– ALTEO VICTIME DE SON ARROGANCE – REDRESSEMENT JUDICIAIRE D’UNE PME.

12 Déc

 Procédure de redressement judiciaire ouverte devant le Tribunal de Commerce de Marseille. Audience du 12/12/2019.

Décision des juges : Période d’observation de 6 mois renouvelable. Prochaine audience le 23/01/2020. Administrateurs judiciaires : Maîtres, Fréderic Avazeri et Philippe Jeannerot.

Communiqué de l’entreprise du 10/12/2019 :

Alors que le niveau d’activité avait été élevé en 2018 et que les 6 premiers mois de 2019 s’inscrivent dans la même tendance, la demande d’alumine de spécialité a brusquement chuté depuis l’été.

La situation s’est dégradée ces dernières semaines entraînant une baisse des ventes de 30 % par rapport à celles du 1 er semestre.

Des recettes en baisse et des stocks en augmentation alors qu’elle doit parallèlement financer les derniers investissements environnementaux.

Nos constats adressés à maintes reprises au préfet, sont restés vains.

Notamment :

Mail du 04/12/2019 point n° 5 « l’amende de 182 000 euros en récidive pose la question de la situation financière réelle d’Altéo.

Réitération le 06/12/2019, via nos questions déposées avant la séance et confirmation au cours sans aucune réaction de nos Autorités.

Il est fort probable que l’annonce de mardi ne leurs étaient pas inconnus à tous.

La cession de 2012 par Rio Tinto Alcan au Fonds d’investissement HIG Miami a été abondamment commenté par La Loupe de Simiane Collongue.

Altéo, création d’une coquille vidée de sa substance depuis sa création sans patrimoine valorisable, licences, brevets, process qui appartiennent à des tiers.

Nos documents, questions déposées à la Commission de Suivi du Site Altéo depuis 2015 sur les questions financières et de garanties en termes de dépollution et reconversion des sites ont été ignorés, pire sans réponses.

Retour aux réalités, comment l’usine pourrait-elle est rentable ?

  • 1/ Manque de rentabilité chronique de l’usine depuis 20 ans.
    • L’importation du minerai depuis la Guinée un surcoût de 50 € la tonne rendu Gardanne. Des conditions qui creusent le déficit ?
      • Le choix de Pechiney en 1973 et avec les raisons d’Etats.
    • 2/ Subventions de l’agence de l’eau, environnement pour 20 millions €.
      • Seront elle restituées ou non versé pour la station biologique ?
    • 3/Aides, réduction TGPA 11 millions € an. Cour des Comptes 2015.
    • Un manque de développement et marché étroit en France, 20 % du C.A.

Les majors de l’aluminium, propriétaires de mines, implantent les raffineries en concurrence direct tout comme l’avait réalisé Pechiney avec Fria dès 1966 au plus près afin d’éviter les coûts logistiques, minerai très peu cher 5/10 $ la t.

Ce marché, fonctionne et condamne Gardanne irrémédiablement qui ne peut être compétitif sauf à recevoir de l’alumine, la transformer pour la haute technologie.

Affronter les réalités un impératif, mettre fin dans les meilleures conditions à cette opération de portage dont HIG est l’actionnaire apparent depuis 2012 pour RTA ?

L’usine est prise en otage par des spéculateurs financiers à la recherche de subventions, aides, arrangements distribués sans compter par l’Etat et sans aucune garantie réelle pour l’emploi.

En conséquence de quoi, nous porterons auprès des juges du Tribunal de Commerce de Marseille des professionnels de l’entreprise nos constatations factuelles.

L’objectif, révision complète par experts comptables, audit des comptes sociaux, mesures  nécessaire afin d’observer les règles de prudence. Nous serons disponibles auprès des représentants du personnel avec qui nous avons quelques contacts y compris en commission ce qui a été remarqué.

Quelques pistes pour nos juges du commerce :

  • Imposer la constitution d’une provision pour risques dans les comptes.
    • Montant à dires d’experts, dépollution et démantèlement  des sites.
    • Application stricte, de l’article L 511-1 du code de l’environnement
      • Remise en état des sites, réglementation ICPE, recherche du débiteur à l’origine d’une pollution n’exonère pas Alteo.
    • Estimation par A. Montebourg en 2014 à 200 millions d’euros.
      • Obtenir les garanties bancaires irrévocables à hauteur.
      • Celle de 7 335 000 € actuel ne répond pas à ces critères.

De lourdes responsabilités M. le Préfet sur un dossier délicat, complexe aux intérêts multiples et bien souvent des instructions venant d’en haut.

Michel Mazzoleni.

Simiane Collongue le 12/12/2019.

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