BOUES ROUGES : LES MINISTRES DE L’ECOLOGIE LES SANS POUVOIRS DE LA RÉPUBLIQUE.

21 Juil

Plaidoyer en faveur de la création d’une Commission d’Enquête Parlementaire.

La culture du mensonge complète le culte du tout puissant, engloutie dans les eaux troubles des profondeurs la vérité scientifique et financière.

L’IGAS en septembre 1999, avait la mission de contrôler le rapport de l’INRS qui concernait « la santé au travail chez Pechiney ».  Ce rapport accablant et alarmant à ce jour n’avait jamais été rendu public

L’ensemble des usines devait être évalué, dès le premier constat, les études prévues ont été annulées malgré les demandes des représentants du personnel.

La collusion Etat/industriel/science asservie, une constante intolérable.

La finance sans visage, un Etat facilitateur qui n’ignore rien, des conflits d’intérêts permanents, le chantage à l’emploi sont au final l’arme de destruction massive.

L’expression citoyenne récente face au mépris et au cynisme ont mené à la saturation et à l’exaspération envers l’industriel et ses successeurs depuis 50 ans.

Une pétition de 140 000 signatures pour le 30/01/2016, la manifestation à la Préfecture de Marseille rassemblait 2000 opposants aux rejets en mer.

Une décision strictement économique, dès 1993, M. Barnier ministre confirmait par courrier les raisons de ce choix, un avantage de 14 millions € annuel que  x 50 ans…

Redevance sur l’eau, diminution de 11 millions € annuel, le rapport de la Cour des Comptes du 11/02/2015 « épingle » l’amendement Maillié 2012 taillé sur mesure.

Des pertes abyssales, les deux exercices clos 2013 et 2014 pour 25,4 millions € malgré les cadeaux. La détention de la propriété d’Altéo prévue pour 5 ans.

Le propriétaire de la canalisation, Aluminium Péchiney filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan pour les 3 exercices 2012 à 2014 les pertes s’élèvent à plus de 430 millions d’euros n’incite pas à la continuité du service « transporteur « en cas d’incident en mer.

Comprendre la filière et son organisation qui en découle est incontournable :

Le marché de l’aluminium est entre les mains de deux trusts, Rothschild et Rockefeller, ils n’apparaissent jamais, mais possèdent directement ou par accords croisés 70 % du marché mondial, où l’on retrouve, Glencore, Rio Tinto Alcan, Rusal, Alcoa, Sibérian etc. sans qui rien ne se décide dans le monde.

L’échange de courriers entre Altéo et le député Premat (01/03/2016 et  23/05/2016) concernent les modalités et conditions d’achats du minerai de bauxite estimation de 15 € la t. pour 1 million de tonne et la facturation des exportations.

L’appel à l’Assemblée Nationale, pour la garantie d’une étude du cas Pechiney et successeurs sans concessions permettrait de « bouger » les décideurs, propositions  pertinentes,  mutation du site, délocalisation régionale, technologies nouvelles, des espaces suffisants.

L’intérêt bien compris de tous ne devraient pas être absent des réflexions et faire place à l’innovation des idées, 50 ans, la situation n’a que trop durée.

SOMMAIRE.

Avertissement : Les éléments factuels sont abondant, il est délicat pour la compréhension d’évoquer l’ensemble des contenus. Désolé trop volumineux.

Introduction, Commission d’Enquête Parlementaire.

  • Les boues rouges, voyage en photos depuis la Guinée à Cassis.
  • Les ministres de l’écologie, les sans pouvoirs de la République.
  • Enquête publique, septembre 2015, comment noyer le « poison ».
  • L’emploi, aucune augmentation depuis 2012.

 Assemblée Nationale. Questions/réponses du député Prémat.

  • Modalités et conditions achats minerais de bauxite.
  • Exportations, réseau commercial, les marges, les pays.

L’héritage environnemental :

  • En mer, au 31/12/2015 après le 01/01/2016.
  • La décharge de Mangegarri commune de Bouc Bel Air.
  • Les rejets atmosphériques.

Santé humaine.

Canalisation vétuste, risques après 50 ans.

 L’usine de Gardanne :

  • Production
  • Les comptes sociaux.
  • Investisseurs avisés après une gestion calamiteuse.

Le traité d’apport partiel d’actif de juin 2012.

Le montage de Rio Tinto Alcan.

  • Les documents absents « volontairement ».
  • Reconstitution de la stratégie de Rio Tinto Alcan.
  • Le parcours du combattant pour la recherche des documents.

Voyage en Guinée :

  • Le point de départ. Ce que l’on trouve.
  • Compagnies minières, les incontournables.
  • Les prix du minerai de bauxite, approche comparatif.
  • Rappel questions député Premat sur les modalités d’achats.
  • Les sources documentaires.
  • Les conseillers avisés, désintéressés auprès du président.

Les recours contentieux. Le calendrier, les échéances. L’impression d’un gâchis.

Annexes, les documents obtenus ou absents, expertises, rapports, avis.

 

     Les Ministres de l’Ecologie les sans pouvoirs de la République.

La dette écologique au sens de la gratuité des décharges, en mer et à terre

Courant 1993, à son arrivée au Ministère de l’Ecologie M. Michel Barnier, par courrier adressé au député de la circonscription Jean Tardito  confirmait :

  • Une coulée d’épaisseur variant entre 1 à 10 cm recouvre le fond à 200 m.
  • Distance de au moins de 50 km au débouché des canalisations.
  • Les résidus s’étendent latéralement à 2,5 km de l’axe du canyon.
  • Aucune espèce au fond, ni de poisson de fond, n’est présent.
  • Dans les autres secteurs la population n’est pas perturbée.
  • Test biologique sur des larves d’oursins fait état d’effets spermio et embryotoxiques pour les effluents même à très forte dilution.
  • Diminution à venir avec la fermeture de l’usine de La Barasse en 1988.

Le stockage à terre des résidus reste actuellement inenvisageable par l’industriel, car d’un coût de fabrication et d’exploitation prohibitif soit 100 millions de francs par année de production contre 6,5 millions de francs pour le rejet en mer.

Cette solution est techniquement réalisable mais nécessiterait une emprise au sol  importante, bassin de stockage de 200 m. de diamètre.

Il n’existe pas à ce jour de procédé techniquement et économiquement viable pour valoriser massivement ces déchets.

Des études sont en cours pour leur revalorisation.

A nos calculettes, francs, euros,  le compteur s’affole, en 50 ans on obtient :

Date de départ 01/01/1966 – Date de fin 31/12/2015 soit 50 ans.

Coût annuel, 100 millions de francs anciens 1993 soit 15, 2 millions d’euros.

Pouvoir d’achat comparable en 2015, 19,1 millions d’euros.

Cout annuel en mer supporté par l’industriel durant 50 ans, 6,5 millions d’anciens francs soit 1 millions d’euros.

  1. Barnier se serait-il trompé ou est-ce exact ? L’industriel a bénéficié durant 50 ans d’un avantage exorbitant à son seul profit laissant l’héritage aux générations futures d’un patrimoine et source de vie que représente la Méditerranée.

Décision et choix économique uniquement, la motivation 14 millions d’euros an.

Nous étions en 1993. Ou en sommes-nous. Quasiment les mêmes sujets ?

Le député Jean Tardito par courrier du 02/02/1994 nous adressait la réponse de M. Barnier il avait été saisi par le maire de Cassis le 20/10/1993.

Le prédécesseur au ministère de M. Barnier à savoir Mme. Royal elle avait été saisie par Jean Tardito le 18/01/1993 en ces termes :

  • Les remontées de boues rouges apparaissent sur le plateau continental à 103 m. de profondeur ainsi qu’en surface à 8-9 milles au large de Cassis.
  • Les pêcheurs voient leurs filets devenir rouges.
  • Demande de disposer des études et investigations sur la pollution.

Les questions posées à l’enquête publique de septembre 2015, l’actualité de 20 ans.

Le courrier du 29/03/2013 de notre Ministre de l’Ecologie Mme. Delphine Batho à Mme. Rivasi députée européenne :

  • A l’issue de l’échéance du 31/12/2015, l’exploitant envisage de poursuivre les rejets en mer des eaux de procédés issues de la neutralisation et de la déshydratation des boues rouges.
  • De tels rejets aqueux, qui présentent un enjeu environnemental moindre que celui des boues rouges, ne seraient pas contraires aux dispositions internationales.
  • Je ne suis pas favorable à une telle demande.

Les Ministres de l’Ecologie successifs ont été désavoués par leurs hiérarchies, un exemple récent, le 1 er ministre Valls a contredit sa ministre un imposant aux 6 représentants de l’état au sein du CSPRT du 22/12/2015 de voter en faveur de l’arrêté dérogatoire de 6 ans du Préfet. Le fameux bleu de Matignon compte rendu réunion interministériel du 03/11/2015. (Canard enchainé)

Pechiney, on ne refuse rien ? Pollueur – Payeur vous n’y penser pas.

L’acharnement par tous moyens des industriels successifs à conserver les rejets en mer malgré un modèle économique qui est un échec et qui en serait aggravé sans l’appui d’un Etat facilitateur voir complice.

Allons savoir pourquoi, l’utilité de cet inventaire même si vous n’allez pas au bout de sa lecture qui n’est pas je le reconnais un recueil de poésie apaisant.

Mes remerciements aux opposants sincères de la première heure, bénévoles et plus célèbres comme : Jean Tardito – Edmond Garcin – Alain Bombard – Yves Lancelot – Gilbert Rastoin.

                                                  L’emploi à l’usine de Gardanne.                                    

Source : Enquête publique de septembre 2015.

Effectif direct :

  • Traitement minerai de bauxite.              120
  • Laboratoires et recherches.                       60
  • Siège social                                                      40
  • Alumine et fabrication produits finis.  166
    •                                               TOTAL 386

Le traité d’apport de juin 2012 indiquait le transfert à Altéo de 387 salariés. On constate aucune progression des embauches.

Effectif indirect :

Non précisé, néanmoins à partir de la communication de l’entreprise et suivant les publications le chiffre varie entre 250 et 400 sous-traitants sans la possibilité de connaitre la ventilation entre CDI et CDD.

L’appel à des prestataires extérieurs permet d’éliminer les crêtes de production en modulant le nombre de salariés en fonction des besoins. Les coûts deviennent  variables et non fixes ce qui ne permet de déterminer un nombre de salariés.

La bonne mesure pour évaluer le nombre de salariés, sous-traitant, le montant des prestations payées, comparaison, au résultat d’un taux horaires ouvriers et d’un nombre d’heures sur la base de 35 heures par semaine.

 

CET INVENTAIRE VISE DEUX OBJECTIFS : LES FAITS – LA TRANSPARENCE.

Le dossier factuel complet correspondant au sommaire est terminé, il apporte davantage de précisions et d’éléments nouveaux, publication septembre 2016.

 

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