BOUES ROUGES : RETRAIT ENQUÊTE « COGÉNÉRATION GAZ »

14 Mai

Notre préfet pourrait-il appliquer son propre arrêté du 04/03/2014 prescrivant l’obligation à l’industriel d’avoir à diminuer ses émissions canalisées d’oxydes d’azote au plus tard le 31/12/2015 ?

Que cache le retrait de l’enquête publique ?

Elle devait se dérouler suivant arrêté préfectoral du 31/03/2016 pour la période du 02/05/2016 au 03/06/2016.

Je me suis présenté à la permanence en mairie de Gardanne le 11/05/2016 pour apprendre qu’elle avait été retirée suivant avis du 27/04/2016. (ps je ne lis les journaux d’annonces).

Demandeur :

Engie Energies Services Cofely (GDF-Suez) pour une installation au sein de l’usine.

Objet de l’enquête publique :

Création d’une nouvelle ligne de cogénération par combustion de gaz naturel en lieu et place de la ligne n° 1 afin de réutiliser l’ancienne chaudière de récupération. Il permet de répondre aux besoins de l’usine Altéo Gardanne en termes de fournitures de vapeur et d’électricité.

        LES ENJEUX REJETS ATMOSPHERIQUE.

En France, la pollution atmosphérique est responsable de près de 45 000 décès par an. Il s’agit d’un gouffre économique et financier pour notre pays, un rapport sénatorial estime le cout à 100 milliards d’euros.

Pensez-vous que Gardanne et les communes limitrophes soient épargnés ?

Simiane Collongue a voté le 29/09/2015 pour une amélioration des conditions d’exploitation et contre le projet soumis à enquête publique.

Le coût de l’inaction face à un industriel dont le modèle économique est périmé de plus il ne permet pas de financer le respect de la santé humaine et de l’environnement de proximité.

Des solutions existent mais elles ont un prix que la finance sans visage souhaite faire payer à d’autres à l’approche des échéances électorales. Un éternel recommencement le chantage à l’emploi.

Le 24/03/2014, article du Parisien, le Président d’Altéo réclamait la construction d’oléoduc de transport de gaz dans le sud de la France.

  • L’usine représente une consommation de 75 000 foyers.
  • Problèmes de coûts, 20 % plus cher que dans le Nord.
  • Demande l’égalité tarifaire.
  • La situation actuelle est injustifiable.
  • La mise en œuvre de gazoducs demande des investissements importants pas avant 2017.

L’aluminium, le poste énergie et l’achat du minerai de bauxite représente près de 70% (à part égale) l’implantation de nouvelles unités de production se réalise au Moyen orient, en Australie bref ou se trouve des gisements de gaz et proche des mines dans les pays à bas coût.

Pour ce qui concerne l’eau la consommation est de 2 794 724 m3 en provenance du Puits de l’Arc à Rousset anciennement propriété de la SNET et qui été revendu lors de la fermeture de la mine en 2003 à la SEM et SCP.

La canalisation (noir) suit le tracé de la voie ferrée, le puit malgré des pompages intensifs n’a jamais été épuisé, il est prévu comme réserve en approvisionnement aussi pour Marseille et sa région.

Notre pays allant même à ne pas respecter les recommandations européennes en laissant les citoyens exposés aux particules fines. Des mesures qui datent de 2005 avec mise en demeure le 22/02/2013.

Ou en sommes-nous ? Ne faudrait-il pas saisir la Cour de Justice de l’Union ?

Le contexte local, une chimère qui se poursuit sans succès pour tenter de faire travailler ensemble l’ancienne centrale devenue Eon/Biomasse avec Altéo, fournir les bâtiments publiques de la commune et autres.

L’Ademe avait souhaité privilégier l’étude des possibilités de récupération de chaleur depuis la centrale EON.

Il est vraisemblable  que la conclusion du bureau d’études, techniques et financières, de GDF/SUEZ concluent à un projet à faisabilité limitée et économiquement non viable. Cette énergie Biomasse a été écartée.

Ce qu’il faut savoir des polluants classiques liés aux installations de combustion suivant plan de protection approuvé le 17/05/2013, extraits :

Le dioxyde de souffre (SO²).

A cours terme, gaz irritant qui agit en synergie avec d’autres substances comme les particules. Il est associé à une altération de la fonction pulmonaire chez l’enfant et à une exacerbation des symptômes respiratoires aigus chez l’adulte (toux, gêne respiratoire).

A long terme, insuffisance pulmonaire permanente due à des crises répétées de bronchoconstriction.

Environnement, dégradation des sols (dues aux pluies acides) et dégradation des bâtiments (réaction chimiques avec la pierre).

Le dioxyde d’azote (NO ²).

A court terme, gaz irritant pour les bronches. Il entraine une altération respiratoire et une hyperactivité bronchique chez les asthmatiques et favorise les infections pulmonaires chez l’enfant.

A long terme, aucune précision. Le tableau de départ est édifiant.

Environnement, pluies acides. Précurseur de la formation de l’ozone troposphérique. Il déséquilibre également les sols sur le plan nutritif.

Particules en suspension (PM 10 et 2,5).

A court terme, selon leur taille, les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire et peuvent irriter les voies respiratoires inférieures.

A long terme, bronchites chroniques. Présomption d’effets cancérigènes (dans le cas d’association avec d’autres polluants comme les HAP).

Environnement, Salissures des bâtiments et des monuments, altération de la photosynthèse.

Pour maitriser l’ensemble des paramètres le lien  vers «  Plan de protection de l’Atmosphère des Bouches du Rhône. Révision approuvée 17/05/2013.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013_05_17_PPA_13_approuve-2.pdf

Les métaux lourds, les seuils règlementaires, pages 175 à 192, à lire sans modération, instructif.

La situation actuelle :

Dioxyde d’azote (N0²) en 2010 Rio Tinto Alcan a obtenu une dérogation provisoire renouvelable en 2018.

Le seuil réglementaire  d’émissions atmosphériques à savoir 1800 mg/m3 au lieu de 500 est pulvérisée. (Robin des Bois).

Le 04/03/2014, le préfet a pris un arrêté n° 2013 -431 PC, obligation pour Altéo d’avoir à réaliser afin de diminuer les rejets une étude avec échéancier des solutions retenues au plus tard 31/12/2015 pour la mise en service.

Article 4 concerne le non-respect de cet arrêté. Que fera le Préfet ?

Le poste de combustion actuel est de 80 MW soit 7 fois plus puissante que celle envisagé, une filiale de GDF/SUEZ la Société de Cogénération de Gardanne dont le siège est à Lyon a cessé son activité, démantelée en 2012.

Une technologie dépassée qui va perdurer avec le retrait ?

L’installation future :

Les informations recoupées que l’on aurait pu découvrir à la lecture du dossier soumis aux autorités aurait pu être une avancé.

Le retrait de l’enquête publique sans aucune justification entretient une nouvelle fois le manque de transparence des autorités et de l’industriel et surtout la recherche des motifs.

« Le poste de combustion a été dimensionné pour une installation de 12 MW suivant réglementation ICPE notamment émissions atmosphériques en NOX, SO ² et poussières.

Cette nouvelle technologie n’aurait représenté que 11 %, 4 % et O,3 % des émissions de l’ancienne unité. »

L’objectif de l’étude technico économique étant de 100 mg/Nm 3 sur la combustion de gaz sur les chaudières 2 et 3.

La situation après le retrait.

On revient à la case départ avec des dépassements de seuils des rejets, aggravé par l’entrée en production de la centrale Biomasse dans un secteur fortement dégradé, la décharge « monstrueuse » de Mange Garri et ses effets.

La situation est plus inquiétante pour les riverains que les rejets en mer solides ils sont devenus insolubles. Pour les effluents liquides, la dérogation concerne 6 paramètres, il a été présenté au premier Comité de Suivi la résolution de 3, reste 2 en cours d’expérience. Par contre le PH de 12 annoncé est au-delà des normes, d’après les scientifiques au contact de l’eau de mer il tend à baisser, le seuil à atteindre est de 8.

Un recours contentieux axé sur ces seuls paramètres des rejets en mer est voué à l’échec, en première instance dans 2/3 ans et en appel dans 5/6 ans. D’ici là, la santé financière  de l’entreprise fera l’actualité, la restructuration du marché de l’aluminium en cours fera le reste.

Gardanne, le savoir-faire, les brevets, pour de l’engineering et d’aides à la création d’usines nouvelles dans le monde, une nouvelle vocation.

Comme tout dossier d’investissements nouveaux la règle est de démolir ce qui existe et nous nous en plaindrons pas, bien au contraire, nous y trouverions de précieuses informations à la préparation des recours.

Se plonger, dans les études d’impacts, dossier administratifs, annexes etc. surement volumineux probablement très bien présenté par GDF/SUEZ, l’investisseur sur terrain d’autrui (Pechiney et non pas Altéo occupant de l’emprise de l’usine) mais à qu’elle titre ? (voir contribution finances).

On continuera les rejets atmosphériques dépassant les seuils de la réglementation sans se préoccuper des incidences, sur la santé humaine et l’environnement.

Le retrait s’explique pour ma part :

Il est d’ordre strictement financier, l’absence de prise de risques par le prestataire, le refus d’Altéo de s’engager pour des contrats types de 12 ans la règle lorsqu’il existe aussi la fourniture à EDF.

Le propriétaire le FCPR, HIG France, son échéance probable est 2017.

L’investissement de GDF/SUEZ, l’installation a une durée de vie de 25 ans, durée d’amortissements, la rentabilité du capital la priorité.

L’analyse de la capacité financière d’Altéo, sa solvabilité, sa visibilité et chance de survie à terme a contraint le prestataire à la prudence.

Les décisions des autorités :

Les études de l’ANSES du 21/12/2015 indique que la zone en mer est contaminée, pour Mange Garri l’agence ne cautionne pas les chiffres de l’industriel, afin d’y voir clair le Ministère de l’écologie a demandé que des études lui soit remises pour septembre 2016 :

L’impact de la consommation de poissons de la zone, le principe de précaution devrait être instauré, interdiction de la pêche dans cette zone.

Mange garri, étude épidémiologique, rejets air, terre.

Expertise financière, en cause le modèle économique déclaré non viable par Mme. Royal, définir les véritables coûts environnementaux.

Préfet et industriel, pourtant prompt aux communiqués de presse ont été aux abonnés absents, la transparence en eaux troubles ?

La science, site de l’Union des Calanques création « ZAD des Calanques ».

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