BOUES ROUGES : COMMISSION DE SUIVI MER DU 17/11/2017. MON INTERVENTION.

18 Nov

Ma requête d’une tierce expertise pour la canalisation aura-t-elle été entendue ?

Sous la présidence de M. David Coste, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture des Bouches du Rhône et des membres présents ma lecture du courrier du 03/08/2017 du préfet Bouillon à mon attention.

Confirmation par M. Coste du calendrier pour décembre 2017.

  • Programme de sécurité et d’intervention (PSI).
  • Programme de surveillance et de maintenance (PSM).

Les services spécialisés de l’Etat auront à procéder à une analyse de risques, l’industriel et les associations devront engagés un travail en commun sur la partie scientifique (Augier) canalisation (Mazzoleni).

Une précision annoncée aux participants, « l’Etat sera intraitable » au regard de la qualité et des engagements contenus dans les programmes, la menace d’une tierce expertise confirmée dans le cadre de la concession d’occupation du Domaine Publique Maritime du 28/12/2015 à Aluminium Pechiney.

Les membres ont reçu individuellement un dossier complet en deux temps, une vidéo et des images sous-marine au total 38 pages d’explications.

 LE TEXTE PRÉSENTÉ AU TITRE D’INVITE.

La canalisation Pechiney un sujet complexe, volumineux, lourd de conséquences pour la suite de l’activité de l’usine.

Le propriétaire, Aluminium Pechiney filiale à 100 % de Rio Tinto, bénéficiaire d’une concession du domaine public maritime (DPM) depuis le 28/12/2015 pour 15 ans juridiquement le transporteur, ses pertes abyssales ne garantissent rien.

L’utilisateur Altéo, une convention lie les parties, réparations, maintenance, surveillance et probablement pas les « grosses réparations » d’où l’intérêt d’obtenir une copie des engagements réciproques pour se prononcer.

Altéo peut-il engager le propriétaire ? Ses limites de responsabilité ?

Faute de temps la Commission de Suivi mer malgré la connaissance du dossier par ses membres ne peut pas aborder avec précision la masse des questions.

Une tierce expertise contradictoire serait l’occasion de réunions de travail organisées par les experts, nous pourrions déposer et commenter les documents.

Les images sous-marines révèlent s’il en était besoin et comme pour tout objet immergé, une colonisation massive de la flore par encroûtage sauf pour une toute petite partie dans la rivière souterraine et ce pour de multiples raisons.

Percer les mystères des profondeurs, sachant que la corrosion est un phénomène naturel, sournois qui fragilise et détruit le métal jusqu’à la rupture :

  • En 2014, Altéo avait envisager le passage d’un PIG afin de mesurer l’épaisseur résiduel du métal et l’état intérieur de la canalisation.
  • Altéo a probablement procédé à des essais d’épaisseur par ultrasons, ce qui oblige à décrouter afin de mettre le métal à nu de point en point.
  • Une visite détaillée par ROV à visionner sur l’intégralité en mer.
  • Statistiques d’accident sur ce type d’ouvrage, soit 38 ans d’après Altéo.

Le temps imparti ne permet pas de développer,

Des techniques de contrôle parfaitement maitrisées par les experts, le cahier des charges détaillés permet de fixer les demandes, obtenir des réponses précises, elle n’a jamais fait l’objet de ce type d’investigations poussées, les services spécialisés de l’état (DREAL/BRGM) pourrons jouer leurs rôles.

La canalisation Pechiney n’échappe pas aux effets de la corrosion. Il n’y a pas de miracle, les images de l’ouvrage permettent d’admirer la colonisation mais certainement pas l’état du métal, mesures d’épaisseur et autres constats :

  • Cette conduite est un « SLURRY » (cad : Tuyau utilisé pour le transport de matériaux par voie hydraulique sous pression) qui subit une usure permanente par abrasion due au frottement sur la paroi intérieure, préférentiellement sur la génératrice inférieure de part la densité des matériaux véhiculés et les turbulences actuelles de 270 m3 / heures.
  • Racleur intelligent PIG, (le rôle d’un scanner/Irm).
  • Ultra son, extérieur, épaissi mètre après décroutage.
  • Zone d’accélération, réparations multiples en résine d’époxy entre colliers fuyards, pansements décollés, des calages par sacs.
  • Protections électriques en « guirlande », notamment cathodique sont-elles en état de fonctionnement, une anode qui travaille normalement s’use et se change. Sur le parcours les anodes ne sont pas apparentes.
  • Un bracelet d’anode se fixe tous les 12 joints (1 égal 12 m.).
  • Les réparations, de l’habillage, manchettes, colliers, supports, calage, wrapping divers, ne sont pas fait pour éliminer les points d’usures graves qui se trouvent sous ce maquillage. (Pièces jointes).

Sous l’encroutage, la corrosion qui vire au chancre, piqûres, crevasses, fissures du métal.

  • Les zones de « free span » (caténaire), les images rapportent sur les quelques mètres visionnés, une conduite qui a besoins de supports afin de compenser la flèche.
  • Le déplacement du ROV a déclenché un nuage de boues rouges, profondeur et distance ont été effacées. Estimation 130/150 m.

Il ne me viendra pas à l’esprit l’achat d’une maison sans vérifier l’existence de dégradations, façade recouverte de lierre, ma réaction, l’enlever pour constater.

Après 50 ans d’utilisation, déchets abrasifs, rejets industriels aqueux, soude etc. le diagnostic qui devrait conduire à un renouvellement n’est pas improbable.

La situation financière d’Altéo, en cours de vente d’après notre député, un cumul

70 millions d’euros de pertes à fin 2017 après 5 ans de gestion HIG/Rio Tinto, ne permet pas de rassurer les salariés.

Pechiney, 30 000 emplois effacés, une gestion calamiteuse, il ne reste que l’usine de Dunkerque en cours de vente.

Gardanne reste seule après la cession de 3 usines, qu’elle assurance de continuer à vendre 80 % de sa production d’alumine ?

Judicieusement, une organisation méthodique en faveur de Rio Tinto :

  • Le portage en 2012 avec HIG, 32 millions $ perçu par Altéo en 4 ans.
  • Contrats d’approvisionnement du minerai, Guinée/Delaware.
  • La propriété des brevets, du savoir-faire.
  • La canalisation. La location du procédé Bayer.
  • Le chantage à l’emploi, un mode management qui a fait ses preuves depuis des décennies chez Pechiney et successeurs.

De fait, les décisions se prennent à Montréal et non pas à Gardanne. Les autorités devront faire face à leurs responsabilités à Paris et Marseille

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