécie.

L’ensemble des intervenants judiciaires auprès du Tribunal de Commerce de Marseille sont avisés.

Le rapport SECAFFI de 2012 analysant les conditions de la reprise ( à lire sur le site ) pour le compte des syndicats concluait à ce que l’opération n’était pas viable. Nous y sommes.

Rio Tinto Alcan, des professionnels au regard de la réalisation d’opérations de ce type, des stratégies sophistiquées, international ont démontré la qualité de leur travail, la cohérence  sur 7 ans.

Nos interventions en ce sens en Commission de Suivi du Site Altéo bien évidemment sans jamais être entendu.

En face des autorités ……

A suivre.

 

 

 

ALTEO : PRÉFET SUR LE DÉPART – DÉROGATIONS ET GARANTIES A UN ÉVENTUEL REPRENEUR AU 24/07/2020 ?

19 Juin

Courrier du 19/06/2020 et confirmation par mail à M. le Préfet P. Dartout de l’Union Calanques Littoral.

Destinataires : Président Tribunal de Commerce de Marseille. 2 rue Emile Pollack 13006 Marseille.

Administrateurs judiciaires :

  • Frederic AVAZERI 23 rue Haxo                                  13001 Marseille.
  • Philippe JEANNEROT 8 rue Blanche                               75009 Paris.

Juge Commissaire :

    • BROSSIER 2 rue Emile Pollack                    13006 Marseille.

Procureur de la République :

  • Tribunal judiciaire 6 rue Joseph Autran                    13006 Marseille.

OBJET : Redressement judiciaire 12/12/2019 Alteo Gardanne.

Par courrier du 28/04/2020, notre association, membre de la Commission de Suivi du Site Alteo vous a adressé un dossier complet concernant l’avenir et la situation de cette industrie.

L’offre de reprise parue au BODACC du 28/06/2020 à échéance du 24/07/2020 marque le refus par Rio Tinto Alcan et HIG Miami de persévérer dans le portage initié en 2012 et dont les conditions et modalités ont été dictées par RTA à la lecture des actes, notarié du 31/07/2012 notamment.

Afin de garantir un éventuel repreneur, avez-vous obtenu les accords et dérogations des Autorités :

  • Mer, réception station Veolia prévu vers fin juin 2020. Avez-vous la certitude que les normes à raison d’un rejet 270 m3/h seront respectés faute d’expertises approfondies autre que les tests du pilot.
  • Canalisation terre et mer, un ouvrage qui menace ruine, le métal résiduel ne permet pas de garantir une longévité. Qui assume ce risque ? Une expertise sur l’état est incontournable.
  • Décharge de Mangegarri, renouvellement autorisation d’exploiter au 08/06/2021. Avez-vous dès maintenant l’accord préfectoral pour une autorisation ICPE ?
    • Une dérogation qui ne pourrait être accordé qu’après enquête publique.
    • La mise en conformité du site et les travaux prescrits ne sont toujours pas réalisés :
      • Eaux d’infiltrations, percolations, bassin non étanche etc.

Représentant de l’Union Calanques Littoral et chargé de mission,ù je suis à votre disposition.

Bien à vous.

Michel Mazzoleni.

ALTEO : L’AVIS SYNDICAL EN 2012 – ENERGIE N° 378 VILLE DE GARDANNE.

18 Juin

Rio-Tinto Alcan, le personnel se mobilise.

Le titre, publié par Stéphane Conty.

« Fin mars, le groupe Rio-Tinto Alcan (ex Pechiney) annonçait la vente de son activité d’alumines de spécialité en Europe, dont le siège est à Gardanne, au fond d’investissement HIG European Capital Partners.

Les 6 et 7 juin, environ 70% des 450 salariés de l’usine de Gardanne étaient en grève à l’appel d’une intersyndicale pour obtenir la poursuite de l’activité de l’entreprise.

Si les syndicats CFDT, FO, CGT et CFECGC ont appelé à la grève ces deux jours là, c’est que se tenait à Paris un comité européen d’entreprise suivi d’un comité central d’entreprise de Rio-Tinto Alcan (RTA).

Deux journées auxquelles les représentants syndicaux assistaient et où la mobilisation des grévistes était importante pour leur donner du poids sur les négociations en cours car ils ont des craintes réelles sur la survie de l’entreprise.

Le 8 juin les représentants syndicaux étaient reçus en mairie par le Maire Roger Meï et Yveline Primo, sa première Adjointe, pour faire un point sur la situation suite à ces deux journées.

« Nous avons fait réaliser un rapport par le cabinet d’expert Secafi pour nous accompagner, a expliqué Christian Merono, délégué FO et porte parole de l’intersyndicale.

Il en ressort que le plan de reprise n’est pas crédible car sur les cinq dernières années le site de Gardanne n’a pas gagné d’argent. Il est basé sur une hausse des prix des alumines, or nous sommes sur un marché très conjoncturel.

Et puis ils ne feront des investissements offensifs que s’ils gagnent de l’argent. Par ailleurs l’aspect social est complètement absent du plan de cession.

Le but de Rio Tinto Alcan semble plutôt de se désengager des alumines de spécialité pour ne pas avoir à assumer le volet social d’une fermeture.

Étant donné le prix de vente symbolique, ni RTA ni HIG ne prennent de risques financiers. Les risques sont uniquement pour les salariés. »

Toutefois la cession du site de Gardanne ne comprend pas l’activité du pôle technologique (centre de recherche en face de l’usine) qui reste dans le giron de Rio-Tinto Alcan, lequel ne s’en va donc pas les mains vides comme le souligne Denis Magne, délégué syndical CFDT : « Rio-Tinto Alcan part avec les brevets, les compétences et retourne au Canada. »

Cette séparation des deux entités a aussi des conséquences sur le patrimoine du Comité d’entreprise qui va devoir être partagé, et sur les emplois du personnel du CE qui pourraient être menacés.

Conservation des acquis sociaux, prise en charge du coût de transfert du patrimoine du CE, maintien d’une prime d’intéressement sur trois ans sont autant de points que les syndicats entendent négocier avec RTA et HIG.

« Il y a aussi la mise en place d’une provision par RTA pour le cas où il y aurait un pépin, » précise Christian Merono. « Ça ne devrait pas leur poser de problème puisque d’après eux leur plan de reprise doit marcher,  » plaisante Denis Magne.

Se pose aussi la question de l’arrêt du rejet en mer des boues rouges en 2015.

« RTA avait l’intention de se débarrasser de Gardanne dès qu’ils sont arrivés, lance Harold Perillous, délégué syndical CGT. Depuis le début ils avaient connaissance de cette échéance, mais ils ont attendu le dernier moment pour faire les investissements nécessaires. »

Dans les jours qui ont suivi la rédaction de cet article, une commission devait se réunir pour apporter des réponses aux revendications des syndicats. Nous y reviendrons. »

ALTEO : REMÉDIER AUX ABSENCES DE DÉCISIONS DU PASSE POUR L’AVENIR.

13 Juin

             ALTEO – REDRESSEMENT JUDICIAIRE DU 10/12/2019.

Les éléments complets ont été remis début Avril 2020 aux différentes instances du Tribunal de Commerce de Marseille qui aurons à se prononcer  sur la suite à donner.

Le chef de cabinet du Président Macron est aussi saisi.

L’annonce de l’offre de reprise à échéance du 24/07/2020, il est à craindre qu’il s’agisse de constater qu’il n’existe pas de repreneur. A suivre.

 L’instant n’est pas à la polémique ni à la division mais à la construction d’un projet de territoire piloter par les autorités, la recherche d’investisseurs s’il en est encore temps après le constat d’un manque de rentabilité chronique de l’usine.

Notre monde est « marchand » une évidence. Napoléon 1 er et Alain Peyrefitte en 1973 annonçaient « quand la Chine s’éveillera le monde tremblera ».

En 1995, le même auteur annoncera la Chine s’est éveillé. Nous y sommes, notre économie dépendante, nos moyens de production industriels éliminés, une réussite le confort des actionnaires avec conséquences innombrables et variés.

Réindustrialiser notre région apparaît une obligation. Le prix de l’indépendance.

Compétences, innovation, financement, les éléments indispensables peuvent être présent avec quelques efforts, se battre pour l’emploi, conserver nos technologies, agir avec lucidité et détermination pour gagner cette bataille.

Reconvertir la raffinerie de minerai de bauxite pour traiter l’alumine importée.

J’ai alerté sans être entendu, l’occasion est unique pour organiser l’après :

  • Scientifiques, rejets en mer, décharge de Mangegarri. Le Code Civil précise le préjudice écologique que l’utilisateur est tenu de réparer.
    • 1247 et 1246, créer le 01/10/2016, L. 2016 – 1087 (8/8/2016).
  • Analyse et publication des comptes sociaux de 2013 à 2018.
    • Dès publication comptes 2015, alertes sur le manque de rentabilité.

Toutefois, ne serait-il pas opportun aussi de demander des comptes à ceux qui ont beaucoup reçu ? Aides publiques, facilités, directement ou indirectement et ne pas oublier un résultat : le pillage des brevets et le process industriel.

Exiger de réinvestir dans l’outil serait équitable ? Refusons le sort de :

  • Pechiney, un fleuron de l’industrie Française, un leader de l’innovation avec 30 000 salariés sera dépecé suite à l’OPA du Canadien Alcan et RTA.

La question n° 6505 au gouvernement du député Gerin du 09/10/2007 au ministre des finances, la réponse rassurante de Rio Tinto Alcan en 2007, devenu propriétaire du nouveau groupe. Déjà la reprise d’un repreneur était actée par RTA, l’opération avec HIG de 2012 se concrétisera, une présence pour 5 à 7 ans.

Face aux marchés, Autorités, associatifs, industriels, salariés se doivent de tenter un consensus afin de sortir par le haut notre territoire. Les décennies passées ont marqué le déclin de nos industries.

Sortir de ce marasme local un impératif avec des priorités :

  • Environnement y compris dans le Parc National des Calanques.
  • L’emploi, l’alumine importé la base d’une reconquête industrielle.
  • L’aménagement du territoire avec la création d’industrie utilisatrice des produits « alumines » entrant dans les technologies électronique etc.

A l’inverse, la révolution industrielle est continuellement en mouvement. S’adapter à ses cycles, aux marchés nos obligations avec des impératifs :

  • Faire revenir en France la production essentielle pour la vie de la nation.
  • Préserver son indépendance véritable sans aucune faiblesse.
  • La mondialisation d’abord financière impose des modèles industriels aux seuls bénéfices des actionnaires. Tout en ponctionnant des aides publiques

Les actionnaires l’ont bien compris et par le jeu des fusions, acquisitions, accords croisés ils imposent leurs stratégies mondialisées au gré de leurs intérêts sans se préoccuper des conséquences de toutes natures.

Tout au contraire, leurs sports favoris trouver les parades afin de ne pas être recherché en cas de défaillance du dernier exploitant et débiteur ICPE.

Repaires : Avec 4 tonnes de bauxite on obtient 2 tonnes d’alumine et par électrolyse 2 tonnes d’alumine 1 tonne d’aluminium.

La production de Gardanne à partir du raffinage de 1 million de t. de minerai de bauxite permet 300/400 000 t. d’alumine à travailler en spécialités.

L’usine a abandonné la production d’alumine à usage métallurgique pour se concentrer sur les alumines techniques de plus haute valeur ajoutée.

90 % de l’alumine produite dans le monde est à finalité métallurgiques.

10 % dites de spécialités pour, le traitement de l’eau, fabrication de produits réfractaires, abrasifs, verres spéciaux, propulsion de fusées, nucléaire etc.

La concurrence est féroce sur ce segment d’une vingtaine de concurrents se revendiquant comme leader mondial.

Altéo, chiffre d’affaires France moins de 50 millions d’euros dont 30 au titre des anciennes usines vendues au 01/01/2017, fabrication de corindon (abrasif).

Le reliquat de 20 millions € est modeste pour les besoins de hautes technologies, le chiffre d’affaire total est de 240 millions €. An.

Le marché de l’alumine possède sa logique, avec ses propres acteurs et contexte géopolitique de l’entre soi. Les états n’ont pas leur place.

Des points faibles émergent compromettant l’aval de la filière aluminium, la capacité de la Chine a influencé le marché mondial en approvisionnant le marché occidental apparaît maître du jeu.

Avec les nouvelles capacité mondiale (EGA, Fria, JISCO en Jamaïque.) les besoins en alumine malgré une augmentation, le marché deviendra équilibré sans que Gardanne puisse justifier une continuité après le 12/12/2019.

Notre territoire malmené par ses industries déclinantes ou obsolètes nous nous devons d’avancer dans l’innovation et développement, la clé d’une reconversion.

L’alumine est destinée à différents fabricants de produits, la France a un grand besoin et constitue avec l’Europe un marché non négligeable.

  • Hautes technologies, communication, écrans de smartphone, tablettes, batteries de véhicules électriques, propulsion fusées, nucléaire…
  • Céramique frittée à haute température, elle résiste à l’abrasion.
  • On en fait des supports de fils en textile, embouts pulvérisateurs
  • Prothèse de hanches soumis aux frottements.
  • Réfractaire pour les revêtements de fours de haute température.
  • Après broyage, cristaux pour papiers abrasifs.
  • Diverses autres applications dont catalytiques etc.

La configuration de notre territoire, sa composition, ses espaces, des atouts, salariés adaptables aux métiers de l’industrie moderne que l’on ne peut ignorer.

Le passé celui des occasions manquées de la décennie 1970 -1980 et par la suite l’implication à leurs seuls avantages des majors de la filière mondialisée.

Le Tribunal de Commerce de Marseille a une tâche délicate, M. l’Administrateur judiciaire informé par mes soins sur différents sujets aura à poser les questions :

  • Passif reconnu de 111 080 227,00. A parfaire.
  • Actif à hauteur de 55 millions € avec un test de dépréciation qui annonce la déconfiture actuelle. Valeur de revente très limitée.
  • Mon avis le passif est minoré, notamment concernant : « provisions et démantèlement des sites » ils ne sont pas provisionnés dans les comptes, estimation en 2014 par le Ministre A. Montebourg à 200 M/€.
  • Une expertise actualisée permettra en cas de continuation d’activité déclaré par le Tribunal de Commerce d’exiger comme condition la constitution d’une provision dans les comptes pour la reprise.

Le passif actualisé pourrait se situer vers 300 millions d’euros ?

Les capitaux propres futurs d’un niveau très important ne seront pas financé par un actif peu monnayable autour de 50 millions € les investisseurs interrogatifs ?

De plus 4500 brevets, licences et process industriels ont été pillés pour l’essentiel par Rio Tinto Alcan et ses filiales, ils ne figurent plus dans l’actif d’Alteo.

Altéo a été mis « nus et crus » depuis ce portage de 2012 et depuis 1 seul brevet pour les céramiques et ce conjoint avec RTA.

Le capital social d’origine de 2012 de 60 millions € consommé à fin 2019.

Vente au 01/01/2017 au groupe Imerys de 3 usines (Beyrede/La Bathie/ Teuschental qui constituaient avec Gardanne l’entité Altéo.

L’actionnaire, choisi par RTA en 2012 a été HIG Miami, fonds d’investissements, sa présence annoncée pour une durée de 5 à 7 ans, moyennant une rémunération d’intermédiaire de 30 millions de $.

Engagements tenus au 10/12/2019, tout comme le fournisseur de minerai RTA à l’origine de la cessation de paiements. Une action concertée ?

L’avis du Président Ramé, un choix prometteur pour Gardanne devenu seul : « cœur de métier, se concentrer sur son projet d’entreprise «.

L’on voit où cela mène.

Les objectifs plus que vraisemblable des actionnaires successifs pour arriver au portage de 2012, s’exonérer de responsabilités, refuser les dettes constituées des couts de dépollution et de démantèlement.

Cet ensemble au nez et à la barbe des autorités qui n’ont pas voulu voir.

Qui paiera l’addition ? Le citoyen de par les négligences des autorités ?

Nos alertes en Commission de Suivi et notes depuis 2015, attiraient l’attention sur le manque de rentabilité et les risques financiers. Ils sont restés sans suite…

Aucune anticipation, il faudra décider dans l’urgence à l’évidence.

Nous préparons notre communication auprès du Président du Tribunal de Commerce de Marseille pour fin avril 2020 afin de tenter d’éclairer nos juges sur les objectifs et modalités de ce redressement judiciaire. Ils ont les décisions.

Notre objectif, nos sujets afin qu’ils ne puissent pas être oubliés mais analysés et intégré dans le plan le redressement de l’Administrateur avec ses propositions.

Prolongation de 6 mois ou la liquidation d’Altéo ? Investir à Gardanne en l’état ?

La « mise de fonds « sera très lourde », provisions à constituer dans les comptes correspondants aux études, travaux à réaliser et financé par la collectivité :

Rappel :

Experts, conseillers de toutes natures auprès de Pechiney, Alcan, Rio Tinto, ils maitrisent les données du marché de la filière mondialisé de l’aluminium, une évidence, cette position aurait dû annoncer des mesures fortes pour continuer une activité dans de bonnes conditions financières. Résultat : un échec.

Conserver en l’état depuis des décennies l’usine de Gardanne malgré quelques avancées technologiques associé à la mise au point d’un process industriel constitue un acte de mauvaise gestion qui ne vise pas la survie de l’usine.

Pour des raisons strictement économiques, le marché est orienté depuis 2012 au moment de l’investissement HIG par des implantations de concurrents au plus près des mines :

  • Réalisation de 9 alumineries en Guinée avec à la manœuvre les majors de l’alu, dont la réactivation par Rusal de l’usine de Fria construite dès 1957 sur le modèle de Gardanne par Pechiney, elle emploie 1200 personnes.
    • Acheminement par voie ferrée, 150 km au port de Conakry.
  • Le coût d’approvisionnement du minerai de bauxite depuis les mines de CBG filiale d’Halco Mining régit par les Lois du paradis fiscal de Delaware, détenue par :
    • 49 % par l’Etat Guinéen et 51 % répartition qui a évolué à différentes reprises suivant les accords de la filière alu :
      • Rio Tinto Alcan – Alcoa – Dadco (à ce jour).
    • Prix rendu usine (NC8 douane caf Fos et approche) à 50 € la tonne. Importation 1 million t.
      • Objet d’un signalement au Parquet National Financier.
    • De plus le coût de la main d’œuvre en Guinée est dérisoire. La population de ce pays vit avec moins de 1$ jour.
      • Les différents industriels connaissent ces paramètres, Gardanne n’a jamais été rentable sauf quelques exercices avec des artifices « abandon de créance » un fusil à un coup.
      • Une situation qui devrait intriguées nos autorités.
      • Le redressement judiciaire permettra-t-il aux administrateurs judiciaires de se forger une opinion objective et neutre ?
    • Dès 1973, Pechiney envisageait de transformer l’usine de Gardanne en abandonnant le rouge, soit l’importation du minerai de bauxite ne travailler que l’alumine sortant de son usine de Fria.
      • Nos experts ne se sont pas trompés à ce point en Guinée pour ne pas réaliser ce qui avait justifié l’investissement.

La question se repose aujourd’hui, l’usine peut-elle être transformé sur le site actuel ou bien implanter une usine moderne ne traitant que l’alumine dans le cadre de la reconversion du territoire local ou régional.

Le marché des alumines de spécialités est porteur encore faut-il que le Monopoly industriel des majors de l’aluminium cesse pour que notre territoire puisse faire face à une situation délicate.

Ces sujets mériteraient des débats et propositions exemplaires pour que notre territoire Gardannais ou régionaux conserve ses emplois, développe des industries de nouvelle génération à l’exemple de Rousset avec ST Mitroelectronic.

Avec l’alumine, la préservation de l’environnement une réalité possible, les autorités ont un rôle majeur dans le financement, la recherche des partenaires afin de proposer les meilleures solutions de sortie de crises.

Plus de conséquences environnementales, la rentabilité assurée pour le maintien de 200 emplois directs.

Parallèlement l’étude de la réindustrialisation du territoire les enjeux :

Actuellement l’alumine est exportée à 80 % avec retour en France de produits finis dont une grande partie de Chine.

Gardanne ou ailleurs importer l’alumine pour transformation, une utopie ?

Non, un projet ambitieux, la reconquête de notre industrie et de notre savoir-faire, les compétences existent y compris de haut niveau. Une usine moderne, proche de l’arrivée des navires avec des terrains disponibles, sans coût logistique tout en bénéficiant d’une source de chaleur pour ses besoins, etc.

Autorités, syndicats et membres du Comité d’Entreprises ignorent ces éléments ?

  • Investissement environnement, Altéo officiel.              50 M. €.
  • Financement reçu de l’Agence de l’Eau               20 M. €.
  • Redevance eau, TGPA baisse an depuis 2013. 7 ans 11 M. €

Altéo, impute sa déconfiture aux coûts environnementaux.  C’est faux.

L’entreprise doit à la collectivité 47 millions €. 77 + 20 – 50).

Un constat Altéo a retardé l’annonce de son redressement probable depuis 2017.

 

La finance a totalement pollué le dossier pour des intérêts d’optimisation, les défenseurs de l’écologie ont souligné les conséquences du minerai de bauxite tout en proposant la réalisation d’une aluminerie moderne.

Le redressement judiciaire est le résultat de l’incapacité de la direction à trouver les meilleures solutions afin de rentabiliser l’usine en déficit chronique depuis plus de 20 ans qui n’a survécu que sous perfusion d’aides publiques.

Le choix de l’époque un évènement essentiel « les accords Harvey/ Halco Mining régit par les lois du Delaware (paradis fiscal) sa filiale en Guinée CBG.

Ils ont été signés dès 1973 par Pechiney, à l’évidence perdure à ce jour. Seul un contrôle des comptes approfondis permettra de mettre en lumière cet aspect.

Cette problématique a fait l’objet d’une question à l’Assemblée Nationale le 11/01/2017 auprès du ministre des finances M. Macron qui n’a pas répondu. Son successeur M. Sapin opposera 17 mois après et en une ligne « secret fiscal ».

Nous nous réservons la possibilité de présenter un mémoire au Président.

Exemple, dans les comptes sociaux ne figurent pas une provision pour dépollution et démantèlement des sites (usines, décharge de mangegarri). Le coût a été estimé en 2014 par le ministre A. Montebourg à 200 millions d’euros à parfaire par expertise. Application :

  • Article L 512-6-1 et 512-7-6 du Code de l’environnement. La charge de dépollution incombe au dernier exploitant du bien pollué (débiteur ICPE).
  • Arrêt Conseil d’Etat du 13/11/2019, publié le 13/11/2019 apporte des précisions sur les responsabilités, les moyens et financements.

Notre exigence, la transparence M. le préfet P. Dartout quoi qu’il en coûte.

Simiane Collongue le 22/03/2020.        Michel Mazzoleni :

Membre : Commission de Suivi du Site Altéo en Préfecture du 13.