BAUXITE ET ALUMINE GARDANNE – TABLEAU DE BORD DES REALITES.

4 Juil

Suite et fin de la synthèse annoncée il y a 8 jours.

Ce que l’on conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. (N. Boileau).

                     REDEVANCE EAU UN TRAITEMENT DE FAVEUR.

Assemblée Nationale questions du député Premat :

  • N° 99 755 du 11/10/2016 au Ministre écologie Mme. Royal.
    • Suivi des dépenses des agences de l’eau. Le taux spécifique appliqué. Baisse de 11 millions € loi de finance 2012 inexpliqué.
      • Questeur R. Mallié maire de Bouc Bel Air.

Cour des Comptes rapport 2015 épingle ce montage resté en l’état depuis. Un cadeau généreux à l’industriel sans que cet avantage énorme ne soit réexaminé.

Economie pour l’industriel 90 millions € de 2013 à fin 2020.

Questions, amendements, débats et décisions, refus de commission enquête pour au final payer une redevance de 300 000 euros an, une bien belle réussite.

Antérieurement à la cession du 31/07/2012 la redevance était de 13 millions €.

A ce prix, les raisons de ne pas investir fortement dans les technologies de dépollution des eaux de rejets est un choix de l’actionnaire évident.

Avec une redevance qui ne bénéficierait pas d’exception comme l’usine de Gardanne, obligerait à des efforts pour obtenir des résultats à zéro polluant ce qui ne représente que peu d’intérêt par manque de retour sur investissements.

Les intérêts financiers priment sur l’environnement et les risques sur la santé.

L’Agence de l’Eau perçoit la redevance pollueur/payeur que le législateur fixe, les éléments d’un traitement de faveur.

  • La taxe est dû lorsqu’elle se situe en deçà de 250 m de profondeur et à 5 km des côtes. Les réalités sont favorables à l’industriel : la sortie du tuyau est à moins 320 m. et à 7,7 km des côtes.
  • Le montant de la redevance est basé sur le volume rejeté de polluants organiques, matières en suspension et 8 métaux et métalloïdes (arsenic, cadmium, chrome, nickel, cuivre, mercure etc.) ainsi que nitrites, nitrates, température des rejets et depuis 2016 les substances dangereuses pour l’environnement.
  • La formule de calcul est théoriquement identique pour toutes les entreprises sauf pour l’usine d’alumine de Gardanne.
    • Qui a bénéficié en 2006, lors du vote de la Loi sur l’eau, d’un traitement de faveur taillé sur mesure à savoir :
      • Application d’un taux plafond plus faible, matières en suspension lorsque le rejet se fait au large des côtes, une mesure inédite qui marque bien les connivences politiques.
  • En 2015, les procédures changent, une aubaine pour Altéo, ce changement de méthodologie et l’application du plafonnement spécifique dont elle bénéficie voit sa redevance passer de 1,8 millions à 300 000 €.
    • Une misère, à quoi bon investir quant à ce prix l’on peut polluer à sa guise ?
  • Lors des débats de 2017, le ministre C. Eckert et le député de Gardanne F. M. Lambert sont montés aux créneaux ce qui a fait dire au député O. Faure auteur de l’amendement que leurs arguments étaient fallacieux, fantaisistes, malgré la mesure de l’amendement il a été rejeté.
  • En réalité l’Agence de l’eau (L. Roy directeur) explique :
    • Il n’est pas appliqué de plafonds, le taux pour Altéo est 30 fois inférieur au plafond règlementaire pour les matières en suspension et à 25 % pour la toxicité aiguë.

A ce prix on peut donc continuer à polluer sans problème, sans scrupule.

A l’occasion de l’examen du projet de Loi de Finance pour 2017 à l’Assemblée Nationale, le déroulé et le contenu des débats permet d’apprécier le principe, débattu pourtant à maintes reprises et cela sans aucun effet, l’on reste en l’état.

La douane de Nice concentre l’ensemble des déclarations TGPA.

Nous avons interrogé ce service en date du 01/10/2018, afin de connaitre le montant payé effectivement par Alteo.

La réponse du 08/10/2018, de l’Inspecteur régional a consisté à une fin de non-recevoir, on ne communique pas sur la situation fiscale d’un tiers.

                                         COMMISSION EUROPENNE NOTRE SAISINE 11/01/2017.

Réponse du 01/02/2017 de M. Kremlis chef de service CE :

  •  Infractions potentielles à 6 Directives.

Directive 2006/21/CE (déchets de l’industrie extractive). Directive cadre sur l’eau (DCE) du 23/10/2000. Directive 2008/105/CE (modifiée par directive 2013/39/UE) du 16/12/2008. Directive 92/43/CEE du 21/05/1992 (dites habitats). Directive 2010/75/UE du 24/11/2010 relative aux émissions industrielles (DEI). Convention de Barcelone.

Notre demande de transmission des documents remis par le gouvernement Français a été refusé par la CE le 31/05/2021 prétextes :

  •  Ne pas envenimer les relations CE et Etat Français.
  •  Intérêt publique et général à agir par UCL insuffisant.
    • Nos arguments déposés au titre, riverains, utilisateurs et contribuables, UCL déclaré d’utilité publique démontre par ses notes en réplique l’intérêt général et public.

Demande confirmative déposée par UCL le 07/06/2021. Réponse sous quinzaine.

Par mail du 22/06/2021 de 10 h38, la CE nous demande d’accepter une prolongation du délai de réponse de 15 jours leur motif : Nous n’avons pas été en mesure de rassembler les éléments d’appréciation permettant de prendre position définitive en la matière.

Je suis au regret de devoir prolonger de 15 jours ouvrables le délai initial.

Curiosité, la lettre initiale ne laissait planer aucun doute quant à la possession des documents permettant de refuser à UCL l’accès au dossier.

Suite à notre réclamation détaillée nous comprenons qu’il s’agissait de quelques mensonges.

                         CONDITIONS ET MODALITES ACHATS MINERAI DE BAUXITE EN GUINEE.

Le député C. Premat avec notre aide a posé JO du 19/01/2016 une question écrite à l’Assemblée Nationale n° 92 454 destinataires Ministre des finances M. E. Macron (25/08/2014 au 30/08/2016)

Après plusieurs renouvellements de la demande, réponse le 07/03/2017 du ministre des finances Michel Sapin (06/12/2016 au 17/05/2017) et en une ligne SVP et intégrale :

En raison des règles sur le secret fiscal, il ne peut pas être répondu sur l’affaire particulière citée par l’auteur de la question.

La République en action. Le secret fiscal un artifice que l’on découvre pour les puissants.

Et pourtant on se trouve en plein système d’optimisation financière :

  •  Une position très « particulière » attendre 14 mois pour tenter de noyer « le poison » ?
  •  Il ne s’agit pas de secret fiscal mais de la contrepartie multiple aux obligations nées des aides publiques obtenues par Alteo. Qui en bénéficie ?
    • Nous avons relancé le président Macron sur ces sujets en vain le 10/09/2019.

Questions au gouvernement déposées par le député C. Premat :

  • N° 63945 du 06/09/2014. Texte de la réponse en ligne.
  • N° 78232 du 21/04/2015. Texte de la réponse en ligne.
  • N° 99755 du 11/10/2016. Aucune réponse.

Transparence et moralisation de la vie politique, un chemin tortueux. La vérité apparaitra un jour et malgré tout, les enquêtes en cours iront elles vers la fosse commune de Cassidaine ?

L’usine bénéficie d’aides publiques massives et pourtant une production récurrente de déficits depuis au moins 2004 en cumul l’on avoisine 160 millions d’euros. Belle performance.

Ces pertes abyssales durant des décennies interpellent, intriguent

 Mais où est ce qu’il gagne ?  Des philanthropes nos actionnaires multiples ?  

Pechiney a décidé de l’importation de minerai avec son cortège de nuisances alors que le choix de l’alumine s’imposait dès les années 1970/1980 fermeture mines du Var et l’implantation de Fria usine similaire en tous points de Gardanne en fonctionnement à ce jour.

Production d’alumine dont 100 000 t. clients captifs sur 400 000 t.  à destination de 3 usines aujourd’hui revendu par HIG objet du contrat de 2012 et spécialiste de la fabrication de corindon.

Face à un ensemble d’incohérences de gestion, le Parquet de Marseille suite à notre signalement a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie, dernier évènement m’a été signifié le 24/03/2021.

  • Les investigations en cours, suite du Procès-verbal d’audition du 22/09/2020.

Il faut être patient, découvrir les réalités du repreneur, différents articles cités, Libération, Le Média, Mediapart de graves suspicions pèsent. On se retrouve dans un schéma classique d’optimisation.

                Tableau de bord, les éléments de gestion de l’usine.

Le ratio chiffre d’affaires sur tonnage égal le prix de vente moyen de l’alumine.

Alumines 400 000 t.             476                   570                   607            550         516

Pour 500 000 t.                    381                   455                     486          440     416                                                               

Exercices.                              2020                2019                2018           2017 2016                                                                                     

Dont 3 clients captifs pour 100 000 t. an anciennes usines du groupe (la Bathie – Beyrede- Teuschental) alumine destinée à la fabrication de corindon.

 Commerce internationale, les cours de l’alumine ont flanché fin 2020 de 322 € la tonne en 4 mois chute de 16 % pour s’établir à 270 €/t.

Jugement de continuation du 07/01/2021, objectif chiffre d’affaires 270 000 000 € soit un plus de 18 % à la moyenne 2012/2020. Est-ce raisonnable ? Ou bien présentation afin de convaincre les juges.

Obligation d’augmentation des capacités pour passer à 600 /700 000 t. an. Ce qui va nécessiter la refonte des lignes de production, des investissements et des coûts supplémentaires.

Soit 450 € la tonne et 385 € la tonne. Ce qui apparait un Prix de vente plus faible

Le marché mondial de l’alumine malgré la croissance des besoins limitera le développement de Gardanne au regard de la construction de par le monde de 10/15 alumineries concurrentes.

Structure du compte d’exploitation.

Un constat : aucune marge de manœuvre pour baisser les coûts :

Totales des charges 224 millions en moyenne avec 50 % liés aux achats de minerais et 30 % des achats pour la production de l’alumine soit un total de 80 %.

Achat minerai                 50 %                                  Achat soude, énergie etc.              30 %

Salaires                            10 %                                  Charges sociales                             5 %

Amortissements                3 %                                 Autres                                             2 %

Hors le slogan : abandon du rouge, il n’apparait pas d’économie potentielle permettrant de redresser le compte d’exploitation.

Conditions, contrat d’approvisionnement du minerai de bauxite et ce quel que soit les fournisseurs CBG ou SMB ?

Le passage obligé, la révision des conditions et modalités des contrats d’approvisionnements à long terme imposées en 2012 par Rio Tinto Alcan à l’acte notarié du 31/07/2012, la clé pour tenter d’atteindre un point d’équilibre n’a jamais été réglé lorsque l’on prend connaissance du NC8 douane, importation minerai.

                                   STRATEGIE ANNONCEE DU REPRENEUR UMSI GUINEE

                                          PARTENAIRE DU CONSORTIUM SMB WINNING

Pour 2021, il est visé une augmentation du chiffre d’affaires de 16 %.

Les perspectives d’avenir à partir du plan de continuation du 07/01/2021 :

  • 1/ Bayer en exploitation à Gardanne.
    • Qualité mondialement reconnue.
    • Aucun brevet ni licence ne protège le process.
      • A l’acte notarié du 31/07/2012 le vendeur permet le copié/collé du process sans précision de tarifs.
      • Proposer l’engineering correspondant la valeur ajoutée de l’investissement.
  • 2/ Augmentation production alumine justifiant l’investissement ce qui peut apparaitre comme incohérent face à la concurrence :
    • Création d’une dizaine d’aluminerie de par le monde dont celle de UMSI Guinée en cours de finalisation de construction.
  • 3/ Politique, l’échéance de 2022 passée toutes les questions se reposeront cruellement et d’abord le manque de rentabilité.
  • 4/ La liquidation, coût de démantèlement et de dépollution estimé par A. Montebourg ministre en 2014 à 200 millions :
    • A ce jour aucune étude chiffrée n’a été proposé.
    • Aucune provision dans les comptes sociaux.
      • Qui supportera la charge ou bien resté en l’état ?

Le calendrier et la méthodologie un calendrier dicté par la production. Par UMSI.

  • Un arrêt en une seule étape est peu probable, la fabrication amont de l’hydrate et les opérations aval de parachèvement des produits (calcination ; séchage, conditionnement) sont indépendantes et obéisse à des logiques économiques différentes.

Des mesures pourraient être anticipé et nécessaire avant la fin d’exploitation et que l’arrêt du procédé Bayer peut donner lieu à des opportunités d’actions précoces.

              1/ Arrêt de l’exploitation de la conduite à la mer.

              2/ Arrêt partiel de l’exploitation des installations procédés Bayer.

              3/ Arrêt exploitation des bassins et de la décharge de Mangegarri.

              4/ Arrêt définitif des installations aval de l’usine (calcination, séchage, conditionnement)

La mise en sécurité :

  • Notification remise 3 mois avant l’arrêt définitif.
  • Evacuation ou élimination des produits dangereux, ainsi que les déchets.
  • Interdiction ou limitation d’accès au site.
  • Suppression des risques incendie, pollution accidentelle.
  • Surveillance de l’impact de l’installation sur son environnement.

Démantèlement :

              Usine :

Insertion du site dans son environnement, l’objectif de sa réhabilitation, aspect esthétique, impératifs de sécurité à long terme. Objectif que tous les bâtiments, équipements et structures spécifiques du procédé, industriel de production d’alumine seront démantelés dès que possible.

Les bâtiments, structures et équipements à démanteler seront soigneusement caractérisés et repérés pour leur dangerosité en fonction du contenu polluant soit des matériaux d’origine, soit des produits d’imprégnation accumulés et de la concentration.

Les solutions de démontage seront systématiquement préférées aux solutions d’abatage.

              Mangegarri :

Le site sera libéré des installations non nécessaires pour la sécurité/surveillance de l’environnement :

  • Démontage de la conduite acheminement des résidus dans le bassin secours.
  • La conduite de retour vers l’usine des eaux collectées, station de pompage seront démontés si traitement des eaux à l’usine n’est pas l’option.

Réhabilitation.

              Usine.

Conformément à la réglementation, c’est une fois déterminé les types d’usage futur du site, des études de risques détaillés que les mesures prévues pour la maitrise des risques liés au sol et eau superficielles et souterraines pourront être proposées.

Les usages futurs devront être compatible avec le PLU en vigueur à la fermeture.

En cours d’exploitation, compléter les études, caractériser les sources de pollution au site, migration vers puits, rivières, étang, nappes profondes. Informer des résultats.

En fin d’exploitation.

  • Procéder à une analyse des risques résiduels pour les milieux extérieurs.
  • Mener les études et chiffrages d’options permettant de parvenir à la compatibilité entre ces milieux et leurs usages futurs.
  • Mettre en œuvre d’un Plan de Gestion et de Réhabilitation.
  • Excavation partielle et remplacement et remplacement des terres sur les zones les plus polluées, hydrocarbures, zone à pH très élevé permettant l’atteinte les objectifs de qualité des milieux impactés.

Mangegarri.

Les dispositions de réhabilitation prévues en cours ou en fin d’exploitation et de surveillance post exploitation sont décrites dans l’étude d’impact, annexe autorisation ICPE.

                    ENGAGEMENT DES PARTIES : ACTE NOTARIE DU 31/07/2012.

                                               LES DATES AVANT ET APRES LE 01/01/2026.

Garantie environnementale donnée : Le bénéficiaire (Altéo) s’engage irrévocablement à supporter les frais de démantèlement et des dommages environnementaux en relation avec un Arrêté de remise en état entrainant des actions de dépollution sur le site de Gardanne.

  • Clauses particulières.
    • Opérations de démantèlement avant le 01/01/2026.
      • Etablir un protocole de mise en sécurité et de fermeture.
      • Il ne pourra être défini et adopté qu’avec le consentement écrit et préalable du vendeur (Rio Tinto)

Après le 01/01/2026, le vendeur (RTA) devra rembourser les frais de démantèlement.

Afin de conserver le contenu de cette clause confidentielle et probablement étendue il a été réalisé un acte sous seing privé inaccessible au public.

Certification des Comptes Sociaux, acte notarié.

  • Provision environnement 12 808 868 €, porte uniquement sur des coûts de nettoyage en cas de fermeture de l’usine,
    • L’objet d’un accord avec les autorités.
  • Coût réhabilitation du site usine, dépollution, suivi des activités post-fermeture.
    • Ne sont pas supportées par Altéo  (affirmation, exercice 2015 et 2016, pour 2017 ce commentaire a disparu ?
  • Mangegarri caution de 7 335 000 conforme au texte de l’Arrêté. Les risques couverts par cette caution ne sont pas supportés par Altéo mais par un tiers.
    • Qui est le tiers ? Nous le découvrirons via le sous seing privé cité à l’acte notarié s’il est communiqué, la clé d’un mystère.

Le bénéficiaire s’engage irrévocablement à supporter les frais de démantèlement et des dommages environnementaux en relation avec un Arrêté de remise en état entrainant des actions de dépollution sur le site de Gardanne.

  • Clauses particulières.
    • Opérations de démantèlement avant le 01/01/2026.
      • Etablir un protocole de mise en sécurité et de fermeture.
      • Il ne pourra être défini et adopté qu’avec le consentement écrit et préalable du vendeur (Rio Tinto)

Après le 01/01/2026, le vendeur devra rembourser les frais de démantèlement.

On comprend l’intérêt d’approfondir les engagements contractuels des parties :

  •  Constituer une provision pour risques n’est pas une anomalie pour Altéo.

Cessation d’activités, clairement exposée dans les conclusions d’Alteo déposées devant la  Cour Administrative d’Appel qui aura a examiné la situation le 11/01/2019.

Provisions environnementales, dépollution, démantèlement des sites, Pechiney, Alcan, Rio Tinto Alcan et leurs création Altéo, les exploitants successifs des sites n’ignorent en rien leurs responsabilités que génèrent leurs activités.

Ces groupes ont à priori des intérêts réciproques, en l’espèce la charge post exploitation des coûts de démantèlement des installations et de dépollution qu’ils n’ont jamais provisionnés et encore moins transférer les moyens financiers au dernier exploitant.

En clair, Rio Tinto Alcan a tout intérêt à imposer la fermeture avant le 01/01/2026.

Cet héritage sera-t-il aux frais de l’Etat, du contribuable ou les sites resteront en l’état ? Des enjeux considérables qui méritent un total éclaircissement, ce que nous en disons :

« Les Lois et réglementations sur l’environnement, ainsi que certains accords de cessions d’actifs, contraignent la société à remettre en état les sites industriels qu’elle exploite ou a exploités dans le passé. Les coûts qui en résultent sont principalement des frais de dépollution, de décontamination et de remise en état des sols et de l’environnement ainsi que des frais de gardiennage des sites.

L’estimation des provisions ; basée sur l’état actuel des techniques et de la législation, varie en fonction du nombre de données concernant la contamination de chaque site, de l’étendue des travaux de réhabilitation qui ont été identifiés ou pour lesquels un accord est intervenu avec les autorités compétentes.

L’identification de nouvelles pollutions ou des développements sur des sites déjà identifiés liés par exemple à des modifications des lois et réglementations, pourraient entrainer des coûts additionnels à ceux déjà provisionnés et pourraient amener à des ajustements ayant des impacts significatifs sur les résultats et la situation financière de l’entreprise. »

La responsabilité des exploitants successifs, un imbroglio juridique pour lequel on obtient aucune réponse des autorités. Que se passe-t-il face à la cessation d’activité, dépôt de bilan, liquidation de l’entreprise qui paie faute de constitution des provisions pour risques dans les comptes sociaux ?

L’usine située en zone urbanisée n’est pas à l’abri d’un évènement de grande ampleur, les fours par exemple une chaleur autour de 1000 ° pourrait déclencher une explosion etc.

Les opérations de dépollution et de démantèlement des sites avaient été estimé par A. Montebourg Ministre du redressement productif en 2014 à 200 millions €.

  • Depuis aucune estimation rendue publique.
  • Aucune provision dans les comptes sociaux au regard de la garantie environnementale ou Rio Tinto Alcan serait exposé en 1 ère ligne.

L’inventaire des mesures à prendre, leurs chiffrages sont connus des différents propriétaires ce qui devraient permettre aux autorités d’approfondir les sujets.

Nos demandes aux autorités déposées en commission de suivi :

Constater la constitution d’une provision pour risque concernant les coûts de démantèlement et de dépollution des sites à dire d’experts.

Remboursement des aides publiques 16,2 millions, échec de zéro pollution.Approfondir les termes « Absence de responsabilité environnementale pour Altéo affirmer par les Commissaires aux comptes, certification des comptes sociaux.

La décharge de Mangegarri en enjeu caché :

Priorité un intérêt financier afin d’exploiter le prélèvement de terre et de métaux rare par terrassement, extraction, produits chimiques et nuisances… Se référer à nos publications du 16/03/2018 et 16/07/2018.

Stratégie possible création d’un centre de recyclage pour le département.

Un siècle de déchets stockés représente un grand intérêt, des terres et métaux rares, leur valorisation justifie des investissements nouveaux.

Depuis 1 siècle des quantités déposées sont suffisante pour rentabiliser, le seul Vallon d’Encorse représentant une hauteur 47 m. avec des déchets peut traiter.

Potentiellement, ce que l’on retrouve dans les déchets de bauxites par kilo :

  • Scandium          135 mg               Cerium 650 mg               Lanthane              500 mg
  • Neodyme          250 mg               Samariu  65 mg               Ytterbion                30 mg
  • Europium            15 mg               Terbiu     10 mg               Tantale                10 mg
  • Lutecimium     5 mg

Les tarifs pour le scandium 150 $ le gramme. Autres 40 et 100 $ g.

Marché tenu par la Chine qui se trouve être au rang des repreneurs pour :

Véhicules électrique, batteries, énergies renouvelables, panneaux voltaïques, essentiel pour la fabrication d’objets de hautes technologies.

Canalisation.

Statut réglementaire.

  • Déclaration d’utilité Publique du 04/01/1966.
  • Propriété d’Aluminium Pechiney, filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan.
    • 3 tuyaux, Gardanne, La Barasse (secours) et vestige.
  • Autorisation d’occupation temporaire de 30 ans a/c du 23/05/1966.
  • Renouvellement d’un an le 29/12/1995.
  • Renouvellement pour 19 ans le 01/01/1996.
  • Renouvellement pour 15 ans le 28/12/2015 (dérogation 6 ans ramené à 4 ?).
    • L’emprise concédé dans le Parc national des Calanques 4 428 m2.
  • Sa définition, un émissaire destiné aux rejets d’effluents industriels.
    • Le Conseil d’Etat, en 1968, suite recours de la mairie de Cassis a considéré que la canalisation n’était pas un prolongement de l’usine

Sa situation en zones sensibles, :

  • Cœur du Parc, mission déclinée dans sa Charte protection des écosystèmes, sanctuaire pelagos, Natura 2000, ZNIEFF.
  • Zones de risques avérés suivant rapports BRGM, sismiques, effondrement massif des falaises (Cap Canaille, Revestel), Tsunami.
  • La conduite, étudiée en 1960 suivant la technique gazoduc sous contrôle EDF/GDF avec les moyens sous-marins de la Comex et de Cousteau, les caractéristiques :
  • Sa vétusté, nécessite des investigations sur son intégralité, 46 891 m. dont 70 % en souterrain partie terrestre et 7 636 m. en mer le point de déversement se situe à moins 320 m avec un débit à l’origine théorique de 400 m3/h et un débit d’usage de 270 m3 nécessaire à « pousser en mer » les déchets solides.
  • Des diamètres différenciés, partie marine 7,92 mm, terre moyenne 6,35 mm.
  • Acier API 5L X 42.
  • Protection cathodique en baie de Cassis jusqu’à 2500 m. diamètre 5 cm.
  • Port Miou protection cavalier béton sur 300 m hauteur 40 cm. largeur 60 cm.
    • Evaluation de la corrosion.
    • Du revêtement protecteur.
      • Défauts, type bitumeux – brai sur la totalité, décollement, situations anormales, morceau remis à l’enquête publique de 2015 pour analyse, longévité. Les autorités ne répondent pas.
    • Intégrité du métal tube.
      • Passage d’un PIG, mesure de l’épaisseur résiduelle.
      • Cathodique, les fils sont présents dans un état chaotique.

Un élément incontournable, la corrosion, destruction chimique, électrochimique, microbiologique et mécanique, les métaux ont tendance à revenir de leur état naturel.

                             COMMISSION DE SUIVI SITE ALTEO EN PREFECTURE.                            

Dialogue inexistant, dernière Commission de Suivi du Site Altéo le 06/12/2019 alors que dépôt de bilan est du 12//12/2019, nos autorités savaient. Elles ont gardé le silence. Inadmissible.

Arrêté actant la composition 19/05/2021 sans aucune date de convocation pour examen de la situation et de demandes d’ordre du jour. Aucun évènement notable pour les autorités malgré :

  • Dépôt de bilan du 12/12/2019.
  • Jugement du Tribunal de Commerce du 07/01/2021, reprise par Plan de Continuation avec nomination d’un Commissaire à l’exécution pour 10 ans.
  • Conditions et modalités achats minerai de bauxite, passé, actuel.
  • Des pertes chroniques depuis 2004. Rentabilité à la dérive y compris en 2020.
  • Aucune communication sur le business plan à 3 ans (2021/2025).
  • Redevance sur l’eau, baisse anormal et traitement de faveur, 11 millions € an depuis 2013.
  • Garantie environnementale délivré par Rio Tinto Alcan. Impossible d’obtenir les conditions et modalités qui s’appliquent pour UMSI.
  • Mangegari, arrêté provisoire d’exploitation de 15 mois mais en cours d’examen pour 30 ans.
    • Demande de confirmation mail du 14/06/2021, sans réponse du préfet.
  • Saisine depuis 2017, infractions à 6 Directives Européenne. Aucun dialogue

                             SI L’ON NOUS DEMANDAIT NOTRE AVIS ?                                                   

Une réalité, nos multinationales s’amusent de l’état d’impéritie de nos ministres, de nos corps constitués, une caste qui reste aux ordres sans aucune volonté d’émancipation.

Nos synarques à la manœuvre, exemple la canalisation, comment peut-on en étant lucide signé une Déclaration d’Utilité Public (G. Pompidou le 04/01/1966) ce qui consacrera la stratégie de Pechiney à qui l’on ne refuse rien mais au final : 30 000 salariés effacés.

Des castes d’intouchables, surdiplômées peuplent nos ministères et l’administration des carriéristes du privé et retour au bercail par opportunisme afin de servir le politique.

Le complexe de supériorité chevillé au corps. Tous les arrangements « d’arrières boutiques « deviennent possible, nos principaux fossoyeurs de la déconfiture de l’Etat qui permettent aux prédateurs fortement conseillés d’assouvir leur pouvoir financier. Même pas inquiet.

Tous coupables et pas responsables ?  Rendre des comptes ? Et pourquoi pas ?

L’usine partie Nord de la colline des Molx à l’entrée de ville de Gardanne et depuis 35 ans je suis voisin sur le versant sud de ladite colline avec des retombées de poussières rouges le lot commun.

Dans les eaux troubles des profondeurs, affirmer n’est pas prouver mais une somme de travail considérable dont je retire ma satisfaction en consultant les statistiques des deux blogs :

  • Mediapart et La Loupe de Simiane Collongue, 60 000 lecteurs en libre arbitre depuis 2015.

UCL se concentre et agit sur les réalités factuelles, ne serait-il pas opportun de constituer des groupes de travail afin d’approfondir les sujets et déboucher sur des propositions.

Encore faut-il que les services de la préfecture et les Autorités nationales décident d’entreprendre la réalisation d’un Pôle Alumine dont notre pays a grand besoin. L’emploi de qualité garanti.

La transparence elle ne se décrète pas elle s’assume au quotidien et ce n’est pas le cas, excès de pouvoirs par nos préfets successifs, Cadot, Bouillon, Dartout, Mirmand à la tête d’un « machin » qui ne sert à rien, la Commission de Suivie qu’ils n’ont jamais voulue réformer afin d’aborder et comprendre : la science des pollutions, économie, finances, emplois, optimisations.

Objectif création d’un pôle alumine moderne et industries de technologies sur notre territoire.

Simiane Collongue le 28/06/2021.

Michel Mazzoleni.

Représentant Union Calanques Littoral à la Commission de Suivi du Site Alteo en Préfecture.

Carrière unique de 38 ans au sein du groupe qui deviendra Bolloré dont 20 dernières, directeur financier pour l’Europe du Sud base Marseille, mandats sociaux : Italie, Maroc, Tunisie, Algérie…

Début de carrière au sein du groupe 1961, mon univers : inspection comptable et audit.

Diplôme d’Etat de commissionnaires et entrepreneurs de transports, maritime, terrestre, aérien.

Mes remerciements au professeur Henry Augier qui m’a fait confiance pour représenter UCL.

Dans ce dossier complexe et volumineux, la politique et ses dérives, l’optimisation par le capitalisme mondialisé est omniprésente.

Nous tentons d’être totalement neutre avec un seul objectif : informer afin d’aider au maintien de l’emploi dans une industrie qui se doit d’être totalement réformée, indépendance nationale vis-à-vis du capital financier et des technologies d’avenir issues de l’alumine, les obligations de l’Etat stratège.

Encouragements fantastiques des citoyens, consultation du blog exclusif boues rouges : La Loupe de Simiane Collongue » soit 60 000 visiteurs, de nombreux pays de par le monde sont « branchés ».

Pétition « Arrêt des boues rouges » 109 000 signatures, remise au Préfet lors de la manifestation.

%d blogueurs aiment cette page :