BOUES ROUGES : Mrs. Macron et Valls expliquez nous ?

9 Mai

Les coulisses de l’Arrêté du 28/12/2015.

Quand le premier gouvernement Valls 1 contredit Valls 2, des politiques aux multiples facettes que rien n’étouffe.

– L’avis éclairé de Mme. Royal Ministre de l’environnement :
o Elle exprime son désaccord publiquement après avoir perdu l’arbitrage contre le ministre de l’économie M. Macron.

La décision du Conseil d’Etat de divulguer le compte rendu de la réunion interministérielle qui a traité du différend entre Mme. Royal et M. Macron :
– M. Valls a ordonné au Préfet M. Bouillon.
o Il a obtempéré tout en déclarant « c’est une position du Gouvernement et je l’applique » en signant l’Arrêté du 28/12/2015.

Obéir aux ordres de la hiérarchie malgré les oppositions révélées depuis 52 ans et lors de l’Enquête Publique de septembre 2015 n’est pas anodin.
La fabrique du consentement par les actionnaires était toujours à l’œuvre.
– Décisions contradictoires, le lieu l’Assemblée Nationale.
o Question au gouvernement n° 63 945 du 16/09/2014, par le député C. Premat.

La réponse publiée au JO du 25/11/2014 page 9838 à la signature du secrétaire d’Etat à la mer Alain Vidalies qui occupera le poste du 02/04/2014 au 06/12/2016 sous les gouvernements Valls 1 et 2.
– « Les préoccupations liées à la sante publique et la protection du milieu marin justifient cette décision.
La demande d’autorisation de rejets liquides ne sera pas accordée en l’Etat malgré l’avis du Conseil d’Administration du Parc, il faut viser un objectif zéro rejet d’arsenic, de métaux lourds en mer. »

Trop de décisions et de sujets concernant Pechiney et successeurs sont le fruit d’arrangements « d’arrières boutiques », le renouvellement de l’autorisation en faveur du propriétaire de la canalisation, Aluminium Pechiney (filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan) le fait du prince pour être poli.

Elle ne repose sur aucune considération scientifique et des conséquences sur l’humain, l’environnement. L’emploi serait la seule motivation alors que Pechiney et successeurs un groupe de 30 000 salariés a été totalement effacé.

Un prétexte fallacieux. Parler de reconversion aurait été responsable.

Des coïncidences qui cherchent explications :
– Rothschild, des liens capitalistiques avec Rio Tinto Alcan :
o Les hommes :
 G. Pompidou, signataire de la DUP du 04/01/1966.
 E. Macron, ministre de l’économie et Président.
– Les questions du député C. Premat :
o N° 78 232 du 21/04/2015, transition énergétique, lagunage.
o N° 99 755 du 11/10/2016. Redevance sur l’eau Pollueur/Payeur.
o N° 92 454 du 19/01/2016 destinataire ministre des finances M. Macron jusqu’au 31/08/2016. Modalités et conditions achats minerais de bauxite « en Guinée » Aucune réponse.

 Les statistiques douane NC 8 laissent apparaitre suivant Incoterms Fob Fos un prix de 32 à 42 € la tonne, il s’agit de la face officielle. Les contrats à long terme sont inconnus.
 Les résultats auraient dû s’améliorer sur la base d’achats de 1 millions de t avec un peu d’arithmétique. Et bien non.
 Le vendeur du minerai est Rio Tinto Alcan, heureux hasard via Halco Mining et sa filiale CBG détenu à 49 % par l’Etat Guinéen et 51 % regroupe 3 partenaire dont RTA, le siège social est dans le paradis fiscal du Delaware.

Le prix de vente du minerai, le lieu de paiement, l’actionnariat du fournisseur devraient faire l’objet des attentions de l’Etat.

L’échange de courrier entre Altéo et le député, 01/03/2016 et 23/05/2016 est savoureux, style « langue de bois ».
o La réponse viendra du successeur de M. Macron, Michel Sapin en une ligne « secret fiscal « JO du 07/03/2017 page 2052.

 Malgré deux courriers à notre Président le 03/08/2017 et 29/11/2017 afin de solliciter son avis. Aucune réponse.

Un avis de citoyen, même une question au Gouvernement est ignorée, la dictature de la fonction, concertation, dialogue des balivernes, à 6 mois d’intervalle j’ordonne, la démocratie est bien malade qui saura remédier à ces errements ?

Assemblée Nationale, l’image de la question et de sa réponse via google.

14ème législature
Question N° 63945 de M. Christophe Premat (Socialiste, républicain et citoyen Français
établis hors de France ) Question écrite
Ministère interrogé > Écologie, développement durable et énergie Ministère attributaire > Écologie, développement durable et énergie
Rubrique > déchets, pollution et nuisances Tête d’analyse > politique et réglementation Analyse > autorisation dérogatoire. pertinence.
perspectives.

Question publiée au JO le : 16/09/2014 page : 7591
Réponse publiée au JO le : 25/11/2014 page : 9838

Texte de la question
M. Christophe Premat attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la dérogation accordée à l’entreprise
Alteo de Gardanne, l’autorisant à déverser ses déchets chimiques liquides en mer Méditerranée. Cette autorisation de pollution est extrêmement
préoccupante à l’heure où se multiplient les rapports indiquant la nécessité de préserver la biodiversité de la mer Méditerranée.

L’ancienne usine Péchiney avait auparavant produit de l’alumine près de ce parc, qui est une poudre blanche tirée de la bauxite. Cette poudre est très résistante à la chaleur et est utilisée dans la fabrication de verre et d’écrans électroniques.
Les quantités de déchets produites par son extraction étaient déjà considérables.
Cette prolongation intervient dans un contexte de production massive de déchets et les « boues rouges », résidus de bauxite, pourraient endommager
irrémédiablement l’environnement.
En effet depuis 1966, on estime à 20 millions de tonnes de boues rouges versées depuis 1966 en Méditerranée par l’usine
Alteo de Gardanne. Il aimerait savoir si elle compte intervenir pour annuler cette dérogation accordée.

Texte de la réponse
L’usine de Gardanne crée en 1893 est la première usine du monde à avoir mis en oeuvre le procédé d’extraction de l’alumine à partir de bauxite.
L’alumine entre
notamment dans la composition de l’aluminium, de céramiques industrielles et de verres. Actuellement, la société ALTEO, exploitante de l’usine, dispose d’une
autorisation de rejet en mer des boues rouges.
Celleci arrivera à échéance le 31 décembre 2015. Un nouveau dossier d’autorisation a été déposé par l’industriel afin de proposer de nouvelles modalités de traitements de ses rejets industriels.
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a indiqué au responsable de l’entreprise Altéo : que

l’arrêt des boues rouges, prévu au 31 décembre 2015, devait être accéléré ; que
la demande d’autorisation de rejets liquides ne sera pas accordée en l’état, malgré l’avis du Conseil d’administration du Parc, car il faut viser un objectif zéro rejet d’arsenic et de métaux lourds en mer ;
que le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a été saisi pour mener une expertise indépendante.
Les préoccupations liées aux priorités concernant la santé publique et la protection d’un milieu marin fragile justifient cette décision.

Des solutions doivent être trouvées pour défendre en même temps l’emploi et l’environnement, sachant que la destruction de l’environnement est aussi destructrice d’emplois et génératrice de dépenses publiques élevées.

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