BOUES ROUGES : MISE AU POINT PAR UCL – UNION DES CALANQUES LITTORAL.

7 Juil
 

UNION CALANQUES LITTORAL

 

Communiqué de presse – Pollution industrielle dans les calanques

Dénonciation de la dérive du Comité de Suivi le 06/07/2017.

 UCL s’élève avec force contre la dérive de la Commission de Suivi du Site (CSS) qui n’assure plus sa mission en toute indépendance :

. Les règles de fonctionnement ne sont plus démocratiques.

. Le temps de parole accordé à Altéo et à ses alliés est bien supérieur à celui des autres membres de la CSS.

. L’intervention de certains membres de la CSS est souvent limitée, voire supprimée en coupant le micro, notamment au moment important des questions réponses.

. La séance du 6 juillet 2017 a commencé à 17 h 30, à l’initiative du préfet, avec un ordre du jour abondant, donnant la vedette à l’industriel et en écourtant et supprimant l’intervention d’autres personnes sous prétexte de manque de temps et l’heure tardive. L’exaspération d’une représentante d’une association lui a même fait quitter la salle en signe de désapprobation.

. Le préfet n’accepte pas d’entendre, sur invitation, l’expertise indépendante des scientifiques, plongeurs, utilisateurs de la mer, riverains de Mangegari, experts en finances, etc. Ces interventions permettraient d’avoir un éclairage plus objectif de la situation et éviteraient de dire, sans raison, que « l’industriel est dans les clous ».

Confronté à la carence de cette commission, seule antenne survivante de l’ancien gouvernement, nous avons alerté le président Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’écologie Nicolas Hulot, du nouveau gouvernement.

Ces interpellations complètent notre plainte à Bruxelles contre l’Etat français (gouvernement de Manuel Valls), notre saisie du parquet national financier et la diffusion d’un document témoin des fuites en mer de la canalisation vectrice des poisons d’Altéo.

 

Il faut mettre fin à ce scandale qui n’a que trop duré, non pas en fermant immédiatement l’usine de Gardanne, mais en donnant un sursis de deux ans à l’industriel pour sauver l’emploi de son personnel (mise en place d’une station d’épuration performante ou autre orientation) et en solutionnant les rejets à terre qui menacent la population. Aucun prolongement ne doit lui être accordé au-delà de ces deux ans.

Il n’est plus possible de tolérer que les calanques soient le seul parc national au monde à être discrédité par un permis de polluer et de tuer la vie marine de ce joyau incomparable de notre patrimoine national.

Professeur Henry Augier

Président d’UCL

 

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