LA VERITE SUR LA POLLUTION DE LA MER PAR ALTEO

23 Août

Communiqué de presse (Marseille le 22 août 2019) de l’Union Calanques Littoral.

Si le rejet en mer dans les eaux du Parc national de Calanques n’a aucun impact comme le déclare l’industriel, avec le relais des médias et de la préfecture, on se demande pourquoi on ne le supprime pas ?

On éviterait ainsi un gaspillage considérable (350 m3/heure !). En effet, ces eaux « inoffensives », au volume considérable, pourraient servir utilement, sur place, à l’irrigation et à la recharge des nappes phréatiques, dans le cadre de la raréfaction de l’eau liée au changement climatique annoncé.

Si on ne le fait pas, c’est qu’il doit bien y avoir une raison !

En vérité, le rejet comporte plus de 80 polluants dont la toxicité est bien connue.

Certains sont même pérennants (indestructibles) et leurs quantités ont donc tendance à s’additionner en fonction du rejet continu dans le temps et de leur concentration le long des chaines alimentaires.

L’état des connaissances actuelles ne permet plus de croire que ces poisons seront dispersés dans les immensités océaniques.  L’étude récente du SCIRM le confirme et montre l’extrême difficulté de la mesure des impacts dans un milieu d’une incroyable complexité !

Les moyens budgétaires consacrés à de telles études seront toujours insuffisants pour réaliser une étude exhaustive englobant tous les polluants et tous les paramètres de suivi.

En fait, on peut considérer toute étude à ce sujet un peu comme d’enfoncer une porte ouverte.

On connait la charge polluante et la toxicité de ces poisons et il est impensable de croire qu’il n’y a aucun impact sur la vie marine. L’étude approfondie de la situation, qui fait l’objet d’un document annexé, le montre clairement.

 En fait, comment peut-on encore tolérer qu’un industriel empoisonne la vie marine d’un Parc national avec la complicité des autorités responsables.

Comment peut-on bafouer les règlements, les lois et les accords internationaux jusqu’à discréditer l’Etat français, alors qu’il suffirait de mettre en place une station d’épuration performante !

Comment tolérer les dépôts à terre de déchets industriels pollués à proximité des habitations alors que les techniques existent pour s’en débarrasser !

Faudra-t-il avoir recours à d’autres actions en justice et à d’autres démonstrations musclées ?

Henry Augier Président d’UCL

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