BOUES ROUGES : L’HERITAGE PECHINEY A L’HORIZON 2018 ?

5 Mar

L’élimination programmée de l’usine de Gardanne était en route dès 2012.

L’absence de la preuve n’est pas la preuve de l’absence.

Les opposants  ne seront pas les fossoyeurs d’emplois que l’on se complait à présenter lorsqu’ils défendent l’environnement et l’impact sur la santé humaine mais le fruit de la voracité financière et l’organisation économique des marchés de l’aluminium.

Altéo, un savant montage financier par le biais d’un Fonds Communs de Placements à Risques (FCPR) en est devenu le propriétaire et associé unique sans aucune responsabilité sociétale. La  finance sans visage,  des investisseurs inconnus et masqués. Le gestionnaire  avec ses équipes, HIG Miami et Paris.

Le rapprochement d’abord Alcan puis Rio Tinto a été réalisé pour permettre de s’approprier les technologies et commencer le démantèlement, la délocalisation et le management à l’américaine où les salariés sont impuissants face aux restructurations.

En juin 2012, réorganisation des activités les moins rentables dont Gardanne en prenant soin que le repreneur ne soit pas un industriel qui pourrait devenir un concurrent.

Le 28/03/2012, c’est l’annonce de la qualité du repreneur ce qui ne rassure pas les salariés. Pour conclure, Rio Tinto s’engage à payer en USD un montant de 24 692 179 € payable en 4 annuités. La lecture des rapports des commissaires aux comptes indique comme dernier exercice 2016.

L’expertise demandée par les syndicats et acceptée par la direction  a été remise début juillet 2012 par SECAFI un cabinet d’expertise qui est utilisé par les syndicats et qui conclut «  le projet de reprise sur 5 ans n’est pas viable «. Malgré différentes demandes impossibilité d’obtenir le document.

Les pertes cumulées entre 2004 et 2014 pour la seule usine de Gardanne s’élèvent à 119 millions €.

Les déclarations successives de Mme. Royal confirment que le modèle économique d’Altéo n’est pas viable. De plus l’entreprise ne paie pas les coûts générés par sa production en matière de décharges.

La dette écologique, des chiffres récents 2010/2011, le coût du rejet en mer est de 1 million d’euros au lieu de 10 millions d’euros par an en décharge contrôlée à terre. A vos calculettes pour 50 ans ….

Les déclarations syndicales, largement relayées par la presse régionale et par les élus de Gardanne. La consultation via Google, la mémoire intacte,  extraits des propos de 2012 :

« Grèves au 11/06/2012 – Ils arrivent les mains vides, pas un euro dans la boîte – les travailleurs à la porte des négociations – la durée de vie du FCPR 5 à 7 ans – le géant minier veut s’en débarrasser à moindre frais – un plan social envisagé par Rio Tinto etc… »

Les représentants syndicaux connaissent par cœur rien n’a changé en 2016 des objectifs Rio Tinto :

  • supprimer un concurrent sans que son nom ne soit trop voyant, pas de plan social.
  • exporter le savoir-faire, les brevets, technologies mises aux points en recherches et développements avec l’aide de subventions publiques
  • un repreneur qui ne soit pas industriel et que l’on payera pour ce travail. L’accord créance Rio Tinto France de 24 692 179 € payable sur 4 ans à Altéo, l’exemple.
  • les modalités d’achat du minerai de bauxite à Rio Tinto resteront secrètes.
  • La durée de vie du FCPR, son règlement intérieur, est de 5 à 7ans (AMF).

Obtenir l’autorisation des rejets en mer, pour 6/2 ans ou 30 ans ce n’est que le sésame environnemental permettant de proposer des projets d’implantation d’usines clés en mains.

Une activité plus lucratives complémentaires sans concurrence l’ensemble de la chaine appartenant à Rio Tinto. Le marché se restructure au plus près des pays producteurs, mines de Guinée, Indonésie.

L’argument de l’emploi est fallacieux, rien n’est garanti après 2017/2018. Tous le savent.

Un portage organisé, structuré, payé par Rio Tinto par l’intermédiaire d’une entreprise dont c’est le métier HIG Capital Miami,  un concurrent était exclu dans une spécialité de niches industrielles de produits entrant dans la fabrication de nos nouvelles technologies.                                          

Des signes, l’état-major de Rio Tinto est toujours aux commandes avec un ordre de mission et des obligations  précises, une communication détournée «une industrie propre ».

Les modalités de la reprise en Juin 2012, l’accès aux documents toujours manquants consacrent les « coins et recoins » du secret des affaires que les autorités se devaient de contrôler il en est temps.

La durée de vie du FCPR et son échéance de 2018 le retour à la case départ malheureusement.

Une usine moderne à Fos,  permettrait d’avancer, pérenniser les emplois, maitriser les pollutions.

Le blog : La Loupe de Simiane Collongue pour approfondir le sujet.                  

 

 

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