ALTEO : ENVISAGER N’OFFRE AUCUNE GARANTIE POUR L’ABANDON DU ROUGE.

23 Avr

CNDP -Commission nationale du débat public.

Courrier adressé par Mme la Présidente Chantal Jouanno à Mme. Frosini membre de la Commission de Suivi du Site Alteo en Préfecture.

Sylvie Blumenkrantz
Assistante de la Présidente
244 Boulevard Saint-Germain – 75007 Paris
+33.1 40 81 12 63 – 07 85 98 35 15

A madame Frosini, membre de la Commission de Suivi du Site Alteo :

 Paris, le 21 avril 2021,

Suite à mon courrier en date du 23 mars, je tenais à vous informer de la réponse apportée par le préfet des Bouches du Rhône concernant la concertation préalable sur le projet de renouvellement de l’autorisation d’exploitation du site de Mange-Garri à Bouc-Bel-Air.

 Le tribunal de commerce de Marseille a désigné comme nouveau repreneur d’Alteo, la société UMS, porteuse d’un projet industriel envisageant l’abandon du procédé Bayer, l’arrêt de l’importation de bauxite et à terme l’arrêt du stockage de celle-ci sur le site de Mange-Garri.

 Le garant de la concertation, M. Jacques Roudier, prendra contact avec le nouveau repreneur afin de relancer le processus d’information et de participation du public.

 La désignation de la société UMS devrait, en effet, permettre de clarifier la situation et d’obtenir un calendrier précis de concertation.

M. Jacques Roudier, qui est informé de nos échanges, se tient à votre disposition. Je vous prie d’agréer Madame, l’expression de ma considération distinguée.

Chantal Jouanno

L’avis réitéré de l’Union Calanques Littoral :

Pour nous, le mot « envisage » utilisé est vague en l’espèce et non contraignant.

Aucun engagement ferme contraignant et détaillé à la barre du Tribunal de Commerce. De plus la dépollution et le démantèlement des sites ignorés même pas provisionnés dans les comptes sociaux.

Montebourg ministre du redressement productif en 2014 estimait le montant à 200 millions €.

Aucune expertise, le repreneur avec l’aide de l’Etat estime le coût de 20 à 30 millions €. ?

Si l’arrêt du Bayer s’avère impossible : l’on fait quoi ? On continue de plus belle les boues rouges ?

 Rappel : le projet UMSI  a été classé dernier par Rothschild dans l’étude comparative (SOPRANO) remise au tribunal de Commerce afin de départager les 7 autres déposants.

Aucun délai ferme, absence de procédures détaillées, contraignante, de reconversion, modalités, conditions, rentabilité, emplois au terme…

Conséquences à 18 mois la décision des investisseurs « continuer ou pas  » sera à découvrir.

 Aujourd’hui apparemment tout baigne, le silence des profondeurs aidant, les découvertes à venir.

Pour nous, le mot envisage est plus que vague et non contraignant il confirme notre position de ne pas faire confiance aux différentes annonces. L’avenir ne sera plus à Gardanne faute d’un Etat stratège qui se refuse à agréger dans un Pôle Alumine, production, fabrication technologique etc.

Le process industriel sera copié pour mise en œuvre en Guinée, usine de Dapillon à fin 2023.

Les promesses n’engagent que ceux qui tentent d’y croire. Aucun délais ferme, absence de procédures détaillées et contraignantes, reconversion modalités et conditions, la rentabilité de l’usine la priorité afin de garantir les emplois. Est-ce accessible en l’état ?

 Près de 200 millions de pertes depuis 2004 et ce quelques que soit l’industriel n’engage pas à l’euphorie d’une stratégie gagnante pour l’avenir à Gardanne ?

Conséquences à 18/24 mois la décision attendue des investisseurs « continuer ou pas  » sera à découvrir.  Aujourd’hui tout baigne, le silence des profondeurs imposé.

Nos autorités auront une part de responsabilité énorme pour n’avoir voulu accompagner le développement de la filière alumine, l’indépendance nationale, la production d’éléments mis en œuvre vers les nouvelles technologies ne présentent aucun intérêt ?

Les évènements des mois à venir permettrons de vérifier nos pronostics.

A suivre…

Michel Mazzoleni UCL.

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