BOUES ROUGES : REJET EN MER – DÉBIT 270 m3/h – DONT 130 m3/h d’eau clair ?

31 Mai

Remarques Enquête Publique Arrêté Préfectoral du 26/04/2018.

Révision des limites, VLE, une demande de dérogations par anticipation, la réalisation des installations fixes pour 2019, traitement insuffler du C0 ².

L’Etat doit se prononcer sur dossier à partir de tests en laboratoire, éprouvettes et les dires de l’industriel. La question de la propriété du brevet n’est pas traitée.
Alteo ou Rio Tinto Alcan ?
Il serait plus raisonnable de se prononcer sur ce process en phase d’exploitation et d’attendre la réalisation complète des installations capable d’assurer la performance annoncée sur papier et à priori, aucune certitude au final.
– L’objectif faire baisser le pH de 12 à 7 puis piéger les métaux lourds cela fonctionnerait sur un pilote en laboratoire traitant 1 m3 jour alors que le rejet est de 270 m3/h.
o Création d’une station de traitement de 2500 m2.
o Consommation CO ² de 500 kg/h équivalent de 3 500 voitures roulant 10 000 km par an.
o En l’état d’informations éparses, un remède équivalent au mal ?

Débit des eaux excédentaires de 270 m3/heure.
Rapport du BRGM n° 64161 (12/2014), les éléments technique contenu dans l’Arrêté du 28/12/2015.
– Mélange de flux à savoir :
o Retour du lavage des résidus – 110 m3/h.
o Retour du surnageant du bassin n° 7 de Mangegarri. 22 m3/h.
o Purge de l’impureté oxalate (oxydation de matières organiques présentes dans la bauxite lors du procédé Bayer) 8 m3/h.
o Eaux utilitaires mélangées aux eaux pluviales récupérées sur le site de Gardanne
o Eau brute d’arrosage via le canal de Provence 130 m3/h.
Le débit passe par l’envoi en mer de 130 m3 d’eau d’arrosage ce qui est totalement inutile à la mise en œuvre du process industriel par contre :
– Indispensable et absolu nécessité pour la canalisation vétuste à son fonctionnement dans le seul but de faire face à un risque de rupture et de permettre de ne pas subir un risque d’usure accélérée en deçà.
Les risques, nos demandes
– A l’évidence Altéo tente de se prémunir face à un risque majeur de rupture en préconisant 270 m3/h. De 100 à 130 m3/h. s’impose.
o Nous demandons le passage d’un racleur instrumenté sur la totalité du parcours terrestre et marin.
 La seule technique fiable, exhaustive, économique qui permettrait à tous d’y voir clair sur l’état de la canalisation.
– Prélèvements d’échantillons avant la convergence des flux pour les 4 points d’origine, plus un à Port Miou à l’arrivée et avant rejet en mer.
– Analyses fines prélèvements par prélèvements, comparaison.
o S’assurer du niveau de dilution des polluants.
o 50 % d’eaux d’irrigations, des risques d’influencer les normes.
– Une mission centre français de l’anti corrosion CEFRACOR ou d’un organisme certificateur :
o Evaluation de l’épaisseur résiduelle du métal.
o Suivi de la corrosion, vitesse de fissuration par fatigue du métal.
 Les effets depuis 1966.
o Vieillissement du métal, estimation durée de vie restante.
o Etat réel des protections, cathodiques et du brai de houille.
o Epaisseur résiduel du métal sur l’ensemble terre et mer.

L’ensemble de ces éléments, normes, objectifs d’Altéo sont traités dans le détail, dans le mémoire complémentaire n° 5 du dossier de recours (UCL et 4 associations) contre l’Arrêté du 28/12/2015 dont la première audience est prévue pour le 14/06/2018 au Tribunal Administratif de Marseille.

Représentant de l’Union des Calanques Littoral à la Commission de Suivi mer du site Altéo lors de la réunion du 28/05/2018 ces demandes ont été officialisées auprès des autorités Préfectorales par le dépôt de nos conclusions et synthèse.

Michel Mazzoleni Titulaire Commission de suivi mer pour UCL.

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