BOUES ROUGES : EXTRACTION MINERAI DE BAUXITE EN GUINÉE. UN DÉSASTRE HUMAIN ET ÉCOLOGIQUE.

18 Fév

LE  PILLAGE DES RESSOURCES –

PAUVRETE INSOUTENABLE

 La production industriel d’alumine à Gardanne induit des conditions d’extraction du minerai objet de rapports accablants (HRW) :

  • Terres ancestrales réquisitionnées, expulsions des paysans.
  • Inexistence d’un droit et actes foncier mais coutumier ce qui facilité la prise de possession par les concessionnaires miniers.
  • L’aumône d’une indemnisation les paysans se retrouvent plus pauvres qu’ils ne l’étaient auparavant.
  • Déplacement de villages, sans eau, aux conditions de vie médiocre. L’exemple du village de Handallaye par CBG a été ré-implanté sur un ancien site d’exploitation qui n’a pas été réhabilité.

Avec 514 euros de revenu par habitant par an, la Guinée est classée au rang n° 9 des pays les plus pauvres du monde. L’agriculture représente 80 % de la population.

Un pays assis sur des ressources minières considérables, la manne de la bauxite ruisselle à sens unique favorable aux actionnaires, un Etat incapable :

  • Assurer à sa population un minimum vital.
  • Pillage systématique des entreprises extractives.
  • Menaces graves et avérées sur les équilibres écologiques.
  • La corruption endémique et les rouages qui remontent dès 1963.
  • Les dégâts environnementaux liés à la surexploitation, y compris sauvage, transport d’approche inadapté ont entraîné l’érosion des sols, un impact considérable sur l’agriculture et la pêche.

L’évolution de la Guinée sous l’influence financières ne fait plus preuve d’exigences et accorde des permis d’exploration et d’exploitation sans imposer des contreparties, économiques, sociales et environnementales.

Un Etat en manque de stratégie cohérente en matière minière avec des ressources colossales, un manque d’indépendance face aux majors de la filière mondialisée de l’aluminium des prédateurs qui organise un pillage des richesses et de son corollaire une corruption endémique et systémique.

L’exemple de mines de Boké, la région d’où provient le minerai soit 1 million de tonnes an de Gardanne. La concession appartenant à Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) filiale de Halco Mining, siège social Pittsburgh et cerise sur le gâteau régit par les lois du Delaware paradis fiscal américain.

Propriétés : 49 % état Guinéen, 51% trois multinationales Rio Tinto Alcan, Alcoa pour 45 % et Dadco 10 %.

Les auteurs de la mise en cessation de paiements de l’usine de Gardanne.

Les faces cachées, à enjeux majeurs tarifs, conditions et modalités d’achats du minerai, sujet complexe qui a été traité dans notre dernière contribution : RTA sauveur et liquidateur, c’était écrit.

La Guinée un champ de bataille ou tous les coups sont permis, un environnement dégradé, l’exploitation durable ce n’est pas la priorité encore moins pour les peuples qui y vivent.

Les enjeux dépassent ce pays, derrière la bauxite il y a la filière de l’aluminium, dans laquelle l’on retrouve chez Rio Tinto Alcan  le gratin de la finance internationale qui n’est pas présente que pour son seul bon plaisir.60

Une production annuelle de 60 millions de tonnes, des réserves estimées à 40 milliards de tonnes en teneur de 40 % d’alumine.

Le prix de vente sur le marché libre oscille autour de 50 $ la tonne alors que les contrats à long terme souscrit dans la continuité des accords de Boké de 1962 et de 1973 avec Harvey permettaient à Gardanne de bénéficier d’un tarif bas ce qui n’est pas acquis en cas de continuité de l’usine pour se rapprocher du marché.

Un monde de l’entre soi, fusions, acquisitions participations et accords croisés afin d’assurer la main mise sur la filière et d’assurer leur propre développement, chez RTA :

  • Famille Rothschild depuis le siècle dernier.
  • Black Rock gestion d’actif à 6,24 % et Chinalco à 14,5 % au 20/01/2020.

Quand l’Etat Guinéen sera-t-il en capacité d’imposer des règles claires, d’extraire une bauxite « propres « de toutes contraintes et d’une transformation sur place ?

Les professions de foi exprimée lors de la COP 22 ne doivent pas être que cosmétiques l’avenir du peuple de Guinée est en cause, les revenus doivent revenir à développer un pays aux richesses minérales multiples et non pas servir de support à des opérations d’optimisation fiscales et financières.

Une bauxite « propre » de toutes contraintes l’enjeu majeur.

Empreinte écologique, logistique depuis les sites d’extraction à rendu Gardanne.

A vos calculettes :

  • Exploitation minière port d’embarquement Kamsar voie ferrée : 45 km.
  • Trajet maritime, Kamsar/ Fos sur mer quai Carfos :            5 689 km.
    • Vraquier Handimax 40 000 t. ou Panamax 70 000 t.
  • Zone de stockage Fos à usine voie ferrée (Euro Cargo)       50 km.

ADEME, tonnage de fioul consommé par jour 50 t. durée 9 jours.

 images incontournables à consulter afin d’apprécier la situation.

https://www.google.fr/search?q=village+guin%C3%A9e+extraction+bauxite&source=lnms&tbm=isch &sa=X&ved=2ahUKEwjTqO7JtdjnAhUOJhoKHU4jCyEQ_AUoAXoECAwQAw&biw=1280&bih=578#imgrc=NmkbOCkSORs8WM

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