BOUES ROUGES : COMMISSION EUROPÉENNE – PLAINTE CONTRE L’ETAT FRANÇAIS.

4 Fév

 

Nous avions décidé de rester discret lors de l’envoi de notre plainte du 11/01/2017 d’une part et du contenu des courriers reçus les 23/01/2017 et 01/02/2017 de la Commission Européenne.

Un article du Monde du 27/01/2017 sans précision des auteurs, repris par les médias a permis à des individus le clan des « toulonais » de faire croire qu’il s’agissait de leur démarches,  pétition ex Cathy change. Org,  la citation des auteurs :

Suite à nos actions et notre lobbying au niveau européen mais aussi grâce à nos victoires juridiques et au soutien de plusieurs eurodéputés, la commission a décidé de lancer une enquête sur le dossier des boues rouges »

L’eurodéputée Mme. Rivasi contactée par mes soins, dans sa réponse du 31/01/2017 me confirme qu’elle n’y ai pour rien tout au contraire elle demande de lui adresser copie de la plainte, ce que j’ai refusé.

Je ne comprends pas que des députés européens qui apparaissent dans le dossier des boues rouges, fin connaisseurs des arcanes de Bruxelles n’est pas à ce jour mis en cause l’Etat Français ?

 Il aura fallu attendre que 4 citoyens de base s’en charge.            

Mon hypothèse, ne serait-ce pas pour ne pas gêner les amis du parti au pouvoir en vue de prochaines élections ?

L’instruction de ce dossier n’est pas sur la place publique, je puis rassurer tout le monde, notre dossier est enregistré dans l’application EU Pilot avec un numéro de référence confidentiel.

Sont concernées précisément 6 directives Européennes  ce qui évoluera au fur et à mesure de l’instruction et des réponses apportées dans 10 semaines.

Notre dossier volumineux, complexe concerne, la science, la finances, l’économie, les questions sans réponse du gouvernement, l’avenir avec une usine moderne pour la reconquête de la filière française et européenne.

Mise au point, les 4 plaignants réunis comme « experts « dans leur domaine :

  1. Henry Augier, Maitre de Conférences, docteur d’Etat, professeur, président de l’Union des Calanques Littoral (UCL) ancien directeur de laboratoires de recherches en biologie et écologie marine ex conseiller au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Aldo Franco, scaphandrier de classe 3, expert en canalisation sous-marine, auteur avec son équipe de la vidéo produite lors de l’enquête publique. Il a plongé dans les boues rouges de Pechiney en Grèce avec à la sortie un corps brulé.

Gérard Rivoire, consultant en écologie marine, présent dès les premières luttes à La Ciotat/Cassis, 90 plongées en sous-marin dans la méditerranée provençale afin d’observer et de publier un ouvrages sur la mortalité anormale des coraux rouges et des gorgones en 1987.

Michel Mazzoleni, réside dans le voisinage de l’usine et de mangegarri, ancien directeur financier au sein du groupe Bolloré, le coordinateur, initiateur de la plainte avec ses 3 partenaires professionnels qui ont permis de constituer un dossier de qualité qui a interpellé rapidement la Commission.

Avant de recevoir les courriers de l’Europe, notre avocat fin connaisseur de la procédure communautaire et qui nous aidera le moment venu, lors de notre premier entretien m’a indiqué :

Votre démarche sera l’étincelle qu’attendais la Commission ?

Les événements qui s’enchainent accréditent cette prédiction. A suivre..

Par ailleurs, un recours hiérarchique a été introduit le 03/02/2017 par UCL et ASPAS auprès de Mme. Royal concernant l’article 32 de l’arrêté du 03/02/1998, prélèvement et consommation d’eau, valeurs limites de concentration, le paramètre des quantités rejetées etc.

Les annonces du Comité de Suivi du 02/02/2017 :

– Le lien entre pathologies humaines et les déchets en décharge à Mangegarri n’est pas établi, les investigations en conséquence sont closes. Ce que j’avais malheureusement indiqué à un des riverains il y a deux ans en présence de Barbara, sa hantise « apprendre cette nouvelle » dixit et c’est bien normal. Sauf qu’il n’a pas voulu comprendre.

En mer, les poissons, l’avis du professeur Augier :

« D’après les investigations de l’ANSES, tous les échantillons de poissons sont contaminées, sans exception, que ce soit la zone impactée (ZI) que dans la zone de référence (ZR). Ce qui signifie qu’en consommant ces poissons vous absorbez, avec la chair, des métaux lourds et autres produits toxiques. Cependant les concentrations sont très faibles et ne dépassent les normes en vigueur (doses limites).

Ils peuvent donc être consommer sans problèmes d’après l’ANSES. Le professeur Augier recommande cependant que ne consommer les poissons des calanques qu’une fois par semaine et en éliminant la tête et les viscères pour plus de sureté. Les considérations toxiques ne tiennent pas compte d’apports éventuels par d’autres aliments contaminés.

Il conseille aux femmes enceintes (le placenta laisse passer certains métaux toxiques de la mère à l’embryon) et aux jeunes enfants de s’abstenir de manger ces poissons.

S’il n’y a pas actuellement de problème majeur avec la pêche, la vente et la consommation de poissons des calanques, le professeur Augier précise cependant que si les rejets devaient continuer encore pendant plusieurs années, l’impact pourrait être plus préoccupant. En effet, la majorité des polluants contenus dans les effluents industriels sont peu ou pas biodégradables et ils auront donc tendance à s’accumuler dans le temps et à se concentrer le long des Chaines alimentaires menant aux poissons.

Par ailleurs, suite à l’assignation de février 2016 au fonds par UCL et ses partenaires, le Tribunal Administratif de Marseille a sommé le Préfet de conclure et ce pour la seconde fois la première étant restée sans effet pour le 06/03/2017.

Nous connaitrons les premiers éléments de défense de l’Etat.

Il me paraissait nécessaire d’apporter ces quelques précisions.

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