STATIONS D’ÉPURATION PARC NATIONALE DES CALANQUES.

29 Juil

Communiqué de presse

La vérité sur les stations d’épuration duParc national de Calanques

 En 2012, les calanques ont été élevées au rang de Parc national, le plus haut statut de protection. La baie de La Ciotat vient d’être rangée parmi les plus belles baies du monde. Pourtant, avec la complicité ou l’ignorance des autorités responsables, on continue à y rejeter des effluents industriels et urbains polluants !

Les déclarations « On pollue », « Non on ne pollue pas », doivent laisser la place à des réalisation concrètes. Si on rejette, dans les eaux du PNC, les effluents qui sortent des stations d’épuration de Marseille, Cassis, La Ciotat et de l’usine d’alumine de Gardanne, c’est bien qu’elles charrient encore bon nombre de polluants.

Si ce n’était pas le cas, on arrêterait ce gaspillage phénoménal d’eau douce en utilisant cette eau pour l’irrigation et la recharge des nappes phréatiques ; cette eau dont on a tant besoin dans le cadre du changement climatique !

C’est une question de bon sens qui devrait mettre fin aux déclarations intempestives.

Il est grand temps d’épurer à 100 % pour arrêter le scandale d’empoisonner la partie marine de ce haut lieu de notre patrimoine ! Les techniques existent et ont fait leurs preuves.

L’objectif est « Zéro pollution », « Zéro rejet », en complétant les traitements primaires physicochimiques et traitements secondaires biologiques par des traitements tertiaires de finition adaptés. Il est temps de faire évoluer les mentalités et les fausses idées sur les performances des stations d’épuration actuelles.

Cannes l’a fait, de nombreuses villes à travers le monde en sont pourvues, pourquoi pas Marseille, Cassis et La Ciotat, Marseille qui se veut la métropole de la Méditerranée. Elle a là l’opportunité de montrer la voie royale.

Les moyens financiers ne sont pas un obstacle, dans la mesure où il s’agit d’un Parc national à dimension européenne et quand on sait que l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse vient d’être dotée d’un budget de 2,6 milliards d’euros pour les 6 ans à venir ! Et pour Alteo 17,9 millions d’euros d’aides publiques. Allez comprendre….

Son aide financière serait complétée par celles des organismes de rang local, métropolitain, départemental, régional, national et européen et probablement de généreux donateurs.

Au pays du Grenelle de l’environnement, au pays de la COP 21, n’est-il pas possible de susciter un grand élan de lucidité et de satisfaction générale ?

Marseille le 25 juillet 2019.

Le Conseil d’Administration et le président, professeur Henry Augier

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