BOUES ROUGES : ANSES DES AVIS CONTRADICTOIRES UNE SCIENCE EN EAUX TROUBLES ?

12 Oct

Ce que nous pouvons observer voir supposer, l’ANSES dans les griffes du pouvoir et ce n’est pas une surprise ? Des conclusions à géométrie variable, une relation de cause à effet ?

  • La position assumée du 1 er Ministre subitement « devin ».
  • La dernière justification de l’ANSES arrive à point nommé.
  • Notre Ministre de l’Ecologie qui n’assume pas son désaccord.

Devons-nous assister à l’utilisation à des fins politiciennes des services de l’Etat, l’ANSES se discrédite par ses avis dits scientifiques contradictoires ?

Nos gouvernants et ses affidés, imposent à une science totalement asservie ses exigences, le dernier avis obtenu qui permet aux autorités et aux élus de déclarer qu’il n’existe aucun risque le comble d’une parodie qui ne résistera vraisemblablement pas à notre analyse en cours de préparation.

Une conclusion dictée par la raison d’Etat afin que notre 1 ministre et ses associés locaux ne perdent pas la face en favorisant la finance sans visage, l’entreprise est dans une situation de non rentabilité catastrophique.

Une cruelle ironie, mortelle pour certains riverains, l’objectif  la chasse aux suffrages pour  les élections de mai 2017. Tout cela ne trompe pas le citoyen.

  • Autour de Mangegarri, 6 riverains déclarés dont 4 cancers. Etablir le lien entre pathologies humaines et déchets toujours pas connu.
  • Les études épidémiologiques promises et commandées à l’ARS ne

sont pas dévoilées elle concerne une zone de plus de 100 000 habitants soumise aux poussières et rejets atmosphériques.

  • L’impossibilité d’obtenir des services de l’Etat, l’ARS les statistiques sur l’ensemble de la zone de l’usine et de la décharge, recueillis par la Sécurité Sociale, des médecins sentinelles, des mutuelles, des services sociaux de l’entreprise, l’omerta est en place.

Le comportement de l’Etat, le rapport confidentiel de l’IGAS n° 99 062 de mai 1999 (en ma possession) titre la santé au travail chez Pechiney.

Confirme l’étude « caviardée » de l’INRS / Etude épidémiologique de mortalité dans une usine de production d’aluminium, évaluation des facteurs professionnels et du tabagisme.

Le constat a porté sur l’usine de ST. Jean de Maurienne, l’ensemble des sites devait être ausculté. Dès la connaissance des résultats, l’inventaire de l’ensemble des usines a été abandonné, ce n’était plus un objectif !!!

L’origine de la demande de contrôle, les représentants du personnel, elle porte sur 6455 ouvriers ayant une ancienneté de 10 ans. Il a été démontré :

  • Une surmortalité pour les cancers broncho-pulmonaire.
  • Un surcroit de décès significatifs, par cancers de la vessie et tumeur cérébrale.
  • Il est démontré que le rapport a été tronqué par la réecriture des constats afin de gommer tous ce qui a trait aux cancers de la vessie et aux dégénérescences cérébrales, aux états psychotiques, à la maladie d’Alzheimer.
  • L’auteur, le docteur adjoint qui était aussi médecin du travail chez Pechiney.

Le ministre de la santé de 1997 à 1999 Bernard Kouchner que l’on retrouve en Guinée auprès du Président, placé sous l’autorité du ministre Martine Aubry qui sera directrice générale de Pechiney de 1989 à 1991, la création de l’usine de Dunkerque, la fermeture de l’usine de Noguères, son mandat.

L’ordre de mission n° PER 1995 – B. 5/2.025 de l’INRS.

Avoir raison au prix de mensonges et de contorsions de tous ordres y compris scientifiques n’est pas responsable d’autant plus que des solutions existent, importation d’alumine au lieu de minerai, création d’une usine moderne de proximité de Gardanne utilisant les meilleures technologies.

Le coût serait de 1 milliard d’euros amortissable sur 30 à 40 ans,  vite récupéré par l’amélioration de la rentabilité, économie des coûts logistiques du minerai etc. Une question Gardanne seule son avenir ?

L’importation d’alumine ne consiste pas à transférer les pollutions en Guinée, Rio Tinto exerce à Kamsar  est tout à fait apte à respecter certaines normes même à minima dans un pays où le niveau de vie représente un revenu de 1 dollar  par jour qui devrait évoluer et ou sévi la corruption.

Le professeur de biologie et écologie marine Henri Augier Président d’UCL auteur du recours auprès du Tribunal Administratif  réalise un point scientifique sans concession, transparent, éthique et indépendant qui sera rendu public :

1/La question de la consommation du poisson de la zone de rejet.

2/L’impact de la pollution sur la reproduction de la faune marine suscitent de grandes inquiétudes pour l’avenir de la pêche.

La vérité reprendra le dessus, la simple lecture des avis est édifiant ce qui permet d’apprécier la perversité du système, les ordres reçus …

Notre Ministre de l’Ecologie n’a pas été entendue elle n’a pas osé mettre sa démission dans la balance, son plan de carrière sa priorité, Mme. Royal en responsabilités on assume c’est aussi simple.

Vous trouverez ci-dessous les conclusions :

1/ Mangegarri, la décharge de Bouc Bel Air, avis du 07/10/2015 saisine n° 2015 – SA – 0101.parc des calanques premier bouillon

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2/Rejet en mer, saisine n° 2015 SA 107 du 21/12/2015.

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Conclusions du volet poissons (page 24/44) :

  • 48 comparaisons sont sorties statistiquement significatives (muscles et foies)
  • Dont 35 dans le sens d’un impact du rejet.
  • Et 13 dans le sens d’une plus grande contamination de la zone de référence.
  • Dans le muscle dont 29 dans les sens d’un impact du rejet.
  • Pour les principaux élément traceurs des rejets en lien avec les activités de transformation du minerai de bauxite de l’usine d’Altéo, à savoir l’aluminium, le vanadium et le titane, les tests significatifs concernant le muscle vont toujours dans le sens d’une plus grande contamination dans la zone impactée par le rejet.

 

 

3/L’avis scientifique du 02/02/2015, n° 2014-SA-0223. A consulter sur le site de l’ANSES comme pour les autres.

https://www.anses.fr/fr/content/avis-et-rapports-de-lanses-sur-saisine

L’avis est constitué de 74 pages avec de nombreuses demandes pertinentes.

Le suivi des avis de l’ANSES et les conclusions à la demande de l’Etat  laissent perplexe, d’alarmiste ils deviennent anodins, une Commission d’Enquête Parlementaire pour faire toute la lumière ne serait pas inutile.

Comité de Suivi du 26/09/2016, miraculeusement de « l’eau de Lourdes «  coule dans le tuyau, l’industriel respecte les normes, son « process »  mis au point pour respecter le planning d’Etat.

La réalisation d’une expertise indépendante serait le seul moyen de connaitre la vérité scientifique et ses conséquences en mer, à terre, dans l’air et dans les eaux souterraines.

Tout comme une expertise économique, financière afin de vérifier la nature des pertes chroniques en 4 ans de gestion HIG (2012 à 2016) ce sera près de 50 millions d’euros. Est-ce crédible ? L’utilisation des aides publiques ?

Un modèle économique désastreux qui ne prend pas en compte les coûts de décharge en mer comme à terre ainsi que la remise à son niveau initial de la Redevance sur l’eau ce qui représente près de 20 millions € an pour les 2.

La capacité bénéficiaire des PERTES, par exercice social :

  • Une perte comptable de 12 millions €.
  • Coût de décharge (M. Barnier 1993), 10 millions €.
  • Redevance sur l’eau, modification Loi Finance 2012, 10 millions €.

La redevance sur l’eau et le coût de mise en décharge font l’objet d’une nouvelle question au Gouvernement du député C. Premat elle sera publié au J.O. sous peu.

La hauteur des pertes devraient être aux alentours de 32 millions € annuelle, la véracité des chiffres est cruelle et on ne peut à l’inverse de la science « maquillé » trop longtemps les résultats tout cela ne permet pas d’assurer un avenir serein pour la seule usine de Gardanne d’autant plus que la filière mondiale de l’aluminium se trouve en pleine restructuration.

La question écrite du 19/01/2016 sur ce sujet par le député  Christophe Premat est à ce jour sans réponse, l’absence de volonté des autorités à purger un dossier où les « arrangements » sont un modèle de gestion.

L’Assemblée Nationale, a décidé de « purger » les questions écrites au Gouvernement d’ici la fin de la mandature. Attendons encore un peu.

Mes chaleureux remerciements et de tous ceux qui se reconnaissent au travers des 127 contributions  pour avoir échangé, travaillé ensemble sur le sujet des boues rouges et qui s’adressent :

1/Christophe Premat député des Français de l’Etranger, pays où le rôle de la démocratie participative est exemplaire, ses questions dérangent parce que pertinente.

Le 29/09/2016, l’Assemblée Nationale a adopté le Loi Sapin 2, sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique. Cet ensemble constitue une grande réforme de par la création de l’Agence Française anti-corruption et de la lutte contre l’optimisation fiscale agressive.

Elle aura beaucoup de travail mais auras-t-elle les moyens d’investigations ?

L’intervention du député lors des débats du 09/06/2016 son exemple Altéo.

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4031877_57596637ac4e3.2eme-seance–transparence-lutte-contre-la-corruption-et-modernisation-de-la-vie-economique-suite-9-juin-2016

 

2/ Philippe Ardhuin maire de ma commune Simiane Collongue, la position du Conseil Municipal négative lors de l’enquête.

Leurs engagements à contre-courant des positions de leurs partis respectifs est publique, préserver la santé humaine, dénoncer les pollutions par les poussières fines et ultra fines, les rejets toxiques en mer, l’environnement.

La voie tracée, dès 1963 par Edmond Garcin député et maire d’Aubagne opposant et rapporteur de la Loi concernant l’implantation de la canalisation n’a pas servi d’exemple aux élus actuels de son parti de Gardanne.

Le tableau ne serait pas complet, Jean Tardito député successeur de Garcin dès 1993 prévenait Mme Royal alors ministre de l’Ecologie, de la présence de boues rouges dans les filets dès 103 mètres.

Dans le cadre de mes activités professionnelles et sportives locales à Aubagne/La Ciotat j’ai eu à en parler,  je puis témoigner sereinement.

La pluralité politique n’est pas un obstacle à la réflexion mais une force de propositions pour sortir d’une situation à terme épouvantable.

Actuellement on assiste à un refus de la main tendu pour imposer le fait du prince ainsi fonctionne la République. Les chapelles ont la vie dure.

Un seul objectif de très court terme, obtenir le vote des salariés et de leur entourage, préserver un fonds de commerce électoral à qui l’on se garde bien d’expliquer les enjeux financiers et économiques au-delà de Mai 2017.

Qui peut être contre la défense de l’emploi ?

Merci à Christophe et à Philippe, de la part d’un citoyen ordinaire, voisin de l’usine et de Mangegarri farouchement indépendant animé de ma seule liberté de pensée, je n’appartiens à aucune « chapelle » et je m’en félicite.

Je tente d’informer loyalement du fruit de mes recherches même s’il peut m’arriver quelques erreurs dans mes textes, le droit de savoir de tous m’apparait primordial afin que chacun mobilise sa liberté de réflexion.

 

Simiane Collongue le 10/10/2016.

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