BOUES ROUGES : PROTECTION DE LA SANTE HUMAINE ET DE L’ENVIRONNEMENT.

12 Avr

 

La position de la majorité municipale de Simiane Collongue n’a pas varié depuis l’enquête publique.

Elle porte haut ses engagements moraux et de bon sens c’est plutôt rare pour le souligner.

Rappel, vote du 29/09/2015 et courrier du 14/09/2015  au Commissaire Enquêteur contre les rejets en mer, dans l’atmosphère, la situation des eaux souterraines, la décharge/stockage de Mange Garri.

Un rendez-vous est en cours de préparation à l’initiative de Philippe Ardhuin notre maire que j’accompagnerai auprès de M. Estrosi Président de la Région PACA afin d’aborder les sujets  de l’usine de Gardanne, la mer n’est pas la seule concernée.

Les résidus solides malheureusement sont en mer pour de nombreuses années avec son cortège de nuisances. La zone d’après l’ANSES depuis le 21/12/2015 est contaminée ce qui pose la question de la consommation du poisson.

Les effluents liquides, d’après l’industriel 3 paramètres dérogatoires sur 6 rentrent dans la norme. A suivre au prochain Comité de Suivi mis en place par le Préfet.

Le lien : http://www.simiane-collongue.fr/kiosque Revue Municipale de Simiane Colongue Avril n° 7. Altéo.

 

22 LA MAJORITÉ L’OPPOSITION Le 8 mars dernier un important accident écologique est survenu dans l’usine ALTEO de Gardanne. Une rupture de canalisation sous pression a déversé de la soude et de la bauxite sur 35 ha d’habitations autour du site. Dans leur tribune politique du dernier Simiane infos, les élus de l’opposition, suite à leur abstention lors du vote en conseil municipal sur l’arrêt provisoire de l’usine ALTEO de Gardanne, ont écrit pour se justifier: « ni blanc-seing pour polluer, ni fermeture de l’usine ». Ce positionnement « mi- figue mi-raisin » tient plus de la » figue molle » de Pagnol, que des « raisins de la colère » de Steinbeck… Ils ont donc opté avec frilosité pour le ni-ni. Leur dilemme cornélien s’est porté entre l’arrêt définitif de la contamination toxique de la mer, et la poursuite d’enjeux économiques locaux. Ils ont préféré la « passion » du travail, à la raison de santé. La coalition d’intérêts politiques d’un petit bassin d’emploi l’a ainsi emporté sur la précaution d’intérêts sanitaires du grand bassin méditerranéen. Mais comment peut- on prôner un fervent respect de l’écologie nationale, et permettre un désastre de l’environnement régional en fermant les yeux et en se bouchant le nez et les oreilles. Même la Ministre de l’écologie, – dont ils se revendiquent politiquement-, a dénoncé la poursuite de l’activité par un chantage à l’emploi. Elle avait déjà subordonné à des analyses complémentaires et à de rigoureuses prescriptions de filtration, l’autorisation de la poursuite d’activité de l’usine ALTEO, qui avait été sollicitée en 2014 par sa direction, pour une durée de 30 ans… Mais que nenni ! Par défi, et faisant fi du bon sens responsable de madame la Ministre, sa poursuite a néanmoins été récemment autorisée par l’Etat pour une durée de 6 ans. « L’Etat a sa raison que la raison ne connaît pas ». Dont acte. Le vote responsable de notre majorité, a porté sur un arrêt provisoire de toute l’activité polluante de cette usine le temps d’un moratoire. En effet, à ce jour, tous les prélèvements et les analyses ont démontré, malgré une « réduction » des boues rouges, une grande insuffisance des  » filtres de presse  » utilisés pour épurer leurs rejets liquides en mer, qui sont toujours chargés de taux importants de plusieurs métaux lourds. (Mercure, aluminium, fer, arsenic etc). Nous demandons instamment une pause de sécurité pour que des expertises complémentaires soient réalisées par des scientifiques indépendants qui puissent rapidement évaluer les risques et donner à la population des informations précises sur l’incidence immédiate et à venir des dangers pour l’environnement et la santé. Comment peut-on continuer à laisser distiller à travers la chaîne alimentaire, le poison aux poissons que nous consommons avec nos enfants, et permettre de polluer l’air que nous respirons. Ces « apprentis sorciers » politiques se dotent de belles formules verbales, mais ignorent totalement celle de l’antidote vital. Laissons les savants et les sachants scientifiques s’occuper des recommandations sur ce risque industriel. L’opposition municipale, par son abstention sur le vote d’un arrêt momentané de l’usine, prend l’option du risque d’une très grave nuisance sur la santé et l’environnement. C’est un pari trop hasardeux et très dangereux ! Aucune activité industrielle, aucun intérêt économique ne peut se jouer de la santé publique au point de mettre gravement en danger l’avenir environnemental et la vie de la population locale. Dès lors le principe de précaution doit prévaloir. Souvenons-nous du drame de l’amiante, produit toxique industriel longtemps ignoré par les pouvoirs publics, qui a provoqué tant de morts et de souffrances dans notre pays. N’acceptons pas d’être exposés à des dangers réels pour notre santé au nom d’une poursuite économique à effets pervers « boomerang » incontrôlés. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », nous dit Rabelais; et nous disons: « industrie sans conscience n’est que ruine du corps « . Alors, Simianaises et simianais , en votre âme et conscience, réfléchissez et prenez acte des différents choix qui ont été faits à ce sujet : celui de l’opposition municipale qui privilégie le travail sur la santé, ou celui de notre majorité pour qui : « le travail c’est la santé », et qui a pris position, sans état d’âme, pour la fermeture provisoire de l’usine dans l’intérêt majeur sanitaire de la population et de son environnement.

Toute l’équipe de la majorité.

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