BOUES ROUGES : DÉMANTÈLEMENT ET DÉPOLLUTION DES SITES. COÛTS IGNORES PAR LES ACTIONNAIRES EXPLOITANTS L’USINE DE GARDANNE ET DE SES CONSEQUENCES.

5 Mar

La Commission plénière du 25/02/2019, a permis de constater l’inexistence d’un plan de démantèlement et de dépollution des sites de l’usine et des dépôts de résidus et autre « bauxaline » de traitement de la bauxite, dans l’hypothèse de la fermeture de l’usine.

UCL, confirme, par la présente, sa volonté de discuter de cette question délicate et complexe, qui mérite des réunions de travail. On ne peut, en effet, envisager, que les coûts soient à la charge de la communauté !

On ne peut pas dire aussi que cette question ne concerne pas la CSS ; s’il le faut, nous saisirons, une fois de plus, la justice, avec publicité dans les médias. Nous osons espérer que nous n’en serons pas réduits à cette extrémité !

Monsieur Montebourg, Ministre du Redressent Productif avait estimé, en 2014, l’ensemble à 200 millions €. Un montant que le Préfet Dartout semble ignorer. D’ailleurs, cette estimation sera probablement revisée à la hausse !

En se référant aux éléments factuels signés du président Ramé, nous avons exposé les constatations d’UCL, suivant les deux axes connus depuis 2015 :

Révélations :

. Les garanties financières exposées par la DREAL ne seraient pas le sujet.

. Il n’existe ni inventaire, ni estimations récentes par l’organisme certifié Afnor.

Constat :

. Il n’existe aucune provision dans les comptes sociaux des différents exploitants.

. On ne peut se satisfaire d’un bilan incomplet. Un inventaire précis pour agir est une obligation sur les conséquences à long terme et irréversible des risques environnementaux voire de santé humaine.

Nos questions et demandes permettrons, nous l’espérons, à Monsieur le préfet Dartout, de nous indiquer ses intentions avant l’enquête publique qui devrait démarrer en avril 2019.

On ne compte plus, en France, les cas où les sites pollués, laissés en déshérence, malgré des aides publiques, se sont terminés en « fiasco » ! Il faut empêcher, avec force et détermination, une telle éventualité.

Pour Rio Tinto Alcan et HIG l’avenir de Gardanne parait tracé. Pourtant Altéo communique « tous azimuts », avec deux lobbys afin de rassurer les autorités et accréditer l’idée d’une usine ayant amélioré son process.

Derrière ce jeu se cache de fait les enjeux de la filière mondialisée de l’alu avec des perspectives de mieux exporter l’engineering » au plus près des mines.

Un postulat et choix incontournable en l’état de la concurrence, de la logistique et d’un pays à bas coût la Guinée où 6 alumineries sont investies. Avec qui … ? Rio Tinto Alcan étant omniprésent.

Nous souhaitons convaincre avec nos éléments factuels. En ne participant pas activement aux échanges nos autorités se rendraient complices. Nos interventions répétées sont demeurées sans effets jusqu’ici !

Oser penser que pour Gardanne, le positionnement actuel des actionnaires ne serait pas similaire à ceux concernant Ford (Bordeaux) et Ascoval (Nord) relève du phantasme. Cela conduirait à une vaste tragédie dont il faut se parer en mettant des « gardes fous » financiers et engagements contractuels garantis.

On doit agir avant lorsque l’industriel est demandeur de dérogations.

Nous avons l’opportunité de préciser les obligations, suivant jugement obtenu par UCL le 20/01/2019, afin de faire respecter la décision de justice concernant les 6 paramètres dépassant les normes, à la date du 31/12/2019.

Altéo confirme en Commission qu’il faudra de 1 à 3 ans pour mettre au point cette technologie externalisée auprès de prestataires, Altéo ne disposant pas des compétences en internes sur ce sujet DCO (demande chimique en oxygène) et DBO (demande biologique en oxygène.

Les contrôles inopinés, aussi bien à terre qu’en mer, pour le fer, l’arsenic, l’aluminium et le Ph sont indissociables pour les éléments considérés par l’industriel comme respectant les normes de celles au nombre de 2 présentant un taux anormal.

Nous avons confié l’analyse juridique, avec l’objectif d’introduire toutes actions contentieuses contre qui il appartiendra, à l’avocat d’UCL, Maître Benoit Candon.

Les éléments de nos constations, explicitées par les images : L’usine, le site de Mangegarri, canalisations y compris la Barasse, la situation en mer, la logistique cet ensemble fera l’objet de procédures judiciaires suivant l’opportunité.

Le 6 mars 2019.

Professeur Henry Augier Président et Michel Mazzoleni Représentant UCL.

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