BOUES ROUGES : REJET EN MER – DÉBIT 270 m3/h – DONT 130 m3/h d’eau clair ?

31 Mai

Remarques Enquête Publique Arrêté Préfectoral du 26/04/2018.

Révision des limites, VLE, une demande de dérogations par anticipation, la réalisation des installations fixes pour 2019, traitement insuffler du C0 ².

L’Etat doit se prononcer sur dossier à partir de tests en laboratoire, éprouvettes et les dires de l’industriel. La question de la propriété du brevet n’est pas traitée.
Alteo ou Rio Tinto Alcan ?
Il serait plus raisonnable de se prononcer sur ce process en phase d’exploitation et d’attendre la réalisation complète des installations capable d’assurer la performance annoncée sur papier et à priori, aucune certitude au final.
– L’objectif faire baisser le pH de 12 à 7 puis piéger les métaux lourds cela fonctionnerait sur un pilote en laboratoire traitant 1 m3 jour alors que le rejet est de 270 m3/h.
o Création d’une station de traitement de 2500 m2.
o Consommation CO ² de 500 kg/h équivalent de 3 500 voitures roulant 10 000 km par an.
o En l’état d’informations éparses, un remède équivalent au mal ?

Débit des eaux excédentaires de 270 m3/heure.
Rapport du BRGM n° 64161 (12/2014), les éléments technique contenu dans l’Arrêté du 28/12/2015.
– Mélange de flux à savoir :
o Retour du lavage des résidus – 110 m3/h.
o Retour du surnageant du bassin n° 7 de Mangegarri. 22 m3/h.
o Purge de l’impureté oxalate (oxydation de matières organiques présentes dans la bauxite lors du procédé Bayer) 8 m3/h.
o Eaux utilitaires mélangées aux eaux pluviales récupérées sur le site de Gardanne
o Eau brute d’arrosage via le canal de Provence 130 m3/h.
Le débit passe par l’envoi en mer de 130 m3 d’eau d’arrosage ce qui est totalement inutile à la mise en œuvre du process industriel par contre :
– Indispensable et absolu nécessité pour la canalisation vétuste à son fonctionnement dans le seul but de faire face à un risque de rupture et de permettre de ne pas subir un risque d’usure accélérée en deçà.
Les risques, nos demandes
– A l’évidence Altéo tente de se prémunir face à un risque majeur de rupture en préconisant 270 m3/h. De 100 à 130 m3/h. s’impose.
o Nous demandons le passage d’un racleur instrumenté sur la totalité du parcours terrestre et marin.
 La seule technique fiable, exhaustive, économique qui permettrait à tous d’y voir clair sur l’état de la canalisation.
– Prélèvements d’échantillons avant la convergence des flux pour les 4 points d’origine, plus un à Port Miou à l’arrivée et avant rejet en mer.
– Analyses fines prélèvements par prélèvements, comparaison.
o S’assurer du niveau de dilution des polluants.
o 50 % d’eaux d’irrigations, des risques d’influencer les normes.
– Une mission centre français de l’anti corrosion CEFRACOR ou d’un organisme certificateur :
o Evaluation de l’épaisseur résiduelle du métal.
o Suivi de la corrosion, vitesse de fissuration par fatigue du métal.
 Les effets depuis 1966.
o Vieillissement du métal, estimation durée de vie restante.
o Etat réel des protections, cathodiques et du brai de houille.
o Epaisseur résiduel du métal sur l’ensemble terre et mer.

L’ensemble de ces éléments, normes, objectifs d’Altéo sont traités dans le détail, dans le mémoire complémentaire n° 5 du dossier de recours (UCL et 4 associations) contre l’Arrêté du 28/12/2015 dont la première audience est prévue pour le 14/06/2018 au Tribunal Administratif de Marseille.

Représentant de l’Union des Calanques Littoral à la Commission de Suivi mer du site Altéo lors de la réunion du 28/05/2018 ces demandes ont été officialisées auprès des autorités Préfectorales par le dépôt de nos conclusions et synthèse.

Michel Mazzoleni Titulaire Commission de suivi mer pour UCL.

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BOUES ROUGES : Commission de Suivi Mer du 28/05/2018.

29 Mai

SYNTHESE DE NOS DEMANDES COMMISSION DE SUIVI MER 28/05/2018.
LA CANALISATION.
Arrêté n° 2015 – 1229 du 28/12/2015. Concession d’utilisation du Domaine Public Maritime (DPM) pour canalisation de transfert de rejet à la mer des effluents de l’usine d’alumine de Gardanne au profit :
Aluminium Pechiney, filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan.

Le 24/05/2018 en Préfecture visionnage vidéos- sous-marine :
COMEX 2017, dans les cadre des obligations d’Altéo.
– 1/Nos commentaires en détail et particulièrement l’impossibilité :
o De visualiser le chevauchement des conduites de Gardanne et de la Barrasse, point de friction.
o Suivant notre plan précis, le tronçon où s’est produit l’avalanche de boues rouges lors de la plongée de G. Rivoire.
UCL, dépôt enquête publique septembre 2015 de cette vidéo. N° 10 au registre.
Notre film à Port Miou, avec ajout de 30 secondes d’une vidéo Comex de 2015 disponible sur le site Altéo sans mention de droits à l’image.
– 2/Commentaires Professeur Henry Augier sur ce même film Comex le 30/12/2015 qui a été visualisé à l’époque pour son intégralité.
o Présence de sédiments et d’organismes colorés par les boues rouges à partir de – 90 m.
o Deux hypothèses permettent d’expliquer cette contamination
 Soit une remontée de boues rouges de – 320 m à – 90 m.
 Soit la présence d’une ou plusieurs fuites.
• D’où la nécessité d’une expertise.
L’intervention d’Altéo en lieu et place de « Rio Tinto Alcan » :
– Le détail des pouvoirs permettant à Altéo de représenter RTA.
– Convention d’utilisation, modalités, conditions, cadre ICPE de l’usine.
– Les actes authentiques et documents officiels précisent (Pj) :
o Acte notarié du 31/07/2012. Traité d’apport partiel d’actif 30/05/2012 et certification des comptes sociaux de 2013 à 2016 :
 Altéo n’a aucune responsabilité environnementale. Qui ?
 Aucune provision au titre de démantèlement, dépollution.
– Il ne serait pas inutile d’envisager d’examiner par un groupe de travail les modalités et conditions de l’opération de 2012 qui a vu Gardanne devenir la propriété d’un Fonds d’Investissements de Miami HIG exploitant l’usine de Gardanne sous le nom d’Altéo.
o Des incidences sont nombreuses qui méritent attention.
o Rio Tinto Alcan s’engageant à payer 32 millions de $ sur 4 ans échéance 2017.
 Un vendeur qui paie son acheteur c’est peu banal ?
L’état de la canalisation, étant entendu que l’épaisseur d’origine est de 12 mm :
– Les mesures d’épaisseur résiduelle du métal annoncées par Altéo :
o 8,7 – 8,4 – 7,4 sont trois mesures prises à la jonction, terrestre et mer, une zone qui comporte de nombreuses réparations.
 Aucune mesure terrestre dont 70 % en souterrain ?
 Il n’est pas précisé s’il s’agit d’un métal ancien ou récent.
o Le tronçon récupéré par nos soins à Port Miou et remis aux autorités pour constat est à 4 mm.
Des positions inconciliables mais très facilement vérifiables :
Altéo soutenant que la canalisation est en parfait état, nous suggérons de demander une certification.
– Passage d’un PIG, racleur instrumenté, dès 2014 Altéo prévoyait lors de l’enquête publique (tome 3) une étude à échéance 2014 était envisagée.
– Altéo, pour la Commission du 28/05/2018, la réponse :
o Etude techno-économique pour le racleur instrumenté : solution non retenue car surcoût important au regard des contrôles réalisés.
– Il ne s’agit donc pas d’un problème technique, la mesure des épaisseurs du métal sur l’ensemble du parcours est incontournable.
o Ce n’est pas la promenade d’un ROV mais une inspection en ligne, la réponse la plus économique et la plus adaptée au contrôle systématique de l’intégrité par un diagnostic exhaustif, efficace, corrosion, protection cathodique, traitements donnés.
 L’avis d’Altéo d’une canalisation en parfait état et pourquoi pas la certification ? Le bon moyen de preuves.
Face à un choix strictement financier, les autorités ne doivent pas reculer et s’assurer de l’épaisseur résiduelle du métal, prévention et précaution, la sagesse.
– UCL aura toujours en cas de refus des autorités de demander une expertise au Tribunal Administratif à l’audience du 14/06/2018.
La future Loi sur le secret des affaires.
Les aides publiques directes consenties à Altéo, ajout du cadeau de la redevance pollueur/payeur nous donnent le droit de savoir, pour près de 65 millions €.
– Impôt sur les sociétés zéro (résultats déficitaires 56 millions de 2013 à 2016). Tva exonérée à l’export, récupération sur les achats, la différence remboursée par le fisc.
– Chiffre d’affaires de 210 millions d’euros dont 80 % à l’exportation
– Des déchets 100 % made in Provence.
Une reconversion du site est depuis bien longtemps indispensable et raisonnable, les emplois ne pourront être conservé que dans ce cadre imposé par l’Etat.
La propriété des brevets et mise au point de nouveaux process.
A l’actif, le poste brevets ne concerne que les seuls logiciels informatiques. L’ensemble près de 800 brevets dans quelles raisons sociales sont-ils « logés « ?
Quelques éclaircissements sont sollicités. Voir note en annexe.
Les effets de la corrosion un métal de 1965 :
Une mission pourrait être confiée par les autorités aux centre français de l’anti corrosion CEFRACOR ou d’un organisme certificateur :
o Evaluation de l’épaisseur résiduelle du métal.
o Suivi de la corrosion, vitesse de fissuration par fatigue du métal.
o Vieillissement du métal, estimation durée de vie restante.
o Etat réel des protections, cathodiques et du brai de houille.
o Epaisseur résiduelle du métal sur l’ensemble terre et mer en phasage avec le passage d’un PIG.
Demande d’autorisation de plongée dans le Parc National des Calanques :
Nous avons la possibilité de descendre entre 250/300 m afin de s’assurer de l’intégrité de la canalisation, filmer les endroits précis que nous n’avons pas visionné à partir de la vidéo Comex 2017 de la façon dont elle a été présentée.
Malgré nos faibles moyens nous pouvons contribuer à la recherche de la vérité.
Des avis scientifiques multiples et contradictoires, à retenir :
ANSES l’avis après saisine du 15/10/2014 rapport 2014 – SA – 0223 :
– « La composition de l’effluent futur est basée sur expérimentation réalisée en laboratoire qui ne peuvent pas garantir sa représentativité.
– De meilleures études expérimentales s’imposent à l’avenir.
– De fait l’ANSES, estime que la composition estimée dans le dossier est théorique, hypothétique et d’une fiabilité insuffisante.
– Lacunes, contamination notable mercure et plomb, l’exploitant produit un nombre limité de données. »
L’avis du professeur Henry Augier président d’UCL est joint.
En conclusion, l’Autorité préfectorale pourra décider utilement :
– Imposer à Altéo avec délai, un racleur instrumenté sur la totalité.
– Missionner Cefracor ou similaires pour un diagnostic corrosion.
– Pour UCL autoriser la plongée, constatations pour septembre 2018.
– Revoir les conditions du débit de 270 m3/ h. à hauteur de 120/150 m3/h.
 L’eau d’irrigation soit 130 m3/h. ne doit pas servir de dilution elle ne participe pas au process.
 Un débit plus faible abimerait le tuyau qui ne résisterait pas ? Des informations précises sont souhaitables.
o Conserver à Mangegarri le surnageant bassin n° 7 soit 22 m3/h.
o Réaliser des analyses avant le mixage des flux.
– Renoncer à l’enquête publique VLE traitement CO ² à partir de tests en laboratoire et éprouvettes mais attendre la réalisation complète des installations permettant de traiter le débit qui sera défini, prévisions :
o Création d’une station de traitement de 2500 m2.
o Consommation CO ² de 500 kg/h équivalent de 3 500 voitures roulant 10 000 km par an.
o En l’état d’informations éparses, un remède équivalent au mal ?
L’ensemble de ces éléments, normes, objectifs d’Altéo sont traités dans le détail, dans le mémoire complémentaire n° 5 du dossier de recours (UCL et 4 associations) contre l’Arrêté du 28/12/2015 dont la première audience est prévue pour le 14/06/2018 au Tribunal Administratif de Marseille.
Eléments fournis par M. David Coste par son courrier et pièces du 26/02/2018.

Simiane Collongue le 26/05/2018. Michel Mazzoleni (UCL).

Pièces jointes remises en séance :
– Nos remarques, projection vidéo Comex du 24/05/2018.
– Les brevets, propriétés, actifs bilan.
– Expertise biologique par le professeur Henry Augier du 30/12/2015.
– Cession Rio Tinto Alcan de 2012, les engagements, premières pages :
o Acte notarié du 31/07/2012.
o Traité d’apport partiel d’actif, tribunal Nanterre du 30/05/2012.
o Certification comptes sociaux 2016. Disponibles 2013/2014/2015.

BOUES ROUGES : Mrs. Macron et Valls expliquez nous ?

9 Mai

Les coulisses de l’Arrêté du 28/12/2015.

Quand le premier gouvernement Valls 1 contredit Valls 2, des politiques aux multiples facettes que rien n’étouffe.

– L’avis éclairé de Mme. Royal Ministre de l’environnement :
o Elle exprime son désaccord publiquement après avoir perdu l’arbitrage contre le ministre de l’économie M. Macron.

La décision du Conseil d’Etat de divulguer le compte rendu de la réunion interministérielle qui a traité du différend entre Mme. Royal et M. Macron :
– M. Valls a ordonné au Préfet M. Bouillon.
o Il a obtempéré tout en déclarant « c’est une position du Gouvernement et je l’applique » en signant l’Arrêté du 28/12/2015.

Obéir aux ordres de la hiérarchie malgré les oppositions révélées depuis 52 ans et lors de l’Enquête Publique de septembre 2015 n’est pas anodin.
La fabrique du consentement par les actionnaires était toujours à l’œuvre.
– Décisions contradictoires, le lieu l’Assemblée Nationale.
o Question au gouvernement n° 63 945 du 16/09/2014, par le député C. Premat.

La réponse publiée au JO du 25/11/2014 page 9838 à la signature du secrétaire d’Etat à la mer Alain Vidalies qui occupera le poste du 02/04/2014 au 06/12/2016 sous les gouvernements Valls 1 et 2.
– « Les préoccupations liées à la sante publique et la protection du milieu marin justifient cette décision.
La demande d’autorisation de rejets liquides ne sera pas accordée en l’Etat malgré l’avis du Conseil d’Administration du Parc, il faut viser un objectif zéro rejet d’arsenic, de métaux lourds en mer. »

Trop de décisions et de sujets concernant Pechiney et successeurs sont le fruit d’arrangements « d’arrières boutiques », le renouvellement de l’autorisation en faveur du propriétaire de la canalisation, Aluminium Pechiney (filiale à 100 % de Rio Tinto Alcan) le fait du prince pour être poli.

Elle ne repose sur aucune considération scientifique et des conséquences sur l’humain, l’environnement. L’emploi serait la seule motivation alors que Pechiney et successeurs un groupe de 30 000 salariés a été totalement effacé.

Un prétexte fallacieux. Parler de reconversion aurait été responsable.

Des coïncidences qui cherchent explications :
– Rothschild, des liens capitalistiques avec Rio Tinto Alcan :
o Les hommes :
 G. Pompidou, signataire de la DUP du 04/01/1966.
 E. Macron, ministre de l’économie et Président.
– Les questions du député C. Premat :
o N° 78 232 du 21/04/2015, transition énergétique, lagunage.
o N° 99 755 du 11/10/2016. Redevance sur l’eau Pollueur/Payeur.
o N° 92 454 du 19/01/2016 destinataire ministre des finances M. Macron jusqu’au 31/08/2016. Modalités et conditions achats minerais de bauxite « en Guinée » Aucune réponse.

 Les statistiques douane NC 8 laissent apparaitre suivant Incoterms Fob Fos un prix de 32 à 42 € la tonne, il s’agit de la face officielle. Les contrats à long terme sont inconnus.
 Les résultats auraient dû s’améliorer sur la base d’achats de 1 millions de t avec un peu d’arithmétique. Et bien non.
 Le vendeur du minerai est Rio Tinto Alcan, heureux hasard via Halco Mining et sa filiale CBG détenu à 49 % par l’Etat Guinéen et 51 % regroupe 3 partenaire dont RTA, le siège social est dans le paradis fiscal du Delaware.

Le prix de vente du minerai, le lieu de paiement, l’actionnariat du fournisseur devraient faire l’objet des attentions de l’Etat.

L’échange de courrier entre Altéo et le député, 01/03/2016 et 23/05/2016 est savoureux, style « langue de bois ».
o La réponse viendra du successeur de M. Macron, Michel Sapin en une ligne « secret fiscal « JO du 07/03/2017 page 2052.

 Malgré deux courriers à notre Président le 03/08/2017 et 29/11/2017 afin de solliciter son avis. Aucune réponse.

Un avis de citoyen, même une question au Gouvernement est ignorée, la dictature de la fonction, concertation, dialogue des balivernes, à 6 mois d’intervalle j’ordonne, la démocratie est bien malade qui saura remédier à ces errements ?

Assemblée Nationale, l’image de la question et de sa réponse via google.

14ème législature
Question N° 63945 de M. Christophe Premat (Socialiste, républicain et citoyen Français
établis hors de France ) Question écrite
Ministère interrogé > Écologie, développement durable et énergie Ministère attributaire > Écologie, développement durable et énergie
Rubrique > déchets, pollution et nuisances Tête d’analyse > politique et réglementation Analyse > autorisation dérogatoire. pertinence.
perspectives.

Question publiée au JO le : 16/09/2014 page : 7591
Réponse publiée au JO le : 25/11/2014 page : 9838

Texte de la question
M. Christophe Premat attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la dérogation accordée à l’entreprise
Alteo de Gardanne, l’autorisant à déverser ses déchets chimiques liquides en mer Méditerranée. Cette autorisation de pollution est extrêmement
préoccupante à l’heure où se multiplient les rapports indiquant la nécessité de préserver la biodiversité de la mer Méditerranée.

L’ancienne usine Péchiney avait auparavant produit de l’alumine près de ce parc, qui est une poudre blanche tirée de la bauxite. Cette poudre est très résistante à la chaleur et est utilisée dans la fabrication de verre et d’écrans électroniques.
Les quantités de déchets produites par son extraction étaient déjà considérables.
Cette prolongation intervient dans un contexte de production massive de déchets et les « boues rouges », résidus de bauxite, pourraient endommager
irrémédiablement l’environnement.
En effet depuis 1966, on estime à 20 millions de tonnes de boues rouges versées depuis 1966 en Méditerranée par l’usine
Alteo de Gardanne. Il aimerait savoir si elle compte intervenir pour annuler cette dérogation accordée.

Texte de la réponse
L’usine de Gardanne crée en 1893 est la première usine du monde à avoir mis en oeuvre le procédé d’extraction de l’alumine à partir de bauxite.
L’alumine entre
notamment dans la composition de l’aluminium, de céramiques industrielles et de verres. Actuellement, la société ALTEO, exploitante de l’usine, dispose d’une
autorisation de rejet en mer des boues rouges.
Celleci arrivera à échéance le 31 décembre 2015. Un nouveau dossier d’autorisation a été déposé par l’industriel afin de proposer de nouvelles modalités de traitements de ses rejets industriels.
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a indiqué au responsable de l’entreprise Altéo : que

l’arrêt des boues rouges, prévu au 31 décembre 2015, devait être accéléré ; que
la demande d’autorisation de rejets liquides ne sera pas accordée en l’état, malgré l’avis du Conseil d’administration du Parc, car il faut viser un objectif zéro rejet d’arsenic et de métaux lourds en mer ;
que le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a été saisi pour mener une expertise indépendante.
Les préoccupations liées aux priorités concernant la santé publique et la protection d’un milieu marin fragile justifient cette décision.

Des solutions doivent être trouvées pour défendre en même temps l’emploi et l’environnement, sachant que la destruction de l’environnement est aussi destructrice d’emplois et génératrice de dépenses publiques élevées.

BOUES ROUGES : NOTRE VÉRITÉ PAR UCL. ALTEO DES COUPS DE PUB.

26 Avr

Le point sur la situation

Le projet.
Jeudi matin 15 mars 2018, le président d’Alteo et le directeur de l’usine d’alumine de Gardanne ont présenté, à la presse, leur projet de construction d’une unité de traitement des effluents liquides pollués sortant des filtres presses de l’usine, par injection de dioxyde de carbone (CO2). Ce projet présenté comme une « première mondiale » a été un coup de pub réussi pour les non-initiés.

Qu’elle est la situation réelle ? Une mise au point.

Un effort réel.

En préambule, il convient de reconnaitre que, sous la pression du préfet, de la Commission de Surveillance du Site et des associations de défense de la nature, l’industriel a montré sa bonne volonté de faire un effort pour réduire la charge de ses rejets polluants. Ce projet s’inscrit dans cette démarche et il permettra peut-être d’atteindre, à l’échéance, les limites prescrites pour un petit nombre de polluants mais pas pour tous, loin de là.

Le masque de l’expression des résultats.

Dès l’origine, l’industriel a négligé la présentation des résultats. Ils sont indiqués, dans des tableaux, en pourcentages (µg/l, ou mg/l) et non pas en quantités réelles déversées en mer.

Le calcul est simple sur la base du débit en mer phénoménal de 270 m3/heure ! On arrive à des tonnes d’aluminium, de DCO et de DBO5, de plusieurs milliers de kg de MEST, de plusieurs centaines de kg pour le vanadium, de plus de 100 kg pour l’arsenic et d’un kg pour le mercure, par an !
Nous aurions aimé être renseignés sur les quantités à déduire à de telles charges intolérables, une fois l’unité de traitement opérationnelle. De même 0,02 % de métaux n’exprime pas non plus la réalité ; là encore on devrait raisonner sur les quantités réelles rejetées en mer.

Un nombre très élevé de polluants ne paraissent pas pris en compte.

Les effluents industriels contiennent les polluants suivants (d’après une liste donnée par l’industriel, complétée par l’ANSES) ; nous y avons ajouté la spécificité de leur toxicité :

Soude (toxique), aluminium (toxique, perturbateur neurologique, perturbateur cellulaire), fer (perturbateur de la reproduction et de la croissance), arsenic (forte toxicité), vanadium (désordres respiratoires, digestifs, sanguins et neurologiques), titane (toxique pour le plancton), molybdène (perturbateur endocrinien), bore (toxique), chrome (toxique), sélénium (toxique), manganèse (toxique), plomb (saturnisme, perturbateur sanguin, dysfonctionnement reins, foie, système nerveux), cuivre (algicide, atteinte à la base des chaînes marines trophiques), zinc (perturbateur photosynthèse et respiration, cancérigène), antimoine (toxique, possibles lésions hépatiques, rénales et cardiaques), cadmium (maladie Itaï, déformation du squelette), étain (ravageur des parc d’aquaculture), uranium (toxique), lithium (effet possible sur la fonction rénale), nickel (toxique, perturbateur du développement larvaire), cobalt (toxique), argent (toxique sur les stades larvaires), mercure (névropathie, paralysie fonctionnelle, destruction des reins) phénols, 16 hydrocarbures aromatiques polycycliques (forte toxicité, dysfonctionnement cellulaire, cancérigènes), 7 polychlorobiphényles (réduisent l’immunité naturelle, cancérigènes), 7 dioxines et 10 furanes (seuil de toxicité très bas, dysfonctionnement hépatique, nerveux, endocrinien, cancérigènes), 6 composés benzéniques (aberrations chromosomiques, cancérigènes), 1 phtalate (possibles effets sur le foie et les reins, le système reproducteur mâle, possible perturbateur endocrinien), 4 alkylphénols (perturbateurs endocriniens) et 2 polybromodiphenyléthers (perturbateurs endocriniens), 3 organoétains (perturbation de la reproduction et du système immunitaire, malformations).

Un sacré cocktail de poisons !

Que deviennent ces polluants avec le procédé au CO2 qui parait plus approprié à certains métaux lourds. L’industriel n’en parle pas ! On parait loin d’un traitement polyvalent !

Les contraintes préfectorales sont trop tolérantes et non adaptées à un parc national.

Si on se réfère à l’arrêté préfectoral du 28 décembre 2015, on relève que ce qui est demandé à l’industriel ne concerne pas toute la charge polluante. On va suivre, pendant 6 ans, la pollution des calanques et féliciter l’industriel à chaque progrès de dépollution.
Pourtant, à l’échéance de ces 6 ans, on aura seulement réduit les rejets les plus massifs et pas nécessairement les plus toxiques. C’est-à-dire 6 paramètres polluants sur 82 ! Et la pollution des calanques continuera.

De telles dispositions sont contraires à la loi sur les parcs nationaux et aux conventions signées par la France sur la protection de la Méditerranée. L’industriel en profite et on ne peut pas le lui reprocher. C’est la raison pour laquelle un groupe de personnes et UCL ont déposé plainte à Bruxelles contre l’Etat Français.

Les facteurs aggravant la toxicité sur les organismes marins ne sont pas pris en compte.

. La plupart des polluants sont peu ou pas biodégradables et sont donc quasi indestructibles. Ils ne vont donc pas cesser de s’accumuler par addition continue dans le temps, proportionnellement au volume du débit horaire (270 m3/h). Cet aspect n’est pas pris en compte ! Dont 140 m3/h d’eau (propre) à la seule fin d’assurer un débit suffisant de 270 m3/h pour que la canalisation ne se dégrade pas. Le seul effluent industriel est de 130 m3/h, l’ensemble des calculs sont à revoir.

. La bioconcentration c’est-à-dire la concentration des polluants le long des chaines alimentaires n’est pas pris en compte, ni même évoquée
. Le rejet industriel n’est pas isolé.
Il s’ajoute à la pollution de la Méditerranée (« bruit de fond »), à l’apport du fleuve Huveaune détourné dans les calanques et aux rejets urbains massifs, insuffisamment traités, de l’agglomération marseillaise..
La somme de ces apports peut s’avérer suffisante pour faire franchir des seuils de toxicité irréversibles pour la flore et la faune marines. Cet aspect n’est pas pris en compte !
. Le seuil de toxicité très bas des formes juvéniles (œufs, spores, larves, alevins…) n’est pas pris en compte ce qui tronque les cycles de développement d’un très grand nombre d’espèces marines.

Des conditions aggravantes de pollution par la nature de l’effluent.

Les boues rouges avaient une densité supérieure à l’eau de mer, ce qui explique leur écoulement dans le canyon de Cassidaigne jusque vers les grands fonds.
Par contre, la fraction liquide, qui a remplacé ces boues, a une densité plus faible que l’eau de mer.
Ces eaux ont donc tendance à remonter vers la surface et à être dispersées par les vents et les courants sur l’ensemble de la partie marine du parc national et au-delà. Cet aspect n’est pas pris en compte !

Le traitement au CO2, n’est qu’un transfert de polluants du rejet liquide au rejet terrestre ?

Les métaux retirés de la phase liquide, ne vont-ils pas se retrouver dans la phase boueuse et dans la bauxaline ? Ce transfert de polluants aggraverait la charge polluante à Mange-Garri et la menace sur la santé des riverains. Il empêcherait probablement l’utilisation de la bauxaline qui ne serait plus exempte de produits toxiques. Autrement dit, on diminue un peu les quantités en mer et on augmente un peu les dépôts à terre. Un bien curieux bilan !

L’usine de Gardanne menacée ou revalorisée par le procédé « Orbite ».

La société québécoise Orbite Aluminae Inc a mis au point un procédé innovant de production d’alumine. Plus économique, moins énergivore, le procédé ne génère aucun résidu toxique, aucune boue rouge contrairement au procédé Bayer de l’usine de Gardanne (cf. Echo des Calanques n° 63).

C’est une véritable révolution dans la production d’alumine dans le monde. Les usines anciennes utilisant le procédé Bayer ne seront bientôt plus compétitives et devront donc s’équiper de ce nouveau procédé ou disparaitre.
Les dirigeants d’Alteo ne semblent pas avoir conscience de la gravité de cette menace en dépit des échanges que nous avons eu avec eux. Qu’espèrent-ils en développant cette unité de traitement au CO2 ? Retarder l’échéance ?

Le procédé Orbite permet aussi le traitement des dépôts de boues rouges à terre. Véolia France l’a très bien compris en signant un accord de coopération avec Orbite. Nous avons demandé au gouvernement d’intervenir pour que cette technique soit appliquée en priorité à Mange-Garri, pour rendre cette parcelle au milieu naturel et supprimer la menace sur la santé des riverains.
Les dirigeants d’Alteo n’ont manifesté aucun intérêt à ce sujet alors qu’il s’agit d’une avancée majeure pour l’industrie de l’alumine.

Notre souhait.

Notre souhait est d’assister à la renaissance de l’usine de Gardanne par une alliance avec Orbite, ce qui permettrait le maintien de l’emploi du personnel qui a toujours été notre souci. Elle permettrait aussi de maintenir l’industrie de l’alumine et de l’aluminium à la pointe de l’économie de notre pays.

Dans une vision prospective, tous les financements, tous les budgets devraient converger vers un tel objectif.

Fait à Marseille le 16 mars 2018.

Henry Augier
Président et scientifique, professeur d’Etat.

BOUES ROUGES : GESTION DES DÉCHETS – LA PROBLÉMATIQUE.

19 Avr

La pollution des consciences a été déclarée d’Utilité Publique le 04/01/1966.

Les habitants de Bouc Bel Air découvrent-ils l’existence de la décharge, pourtant en service depuis le début du siècle passé ?

Les autorités étaient engagées depuis 1996 après la signature de la Convention de Barcelone et après avoir souscrit des engagements précis : ne plus rejeter en mer de déchets solides au 01/01/2016.

Ce délai n’était-il pas suffisant pour imposer par l’Etat la construction d’un sarcophage béton, la mise en œuvre des meilleures techniques d’arrosage elles seront réalisées dans l’année soit trois ans après l’enquête publique.

Faute de ces réalisations immédiates, la fermeture de Mangegarri s’imposait, recevoir 300 000 t. de déchets solides de boues rouges dans de mauvaises conditions ne mettait pas en sécurité les riverains ni la nappe phréatique.

Un choix, le moins coûteux pour combattre l’envolement : le nettoyage.
L’épisode spectaculaire d’envolement de poussières du 08/04/2018 ne doit pas occulter ce qui se passe à chaque instant en mer, dans nos eaux à l’abri des regards, déchets toxiques, nocifs pour les uns, inertes pour les industriels.
Ce qui a là aussi prévalu pour la réalisation de la canalisation, le moindre coût.

Soyons clair et exigeants que ce soit à terre comme en mer, indemniser, réparer les nuisances causées est incontournable par Pechiney et successeurs voir l’Etat.
Le nettoyage est un moindre mal pour l’industriel, les réalités à affronter la fermeture de l’usine de 120 ans et de la décharge en milieu urbanisé se pose, dépollution des sites, démantèlement canalisation, reconversion des emplois.

Quelques rappels :
Lors de l’enquête publique de Septembre 2015, le dossier de présentation apportait quelques éclaircissements encore fallait-il faire l’effort de décrypter.
Le registre des remarques de Bouc Bel Air que l’on peut consulter était bien « maigre ». La décharge ouverte dès 1903 allait être réactivée fortement avec le dépôt annoncé de 170 000 t. an par 8500 camions.
Alors qu’il s’agit depuis de 300 000 t. ce qui est plus vraisemblable (détail si après qui reste à vérifier) le transport depuis l’usine est réalisé par 15 000 camions entre l’usine en passant par le pont de Morandat, les traces rouges sont visibles.
Les déclarations du Maire lors de l’épisode d’envolées de poussières précise de 7000 à 8 000 t. an avant l’arrêt des rejets solides en mer. Ce qui justifie à ses yeux l’absence d’anticipation sur ce qui allait se développer sur sa commune, près de 30 ans d’élu local et 10 années au plus haut niveau à l’Assemblée ne lui ont pas permis de voir clair ? Nous cherchons des explications plausibles.

La lecture du PV n° 00711 du 09/04/2018, déposé par le maire R. Mallié :
– Zone concernée, chemin de Tuileries, Valabre, Toupins et jusqu’à l’école de la Bergerie. (C’est-à-dire dans l’alignement est de la décharge).
– Absences d’actions préventives et de réactions du gestionnaire. (Qui est aussi propriétaire du terrain).
– Equipe municipale de nettoyage à l’école afin de la nettoyer et de limiter les risques sanitaires potentiels.
– Le gestionnaire se doit de limiter la volatilité des poussières par arrosage. On déplore l’absence de toute anticipation en relation avec la météo.

Une action contentieuse sera-t-elle mise en œuvre par la commune ? En l’état ce n’est qu’un arrangement amiable pour le plus grand bien des parties.
Maire de la commune depuis 1989 directement ou indirectement il reconnait « qu’il y a beaucoup à faire ». Un seul accroc en 2002, son inéligibilité pour un an, confirmée par le Conseil d’Etat à savoir : trop de dépenses financées par lui-même. (Source fiche Wikipédia).

Au cours de son mandat de député, questeur en 2012 à la Commission des Finances a milité et obtenu la baisse de la redevance sur l’eau (principe pollueur/payeur) de près de 11 millions €, Loi de Finance rectificatif de 2012.
Ce sujet a fait l’objet d’une question au Gouvernement déposé par le député C. Premat n° 99 755 JO du 11/10/2016 au ministre de l’environnement, malgré les relances aucune réponse des autorités.

Cerise sur le gâteau, la Cour des Comptes dans son rapport 2015, épingle fortement la gestion de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée, l’équité avec le citoyen qui paie sur ses quittances n’a pas été respectée.

Altéo n’a pas pour autant amélioré ses résultats financiers.

Le dossier « Bouc Bel Air, Capitale Française de la Biodiversité 2017 :
Je pensais trouver quelques pistes de réflexions concernant Mangegarri, ce qui me paraissait important dans une démarche de haute qualité intellectuelle et bien rien aucune allusion, quelques précisions via les cartes disponibles :
– PLU 2012 et nouveau PLU, la décharge classée en zone ZNIEFF l’ensemble du massif du Montaiguet zone verte, Espace Boisé Classé (EBC) aucune information concernant les risques et l’avenir.
– Deux filtres presses ont été construits encore récemment et sous quels régimes dans un EBC ? Pour Altéo on signe un permis.

L’absence d’informations aux acquéreurs, étude d’impacts, modélisation de l’envol des poussières, ce que l’on devrait retrouver dans les documents d’urbanisme constitue un manquement grave aux textes.

Les permis de construire pour certains sont récents, la situation connue, des incidents avaient été révélés, des riverains impactés, un recours est pendant.
A l’évidence, la décharge n’a pas fait l’objet d’aménagements et d’investissements suffisants pour garantir une mise en sécurité maximum.

L’aspect médiatique d’un nouvel incident, la recherche du sensationnel ne doit pas faire oublier les réalités, les boues rouges attisent les passions, l’essentiel à retenir aux sources multiples et trop souvent manipulées.

Deux Trusts se partagent 70 % directement, indirectement par participations croisées la filière mondiale de l’aluminium, (usines, technologies, brevets, distribution, recherches scientifiques mis au point de process, engineering) il s’agit de Rockefeller et Rothschild (Rio Tinto Alcan) avant la redistribution des cartes en cours avec comme partenaires les Chinois.

Le groupe et les hommes Rothschild aux petits soins pour Gardanne ?
– G. Pompidou Président, le 04/01/1966 signe la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) autorisant la canalisation sur le domaine public maritime de Cassis. (Ouvrage qui permet les rejets, il menace ruine).

– E. Macron ministre de l’économie et Président,
o Question du député au ministre n° 92454 JO du 19/01/2016 Objet, conditions et modalités d’achats du minerai de bauxite.
 En fonction jusqu’au 31/08/2016, il ne répondra pas.
 Michel Sapin son successeur, répondra le 07/03/2016, une ligne « En raison des règles sur le secret fiscal, il ne peut être répondu sur l’affaire particulière citée par l’auteur »
 Le verrou de Bercy opposé après 15 mois pour la réponse.
o Pour avoir travaillé ces questions avec M. le député C. Premat j’ai donc alerté et relancé notre Président le 17/07/2017 et le 29/11/2017 tout comme M. le ministre Hulot.
 Aucune réponse, lui si prompt à prendre la parole.

L’usine de traitement du minerai de bauxite de Gardanne est sous licence Bayer :
Procédé qui permet d’obtenir des boues rouges pour produire de l’alumine (poudre blanche) destiné à la fabrication de sous-produits et produits de spécialités.
La transformation de l’alumine en aluminium se fait ailleurs (ex Dunkerque).

La Provence, terre de l’alumine dès 1893, proximité des mines de bauxite du Var, charbon, le choix de Gardanne s’imposait, après les fermetures (1970 et 2003).

Quelques chiffres, calibrage de l’usine, production, déchets :
– Importation du minerai de bauxite de Guinée 1 000 000 t. an.
o 4 tonnes de bauxite, 2 tonnes de résidus, 2 tonnes d’alumine.
o La production moyenne d’alumine est de 400/500 000 t. an.
o Par voie de conséquence, la production de déchets idem.
– Depuis le 01/01/1966, l’affolement dans les tonnages de déchets.
o Il était communément admis 30 millions de t en mer.
o Le graphique Altéo du 01/1966 au 31/12/2012 soit 20 millions t.
o En prenant les préconisations de la filière aluminium et 50 % de déchets au 31/12/2017 on obtient en moyenne 400 000 t.an en cumul on dépasse 200 millions de tonnes de boues rouges.

En mer, le dépôt s’étale sur 2500 km 2, sur une longueur de 20 km (carte titane).
– Dès 1992, le ministre M. Barnier au député Tardito précisent :
o Epaisseur 54 cm devant Cassis, 11 cm devant Toulon.
o A moins de 100 m de profondeur les filets et les poissons sont teintés de rouge.
 La fosse de Cassidaigne, sa profondeur 2200 m.
o Les oursins sous quelques décimètres d’eau contiennent des éléments de boues rouges.
o Courant Ligure, Upwelling bruit de fonds sont à l’œuvre, aurait-il été oublié ? Au même titre que les rejets de toutes natures.

OU EN SOMMES NOUS PRECISEMENT EN 2018 ?

A terre, la décharge serait pleine en 2021 à son échéance, elle renferme 5 600 000 de m3 officiellement des tonnages qui cherchent explications.
– La décharge reçoit 300 000 t., ce qui approche les tonnages en mer, l’enquête publique indiquait un flux de 8000 camions chargé à 20 t. soit 160 000 t alors que la réalité c’est 15 000 camions.
– La plateforme, de 23 ha dans un espace plus grand appartient à Altéo. Elle est quasi plane, remblaiement par les déchets de l’usine depuis l’origine 1903 sur 47 m de hauteur, talweg du Vallon d’Encorse et de Mangegarri. Les déchets n’ont pas disparu, actifs pour des siècles.

M. le maire, votre connaissance de ce sujet, vos compétences, votre pratique du haut niveau devrait concrétiser un objectif, le non renouvellement en 2021 à son échéance, de l’autorisation ICPE de la décharge de Mangegarri.

Le dialogue et le bon sens pourrait-il retenir votre attention pour agir ?

Plusieurs communes avoisinantes sont aussi concernées par les poussières de la décharge et de l’usine elle-même., elles devraient avoir leurs mots à dire.

S O M M A I R E.
Union des Calanques Littoral, dossier détaillé mis à l’ordre du jour, Commission de Suivi mer et plénière de l’usine Altéo, pour les séances de mai et juin 2018.

Pechiney et successeurs :
– Un fleuron, 30 000 salariés effacés.
– Cession partielle d’actif de 2012 entre RTA et HIG.
– Certification des comptes sociaux de 2013 à 2016.
o Modalités et conditions achats minerais de bauxite.
o Redevance sur l’eau, pollueur/payeur.
o Contrat d’approvisionnement long terme bauxite avec RTA.
La raffinerie de bauxite :
– Etat des lieux.
– Caractéristique, calibrage, production.
Les conséquences de la raffinerie de bauxite :
– En mer.
o Nocivité, toxicité, dans le Parc National des Calanques.
o Tonnages solides, effluent industriel.
o La canalisation, un ouvrage qui menace ruine.
– A terre, Mangegarri.
o Nocivité, toxicité, quantités.
o Obligations, échéance.
Les recours contentieux, la situation :
– Tribunal administratif de Marseille. Janvier 2016.
– Plainte contre l’Etat Français auprès de la Commission Européenne.
– Action confidentielle pour mémoire.
Conclusions :
– Ouvrir le dialogue, se comprendre pour agir en préservant l’emploi.
– Arrêter le rejet en mer en mettant en place une station d’épuration performante (épuration à 100 %).
– Œuvrer au non renouvellement en 2021 de l’autorisation ICPE de la décharge de Mangegarri.

Michel Mazzoleni
Simiane Collongue le 19/04/2018

BOUES ROUGES : LES CONSÉQUENCES DE L’USINE CELA SUFFIT.

10 Avr

Le dimanche 08/04/2018 par vent d’Est une envolée de poussières rouges a envahi les habitations dans un rayon de plus de 500 m.

Récemment, le 27/10/2017 un même phénomène par temps de Mistral. Il en faut pour tout le monde y compris vers mon domicile même léger.
Les riverains et habitations sont violement impacté des évènements répétitifs ce qui est la suite logique du déversement à compter du 01/01/2016 de 300 000 t. an qui sont mis en décharge.
Les rejets en mer avaient un avantage, cacher de la vue les éléments toxiques, les eaux troubles des profondeurs de la fosse de Cassidaigne.
Nos autorités connaissent dans le détail la situation pour les avoir maintes fois alertées sur l’ensemble des risques, santé, environnement, économique, financier.
A terre, en mer cela devient intolérable, radioactivité, nocivité, toxicité, un cocktail pour nos eaux de baignades, nos politiciens nationaux et locaux ….
Le 08/04/2018.

Le 27/10/2017 par Mistral, la proximité des habitations.

Urbaniser ce secteur autour d’une décharge créer en 1906 apparait insensé dès l’instant où cela ne s’est pas accompagné de la fermeture de ce lieu.
Cerise sur le gâteau M. le Maire actuel de Bouc Bel Air lors de son mandat de député déposera un texte rectificatif de la Loi de Finance 2012 réduisant la redevance sur l’eau (principe pollueur/payeur) de 11 millions d’euros.
La Ciotat, la décharge de boues rouges du Mentaure dès l’action de G. Rivoire en concertation avec le maire M. Boré a été très vite arrêté et recouverte de terre.
L’exemple d’un maire soucieux de la protection de sa population.
Ce sujet fera l’objet d’une question écrite du député Premat en janvier 2016 auprès de M. Macron ministre des finances qui ne répondra pas. Son successeur M. Sapin donnera son avis en mars 2017, « secret fiscal » le verrou de Bercy….
Malgré cela, les comptes sociaux ne se sont pas améliorés de 2013 à 2016 soit 56 millions de pertes, une linéarité surprenante. Allez comprendre
Les conditions d’exploitation ont totalement été modifiées conformément à l’Enquête Publique et l’Arrêté du 28/12/2015, les rejets solides à Mangegarri :
– ANSES saisies le 07/05/2015 par la DGPR, la conclusion de l’étude à la signature de M. Marc Montureux :
o « En l’état, l’ANSES conclut que les résultats de la modélisation ne peuvent être considérées comme valide. Cette conclusion vaut de fait également pour la caractérisation des risques sanitaires.
o De manière opportune et au regard des enjeux de santé publique, l’ANSES recommande que l’évaluation liés aux envols de poussières s’intéresse simultanément aux deux sites, géographiquement proches l’un de l’autre, liés à la même activité industrielle, la fabrication d’alumine (déclinée avec plusieurs rubriques ICPE) et conduite par le même exploitant. »
Une étude épidémiologique est en cours.
Pour la radioactivité :
Algade spécialiste en contrôles radiologiques est intervenu, expertise déchets bauxaline, rapport du 15/02/2005 (source Alteo), confirmations :
– En fonction de l’origine (c’est le cas pour la Guinée) le minerai peut contenir des éléments de chaines naturelles de l’uranium et thorium.
– Ce qui détectable indique la présence de radionucléides (un grave danger pour les poumons).
– Des mesures sont imprimées, sans commentaires et comparaisons.
o Les niveaux mesurés sur la bauxaline recouverte de terre végétal (sans indication d’épaisseur) sont semblable à ceux mesurés dans le milieu local naturel
– La conclusion :
o Présence de radio nucléides dans le produit. (Dangerosité).
 Le rayonnement radioactif est secondaire en rapport à l’ingestion par nos voies aériennes de particules fines.
 Radioactivité bauxite de Guinée :
 Thorium 232 soit 529 Bq/kg. Uranium 495 Bq/kg.
o Un calcul sur la durée d’exposition suit afin de démontrer l’absence de risque à partir de laquelle un travailleur est considéré comme exposé aux rayonnements ionisants, le résultat 2380 heures soit 1000 jours ou 4 années consécutives.
Aucun calcul d’impact, pour les riverains qui séjournent en permanence dans ce secteur ainsi que la distance des habitations par rapport à la décharge.
Les avis du BRGM, de l’Association Robin des Bois, nos recherches sur le sujet en l’absence d’études complètes menées par les autorités permettent de préciser :
– Radionucléides avérés dans les poussières, Thorium et Uranium.
– Lagunage sur 50 ha, pollution supplémentaire par la soude et éléments métalliques des ressources aquatiques environnantes, ruissèlement.
– Envols de poussières, vents d’Est et Mistral, des sens inverses.
– Un riverain respirant 2000 h/an un air chargé de 0,1 mg/m3 de poussières de boues rouges est supposé recevoir un impact de 100 mSv/an, scénario publié en 2000 par la Commission Européenne.
– La bauxaline, les livraisons à la décharge d’Entressen ont déclenchées les balises de détection de la radio activité.
– La valeur 0,42 µSv/h c’est beaucoup pour un matériau considéré comme inerte et appelé selon l’industriel (rentabilité) à jouer un rôle de protection en matière de déchets.
En mer, volume déversé depuis 1966, 30 millions de tonnes, 2500 km 2, distances 50 km de longueur sur une langue de 20 km, sa composition par H. Augier.
Les rejets ont toujours été entouré de secrets, une organisation méthodique avec des serviteurs zélés de toutes natures y compris d’un Conseil dits scientifiques.
La radioactivité n’a jamais été abordé par ces spécialités de la recherche de budgets que de vérités scientifiques, l’objectif de ces personnages « concentrer les compétences sur l’inertie maintes fois affirmés des éléments métalliques ».
L’ingestion des radionucléides présents au point de rejet (moins 320 m.) en se mélangeant à l’eau de mer sont captés par la faune marine, se transmettre à la chaine alimentaire (poissons etc.).
Dossier Enquête Publique Tome 1 page 227, les eaux de process ont une activité supérieure à 750 Bq/L. Ce qui n’émeut pas nos autorités constituées.
Par ailleurs, le bruit de fonds (pour les spécialistes) il s’agit des déversements en méditerranée en provenance du Rhône et du courant Ligure qui est de 12 Bq/L.
Tous va bien, baignez vous tranquille, bronzage à Mangegarri, tourisme pour admirer le rouge sur la ville de Gardanne et respiration de l’air ambiant. Une grande tristesse.
Alors que la réalisation d’une usine moderne est réalisable, importer de l’alumine, étudier le procédé 0rbite/ Véolia ce qui condamne le procédé de 120 ans, la licence Bayer.
Guinée, l’extraction du minerai pour que vive Gardanne mérite une attention en matière de désastre écologique, la misère des populations. A méditer.

L’avis scientifique du professeur Henry Augier, président d’UCL.

La vérité sur la nocivité des rejets industriels dans le parc national des calanques
Des boues rouges aux effluents liquides polluants.
L’usine d’alumine de Gardanne a arrêté son rejet de boues rouges dans les calanques le 31 décembre 2015, après 50 ans d’impunité ! A cet effet, elle a mis en place des filtres presses qui donnent deux fractions : une fraction boueuse transformée en « bauxaline » et une fraction liquide. La bauxaline aurait des applications dans le bâtiment et la couverture des routes ; elle rejoint aussi les dépôts à terre qui menacent la santé des riverains.
Ne sachant que faire des effluents liquides, l’industriel Altéo a demandé et obtenu l’autorisation, par arrêté préfectoral du 28 décembre 2015, de les rejeter au même endroit et par la même canalisation défectueuse que les boues rouges, et pour longtemps !
Un sacré cocktail de produits chimiques toxiques !
Comme la bauxaline, selon l’industriel, est dépourvue de polluants, cela signifie que les produits toxiques contenus dans les boues rouges ont été transférés en quasi-totalité dans les eaux qui sortent des filtres presses. La liste de ces substances, donnée par l’industriel et complétée par l’ANSES, est impressionnante, autant que leur pouvoir toxique :
soude (toxique), aluminium (toxique, perturbateur neurologique, perturbateur cellulaire), fer (perturbateur de la reproduction et de la croissance), arsenic (forte toxicité), vanadium (désordres respiratoires, digestifs, sanguins et neurologiques), titane (toxique pour le plancton), molybdène (perturbateur endocrinien), bore (toxique), chrome (toxique), sélénium (toxique), manganèse (toxique), plomb (saturnisme, perturbateur sanguin, dysfonctionnement reins, foie, système nerveux), cuivre (algicide, atteinte à la base des chaînes marines trophiques), zinc (perturbateur photosynthèse et respiration, cancérigène), antimoine (toxique, possibles lésions hépatiques, rénales et cardiaques), cadmium (maladie Itaï, déformation du squelette), étain (ravageur des parc d’aquaculture), uranium (toxique), lithium (effet possible sur la fonction rénale), nickel (toxique, perturbateur du développement larvaire), cobalt (toxique), argent (toxique sur les stades larvaires), mercure (névropathie, paralysie fonctionnelle, destruction des reins) phénols, 16 hydrocarbures aromatiques polycycliques (forte toxicité, dysfonctionnement cellulaire, cancérigènes), 7 polychlorobiphényles (réduisent l’immunité naturelle, cancérigènes), 7 dioxines et 10 furanes (seuil de toxicité très bas, dysfonctionnement hépatique, nerveux, endocrinien, cancérigènes), 6 composés benzéniques (aberrations chromosomiques, cancérigènes), 1 phtalate (possibles effets sur le foie et les reins, le système reproducteur mâle, possible perturbateur endocrinien), 4 alkylphénols (perturbateurs endocriniens) et 2 polybromodiphenyléthers (perturbateurs endocriniens), 3 organoétains (perturbation de la reproduction et du système immunitaire, malformations morphologiques.
Leur utilisation dans les peintures anti-foulings des coques de bateaux a eu des effets dévastateurs sur les parcs d’aquaculture des moules et des huîtres).
Un rejet annuel phénoménal !
L’industriel essaye de minimiser l’impact de ces polluants sur la vie marine en arguant de leurs très faibles concentrations dans l’effluent rejeté en mer.
C’est effectivement ce que montre l’examen des tableaux produits par Altéo. Or il ne s’agit pas de raisonner à partir de ces chiffres qui sont minimisés par la dilution considérable de la fraction liquide sortant des filtres presses, au départ de la canalisation, pour un problème de charge dynamique.
Il faut, au contraire, raisonner sur les quantités réelles déversées en mer ; ce qui ne figure pas dans les rapports et c’est pourtant l’essentiel ! On peut être dans les normes de rejet, mais condamnable par les quantités rejetées. C’est le cas d’Altéo.
Cependant les calculs sont rendus difficiles car il n’est pas précisé à quel volume d’eau s’appliquent les taux des différents polluants, ni dans le rapport préfectoral, ni dans celui de la DREAL. Dans le rapport d’Altéo, il est seulement indiqué « suivi des rejets ». Il parait alors légitime de prendre en compte le débit de 270 m3/heure.
Sur cette base et sauf avis contraire, sachant qu’un m3 est égal à 1000 litres, on peut dire que le débit horaire est 1000 x 270 = 270.000 litres. La quantité d’eau polluée journalière s’élève donc à 270.000 litres x 24 (heures) = 6.480.000 litres.

Le rejet annuel devient phénoménal : 6.480.000 litres x 360 (jours) = 2.332.800.000 litres.

Les quantités de polluants sont alors les suivantes :

. Aluminium : 192 mg/l x 2.332.800.000 = 447.897.600.000 mg = 447.897 kg arrondis à 448 tonnes.
. DCO : 139 mg/l x 2.332.800.000 = 324.325.920.000 mg = 324.325 kg arrondis à 324 tonnes.
. DBO5 : 48 mg/l x 2.332.800.000 = 111.974.400.000 mg = 111.974 kg arrondis à 111 tonnes.
. MEST : 3,8 mg/l x 2.332.800.000 = 8.864.640.000 mg = 8864 kg.
. Arsenic : 0,0055 mg x 2.332.800.000 = 128.304.000 mg = 128,3 kg.
. Vanadium : 0,37 mg x 2.332.800.000 = 863.136.000 mg = 863 kg.
. Mercure : 0,0005 mg x 2.332.800.000 = 116.640 mg = 116 kg.

Il faudrait encore multiplier ces chiffres par 6 pour la durée de 6 ans ; on aurait ainsi pour l’aluminium : 448 t x 6 = 2888 tonnes ! Une bagatelle !
Amplification et aggravation de l’impact des polluants sur la vie marine.
Phénomènes de cumul.
La plupart des polluants sont peu ou pas biodégradables et sont donc quasi indestructibles. C’est le cas de tous les métaux et de l’arsenic (car ce sont des éléments) et même d’autres produits comme les redoutables PCB.
Aussi ces poisons ne vont pas cesser de s’accumuler par addition continue dans le temps, proportionnellement au volume du débit horaire (270 m3/h). Cet aspect n’est pas pris en compte !
Concentration le long des chaines alimentaires.

La majorité des investigations sur la pollution de la mer en France, ne prennent pas en compte un phénomène important d’aggravation de la toxicité, celui de la concentration le long des chaines alimentaires et des réseaux trophiques.

A chaque passage d’un maillon à l’autre la concentration du produit augmente. Ainsi un polluant peut se trouver à l’état de trace dans l’eau de mer et à des concentrations de plus en plus élevées depuis le phytoplancton jusqu’aux gros poissons, en passant par le zooplancton, les petits poissons et les moyens poissons.

C’est ce phénomène qui est à l’origine de la mort et de la paralysie par névropathie des pêcheurs japonais de Minamata ayant consommé du thon contaminé par du mercure rejeté par une usine de production d’acétylène. Cet aspect n’est pas pris en compte !

Addition des charges polluantes.

Le rejet industriel d’Altéo n’est pas isolé. Il s’ajoute à la pollution de la Méditerranée (« bruit de fond »), à l’apport du fleuve Huveaune détourné dans les calanques et aux rejets urbains massifs, insuffisamment traités, de l’agglomération marseillaise.
Ainsi les poissons analysés par l’ANSES sont contaminés dans la zone d’influence du rejet, mais également dans la zone témoin ! La somme de ces apports peut s’avérer suffisante pour faire franchir des seuils de toxicité irréversibles pour la flore et la faune marines. Cet aspect n’est pas pris en compte !
Sensibilité particulière des formes juvéniles, interruption des cycles de vie.
Les seuils de toxicité sont essentiellement estimés pour les organismes adultes. On néglige ainsi les stades juvéniles de très nombreuses espèces, dont le seuil de toxicité est beaucoup plus bas. Il s’agit des œufs, spores, larves, alevins, etc.
La mort par intoxication de ces formes juvéniles tronque le cycle de vie et raréfie les populations adultes. C’est ainsi qu’on explique, en partie, la raréfaction des populations d’oursins par la mort des larves « plutéus », beaucoup plus sensibles à la pollution que les adultes.
Or le cycle de vie de la plupart des espèces marines, y compris les poissons et les organismes du plancton, comporte, au début de leur existence, un tel stade d’extrême sensibilité à la pollution. Cet aspect n’est pas pris en compte !

Des conditions aggravantes de pollution par la nature de l’effluent.
Les boues rouges avaient une densité supérieure à l’eau de mer, ce qui explique leur écoulement dans le canyon de Cassidaigne jusque vers les grands fonds.
Par contre, la fraction liquide, qui a remplacé ces boues, a une densité plus faible que l’eau de mer. Ces eaux ont donc tendance à remonter vers la surface et à être dispersées par les vents et les courants sur l’ensemble de la partie marine du parc et au-delà. Cet aspect n’est pas pris en compte !
Une situation incompatible avec le droit national et les conventions signées par la France.
Cette situation est inadmissible, intolérable, scandaleuse et incompatible avec la loi qui régit les Parcs Nationaux, le droit européen, la loi littorale, le code de l’environnement et les Conventions internationales signée par la France (Barcelone, Syracuse, Athènes, etc.).

Seule solution : donner un sursis de 2 ans pour que l’usine s’équipe d’une station d’épuration avec pour objectif : pollution zéro, arrêt total du rejet, recyclage des eaux redevenues propres.

Nous sommes à l’ère de l’illogisme le plus flagrant. Créer un espace ultra protégé par son statut de Parc National, et, à l’opposé, autoriser de les empoisonner au seul profit d’un industriel peu lesté de scrupules, à l’usine finissante, avec la bénédiction des autorités locales et nationales !

On ne peut tolérer que les Calanques soient le seul Parc National au monde discrédité par un permis de polluer et de tuer le vie marine.

Marseille le 21 juin 2017.

Professeur Henry Augier
Président d’Union Calanques Littoral

Nota : Précisions concernant le rejet liquide de 270 m3/heure.

Effluent industriel chargé en éléments polluants : 130 m3/heure.

Ajout eau brute du Canal de Provence, 2, 4 millions de m3 an. 140 m3/heure.
Eau destinée à l’irrigation, utile en cas de sècheresse, chargée de PCB,
station d’épuration, traitements phytosanitaires agricoles.

Pourquoi 270 m3/h, une obligation mécanique, maintenir une pression (chasse d’eau) pour l’utilisation de la canalisation un ouvrage qui menace ruine. En deçà de ce débit des risques de rupture sont mis en évidence.

Commission de Suivi Préfectoral pour Altéo
Michel Mazzoleni a été désigné par le Conseil d’Administration pour représenter l’Union des Calanques Littoral.
Les informations via l’Echo des Calanques, une nouveauté pour certain le blog actif 78 contributions « la loupe de Simiane Collongue » exclusif boues rouges.
UCL, 20 ans fédèrent 42 Associations, près de 4000 adhérents. Notre force.

Simiane Collongue le 10/04/2018. Michel Mazzoleni (UCL)

BOUES ROUGES : COMMISSION SUIVI MER. NOMINATION.

3 Avr

L’Union des Calanques Littoral, le 29/03/2018 après un vote de son Conseil d’Administration a désigné M. Michel Mazzoleni comme titulaire au sein de ladite Commission en remplacement de M. C. Guillaume. Mme. Jacky Plauchud suppléante.

Je tiens à remercier l’ensemble des membres de leur confiance.
A l’écoute et disponible, ce blog un outil pour tous, en deux ans plus de 23 000 visiteurs fidèles.

N’hésitez pas à prendre contact par les relais habituels.

Michel Mazzoleni.

BOUES ROUGES : ALTEO UN COUP DE PUB

16 Mar

Présentation du projet de neutralisation par CO2 en partenariat avec Air Liquide un financement de 50 % par l’Agence de l’Eau.

Jeudi matin 15 mars 2018, dans les locaux de le Chambre de Commerce de Marseille le président d’Alteo et le directeur de l’usine d’alumine de Gardanne ont présenté à la presse qui avait été convoqué pour la circonstance. Projet de construction d’une unité de traitement des effluents liquides pollués sortant des filtres presses de l’usine, par injection de dioxyde de carbone (CO2).

Ce projet présenté comme une « première mondiale » une simple opération de communication à destination de la Commission Européenne qui doit se prononcer en Avril 2018 sur notre plainte contre l’Etat Français, infractions aux Directives et Convention de Barcelone.
A terre, il s’agit de la responsabilité des autorités et de son laxisme envers l’industriel qui impose sa stratégie et sa technicité. C’est plus simple.
L’Agence de l’Eau considère qu’il s’agit de la phase 1, les phases 2 et 3 restent à valider après mise au point de la phase 1. Un projet aujourd’hui qui n’est pas abouti.

Qu’elle est la situation ? Une mise au point, un effort réel.

En préambule, il convient de reconnaître que, sous la pression du préfet, de la Commission Européenne suite à notre plainte, de la Commission de Surveillance du Site et des associations de défense de la nature, l’industriel a montré sa bonne volonté de faire un effort pour réduire la charge de ses rejets polluants. Ce projet s’inscrit dans cette démarche et il permettra peut-être d’atteindre, à l’échéance, les limites prescrites pour un petit nombre de polluants mais pas pour tous, loin de là.

Le masque de l’expression des résultats, les réalités.

Dès l’origine, l’industriel a négligé la présentation des résultats. Ils sont indiqués, dans des tableaux, en pourcentages (µg/l, ou mg/l) et non pas en quantités réelles déversées en mer.
Le calcul est simple sur la base du débit en mer phénoménal de 270 m3/heure ! On arrive à des tonnes d’aluminium, de DCO et de DBO5, de plusieurs milliers de kg de MEST, de plusieurs centaines de kg pour le vanadium, de plus de 100 kg pour l’arsenic et d’un kg pour le mercure, par an !
Nous aurions aimé être renseignés sur les quantités à déduire à de telles charges intolérables, une fois l’unité de traitement opérationnelle. De même 0,02 % de métaux n’exprime pas non plus la réalité ; là encore on devrait raisonner sur les quantités réelles rejetées en mer.

Un nombre très élevé de polluants ne paraissent pas pris en compte.

Les effluents industriels contiennent les polluants suivants (d’après une liste donnée par l’industriel, complétée par l’ANSES) ; nous y avons ajouté la spécificité de leur toxicité :

Soude (toxique), aluminium (toxique, perturbateur neurologique, perturbateur cellulaire), fer (perturbateur de la reproduction et de la croissance), arsenic (forte toxicité), vanadium (désordres respiratoires, digestifs, sanguins et neurologiques), titane (toxique pour le plancton), molybdène (perturbateur endocrinien), bore (toxique), chrome (toxique), sélénium (toxique), manganèse (toxique), plomb (saturnisme, perturbateur sanguin, dysfonctionnement reins, foie, système nerveux), cuivre (algicide, atteinte à la base des chaînes marines trophiques), zinc (perturbateur photosynthèse et respiration, cancérigène), antimoine (toxique, possibles lésions hépatiques, rénales et cardiaques), cadmium (maladie Itaï, déformation du squelette), étain (ravageur des parc d’aquaculture), uranium (toxique), lithium (effet possible sur la fonction rénale), nickel (toxique, perturbateur du développement larvaire), cobalt (toxique), argent (toxique sur les stades larvaires), mercure (névropathie, paralysie fonctionnelle, destruction des reins) phénols, 16 hydrocarbures aromatiques polycycliques (forte toxicité, dysfonctionnement cellulaire, cancérigènes), 7 polychlorobiphényles (réduisent l’immunité naturelle, cancérigènes), 7 dioxines et 10 furanes (seuil de toxicité très bas, dysfonctionnement hépatique, nerveux, endocrinien, cancérigènes), 6 composés benzéniques (aberrations chromosomiques, cancérigènes), 1 phtalate (possibles effets sur le foie et les reins, le système reproducteur mâle, possible perturbateur endocrinien), 4 alkylphénols (perturbateurs endocriniens) et 2 polybromodiphenyléthers (perturbateurs endocriniens), 3 organoétains (perturbation de la reproduction et du système immunitaire, malformations). Un sacré cocktail de poisons !

Que deviennent ces polluants avec le procédé au CO2 qui parait plus approprié à certains métaux lourds. L’industriel n’en parle pas ! On parait loin d’un traitement polyvalent !

Les contraintes préfectorales sont trop tolérantes et non adaptées à un parc national.

Si on se réfère à l’arrêté préfectoral du 28 décembre 2015, on relève que ce qui est demandé à l’industriel ne concerne pas toute la charge polluante. On va suivre, pendant 6 ans, la pollution des calanques et féliciter l’industriel à chaque progrès de dépollution.
Pourtant, à l’échéance de ces 6 ans, on aura seulement réduit les rejets les plus massifs et pas nécessairement les plus toxiques. C’est-à-dire 6 paramètres polluants sur 82 !
Et la pollution des calanques continuera. De telles dispositions sont contraires à la loi sur les parcs nationaux et aux conventions signées par la France sur la protection de la Méditerranée. L’industriel en profite et on ne peut pas le lui reprocher.
C’est la raison pour laquelle 3 citoyens et UCL ont déposé plainte le 11/01/2017 à Bruxelles contre l’Etat Français en cours d’instruction et dont on attends une décision de poursuites ou pas en Avril 2018.

Les facteurs aggravant la toxicité sur les organismes marins ne sont pas pris en compte.

. La plupart des polluants sont peu ou pas biodégradables et sont donc quasi indestructibles. Ils ne vont donc pas cesser de s’accumuler par addition continue dans le temps, proportionnellement au volume du débit horaire (270 m3/h). Cet aspect n’est pas pris en compte !
. La bioconcentration c’est-à-dire la concentration des polluants le long des chaines alimentaires n’est pas pris en compte, ni même évoquée
. Le rejet industriel n’est pas isolé. Il s’ajoute à la pollution de la Méditerranée (« bruit de fond »), à l’apport du fleuve Huveaune détourné dans les calanques et aux rejets urbains massifs, insuffisamment traités, de l’agglomération marseillaise.
La somme de ces apports peut s’avérer suffisante pour faire franchir des seuils de toxicité irréversibles pour la flore et la faune marines. Cet aspect n’est pas pris en compte !
. Le seuil de toxicité très bas des formes juvéniles (œufs, spores, larves, alevins…) n’est pas pris en compte ce qui tronque les cycles de développement d’un très grand nombre d’espèces marines.

Des conditions aggravantes de pollution par la nature de l’effluent.

Les boues rouges avaient une densité supérieure à l’eau de mer, ce qui explique leur écoulement dans le canyon de Cassidaigne jusque vers les grands fonds. Par contre, la fraction liquide, qui a remplacé ces boues, a une densité plus faible que l’eau de mer. Ces eaux ont donc tendance à remonter vers la surface et à être dispersées par les vents et les courants sur l’ensemble de la partie marine du parc national et au-delà. Cet aspect n’est pas pris en compte !

Le traitement au CO2, n’est qu’un transfert de polluants du rejet liquide au rejet terrestre ? Comment Mangegarri, la décharge de 300 000 t. de déchets boues rouges an depuis le 01/01/2016 avec son passé sera t elle impactée ?

Les métaux retirés de la phase liquide, ne vont-ils pas se retrouver dans la phase boueuse et dans la bauxaline ? Ce transfert de polluants aggraverait la charge polluante à Mange-Garri et la menace sur la santé des riverains.
Il empêcherait probablement l’utilisation de la bauxaline qui ne serait plus exempte de produits toxiques. Autrement dit, on diminue un peu les quantités en mer et on augmente un peu les dépôts à terre. Un bien curieux bilan !

L’usine de Gardanne menacée ou revalorisée à partir d’une création ou de modifications profondes via le procédé « Orbite » la mise au point du procédé est délicate, l’arrivée du n° 1 de l’assainissement Français Veolia comme partenaire devrait débouchez sur des solutions de dépollutions opérationnelles.

A l’origine la société québécoise Orbite Aluminae Inc a mis au point un procédé innovant de production d’alumine. Plus économique, moins énergivore, le procédé ne génère aucun résidu toxique, aucune boue rouge contrairement au procédé Bayer de l’usine de Gardanne (cf. Echo des Calanques n° 63).
C’est une véritable révolution dans la production d’alumine dans le monde. Les usines anciennes utilisant le procédé Bayer ne seront bientôt plus compétitives et devront donc s’équiper de ce nouveau procédé ou disparaître.
Les dirigeants d’Alteo ne semblent pas avoir conscience de la gravité de cette menace en dépit des échanges que nous avons eu avec eux.
Qu’espèrent-ils en développant cette unité de traitement au CO2 ? Retarder l’échéance ?
Le procédé Orbite permet aussi le traitement des dépôts de boues rouges à terre. Véolia France l’a très bien compris en signant un accord de coopération avec Orbite. Nous avons demandé au gouvernement d’intervenir pour que cette technique soit appliquée en priorité à Mange-Garri, pour rendre cette parcelle au milieu naturel et supprimer la menace sur la santé des riverains.
Les dirigeants d’Alteo n’ont manifesté aucun intérêt à ce sujet alors qu’il s’agit d’une avancée majeure pour l’industrie de l’alumine.

Notre souhait.

Assister à la renaissance de l’usine de Gardanne, noué des accords avec Veolia/Orbite, le maintien de l’emploi est à ce prix eu égard au désastres économiques actuels des pertes depuis 2013 à 2017 de 70 millions d’euros
EST CE TENABLE ?
Alors que la direction lors de cette conférence était satisfaite de l’augmentation de son chiffre d’affaires de 220 au lieu de 210 Millions d’euros.

Maintenir l’industrie de l’alumine et de l’aluminium à la pointe de l’économie de notre pays.
Dans une vision prospective, tous les financements, tous les budgets devraient converger vers un tel objectif.

Fait à Marseille le 16 mars 2018. Henry Augier: Président

BOUES ROUGES : RENAÎTRE OU DISPARAÎTRE – L’AVENIR DE LA BAUXITE.

14 Mar

Le 15/03/2018, Altéo dévoilera à la presse et au public, sa solution, « unique au monde » après 3 années de recherches en laboratoire et 6 millions d’euros d’investissements pour continuer à exploiter dans ses alumineries sa licence Bayer sans déchets toxiques.
Orbite (Canada) a développé son process opérationnel incompatible avec le Bayer (annexe jointe), la filière aluminium mondialisée est en pleine mutation.
Un petit oubli dans la présentation, aides publiques de l’Agence de l’eau pour 2 460 136 soit 40 % versées à Altéo suivant la Commission des aides du 25/10/2017, rapport n° 40 19192 pour une station de traitement d’effluents liquides par neutralisation au CO2.
Le coût prévisionnel (100 %) lors de la demande 6 703 540 € avec les appréciations :
– Taux d’abattement visé de 98 % sur l’aluminium.
– En revanche aucun abattement ne sera généré par la futur station sur la pollution oxydable dissoute, qui nécessitera quant à elle la mise en œuvre ultérieurement d’une filière de traitement spécifique plus adaptée.
L’Union des Calanques Littoral, Commission de Suivi mer du 17/11/2017, l’intervention suivant compte rendu de séance par son président le professeur H. Augier, présent à cette séance j’ai confirmé :
« Pour obtenir des résultats, il faut donner les moyens de réaliser une station d’épuration efficace et obtenir l’aide de l’Etat à cette fin «
Aucun élément d’information à notre disposition permettait d’anticiper, notre position responsable, professionnelle, constructive dans le monde associatif est unique, nous connaissons les difficultés, nous combattons mensonges et manipulation.
Un avis positif du député F.M. Lambert présent ce qui est plutôt rare à notre égard.
Questions (Augier) en état de la prise de connaissance de la méthode qui sera dévoiler :
– Métaux enlever, combien en reste-t-il dans le rejet, quantités gr. kg. t.
– Métaux retirés, se retrouverons-t-il dans la partie boueuse, bauxaline.
– Suppression aussi une partie des autres polluants ou leur totalité.
– Si le procédé permet d’éliminer tous les poisons, alors c’est une bonne nouvelle et on peut supprimer les rejets en mer.
– La méthode est elle aussi performante sur l’ensemble de la charge polluante.
– Il serait scandaleux que la toxicité des dépôts à terre soit augmentée d’autant au détriment de la santé des riverains.
Quelques éléments d’appréciations :
HIG/Alteo
Pechiney/Alcan/Rio Tinto.
Exercices sociaux 2012/2016 2004/2011
Pertes cumulées 56 195 958,67 58 900 000,00
Pertes estimées 2017 14 000 000,00 néant.
Redevance eau. 55 000 000,00(non payé) 17 000 000,00 (payé)
Performance pertes 125 000 000, 00 (6 exc.) 58 900 000,00 (8 exc.)

Cette récapitulation, une démonstration significative de l’octroi de faveurs avec le paiement de la redevance sur l’eau pollueur/payeur) il aurait fallu recapitaliser.
Les capitaux propres d’origine à fin 2017 seront totalement consommé.
Le chiffre d’affaires est constant autour de 205 millions d’euros, une PME qui se prend pour une multinationale à qui on ne refuse rien dont 78 % à l’exportation et 100 % de pollution made in France, l’alumine fourni est de qualité certes mais Altéo n’est pas fabricant d’appareils de technologies modernes ce que l’on tente de suggérer.
La structure du compte d’exploitation est représentée :
80 % par les achats :
– Contrat d’approvisionnement à long terme par le fournisseur exclusif, exploitant minier en Guinée, Rio Tinto Alcan.
– Halco mining et CBG sont les entreprises propriétaires de ces mines, le siège social est le paradis fiscal du Delaware.
o Depuis 1963 l’état Guinéen possède 49 % et le consortium 51 % à l’origine se trouvait Pechiney, Rio Tinto Alcan est associé.
o Les exportations du minerai représentent 20 millions de t. an avec des réserves pour 3 siècles sur la concession de Boké.
o Jouer sur le prix d’achat permet une optimisation, des royalties.
Les salaires et charges 10 %.
La question au Gouvernement du député Premat en janvier 2016 auprès de M. Macron trouve toute sa pertinence : conditions et modalités d’achats du minerai de bauxite ? Restée sans réponse. En mars 2017, M. Sapin opposera en une ligne ce que l’on appelle le verrou fiscal de Bercy qui fait débats actuellement, secret fiscal, c’est plus facile.

Gardanne son avenir ses handicaps au sein de la filière mondialisée de l’aluminium.
Sa taille, capacité de production dont les 3 usines vendues au 01/01/2017 soit 1 000 000 de t. pour 500 000 t. d’alumine et 300 000 t. de déchets à terre et 270 m3 d’effluent dont 140 m3 d’eau propre du canal de Provence afin d’assurer la pression du tuyau.
Une production pour Gardanne seule compromettrait irrémédiablement son avenir avec 500 000 t. de minerai, une usine calibrée pour fonctionner avec le double.
L’implantation d’aluminerie, au plus près des mines le marché d’usines clés en mains, et fourniture du minerai, évite des surcoûts logistiques sur 50 % du tonnage, des conditions d’exploitation favorables, salariés, environnement moins regardant.
Rio Tinto Alcan, incontournable après les différents Monopoly, sa stratégie et ses décisions pour Gardanne arrivent à leurs termes :
– L’organisation et les méthodes retenues lors de la cession partielle d’actif de juin 2012, de fait s’apparente à une opération de portage avec HIG/Altéo.
o La consultation des documents, notarié, traité d’apports, certification des comptes sociaux, des engagements réciproques plus qu’ambiguë.
– Mise au point process industriel, un marketing vendeur se met en place.
– Propriété des brevets et licence Bayer.
– Vente du minerai à un tarif imposé, Gardanne seule n’a pas la capacité de peser et présente peu d’intérêts par son volume.
– Le sort de Gardanne est probablement scellé, reste à fixer le calendrier, par le seul décideur.
Les pertes comptables abyssales sans aucune perspective d’améliorations, en l’état actuel qu’elle type d’investisseur pourrait s’intéresser à l’usine.
Gardanne était déjà condamnée dès 2012 son utilité pour le siège de Montréal, mise au point du process en exploitation industrielle, obtenir des aides publiques, des méthodes de communication pour se hâter lentement et pour berner les autorités ce qui serait grave y compris pour la sauvegarde de l’emploi.
Le fonds d’investissements, HIG management d’Altéo serait-il un piètre gestionnaire ?
Certainement pas mais l’application scrupuleuses de directives du vendeur Rio Tinto Alcan, la mission de 2012, Altéo a reçu 32 millions de $ sur 4 ans, échéance 2016.
Pechiney et successeurs, un historique de 120 ans qui agrège, complexité, technicité du dossier, industriel, scientifique, financier, économique mis en musique au fil des années par une armée de spécialistes, avocats, fiscalistes afin d’optimiser par tous moyens les stratégies et objectifs de groupes mondialisés tout en creusant les déficits en France.
La politique de l’entre soi la règle, on achète on vend un véritable Monopoly, un seul objectif ne pas rendre responsable le dernier possédant des dégâts environnementaux.
Les règles de prudence comptable inexistante, concernant l’environnement aucune provision n’est constituée pour démantèlement, d’investissements de dépollution, des pertes abyssales devraient alerter les autorités aucun contrôle sévère de l’Etat.
Des professionnels de la gestion financière ne s’embarrasse pas d’un outil en manque de rentabilité sauf pour de bonnes raisons.
La « carambouille » politique de 2012 concernant la redevance sur l’eau, le maire de Bouc Bel Air pourrait utilement éclairer les citoyens de sa commune concernant sa décharge qui existe depuis 1906, privilège pour les riverains il a été permis de construire autour.
Le groupe Pechiney a été nationalisé en 1981, privatisé en 1995, il est impensable que nos hauts fonctionnaires n’est pas connaissance de ses arrangements d’autant plus que dès la livraison en 1974, Pechiney possédait 10 % ainsi que Rio Tinto dans les mines.
Redevance sur l’eau, R. Mallié maire de Bouc Bel Air n’ignore rien de la situation il était à la manœuvre à l’Assemblée Nationale comme questeur pour porter la Loi de Finances rectificative de 2012 qui permettra à Altéo d’obtenir une diminution de la redevance sur l’eau de 11 millions € par an sur un total de 13.
– Question au gouvernement du député C Premat du 11/10/2016 n° 99 755
o Aucune réponse.
– Rapport de la Cour des Comptes 2015 qui épinglera l’artifice mais rien ne sera modifié, mieux la Loi de Finance 2018 exonéra totalement Altéo pour le million restant.
Nota : les engagements notariés prévoyaient un paiement de la redevance au maximum de 3,5 millions d’euros sinon l’usine fermerait (dixit). Il a été donné plus que satisfaction.
Ce qui est annoncé :
– Technologie, injection de CO 2 dans les eaux résiduelles (270 m3/h dont 140 m3 du canal soit 3 millions de m3 afin d’assurer la pression dans le tuyau.
– Objectif, diminuer la concentration des métaux ce qui constitue actuellement et depuis 50 ans la source de pollutions.
o Le taux d’abattement annoncé par l’usine soit 99,95 % de matières solides et de plus de 99 % le rejet des métaux.
o Il s’agit de la première phase à plusieurs inconnues.
– Reste à mettre en œuvre, la seconde et une troisième, il faudra attendre les résultats de la phase 1 qui devra être entièrement définie.
Apparemment nous ne sommes pas dans une technologie aboutie et maitrisé.
Les aides publiques :
– Filtres presses (3) cout 27 millions soit 50 % 14
– Economie redevance sur l’eau 11 M. sur 5 ans 55
– Recherches et développement total 6,3 soit 50 % 3
– Construction unité de traitement CO2 2,6
Aides publique directs et indirects estimé de 75 millions €.
Quelques chiffres, la gestion de l’Agence de l’eau, redevances, aides.
Sources, déclarations d’Altéo, Enquête publique de 2015, statistiques de 2006 à 2015 :
– Investissements entreprise 33 millions €
– Aides publiques 15 millions €.
– Paiement redevance 19 millions €. (Altéo 2 millions).
Bilan pour l’Agence de l’eau, sachant que pour 2018 la redevance à payer sera zéro.
Soit : 4 millions de recettes.
Bilan pour l’entreprise, période 2006/2015, investissements en net 37 M/€.
Soit : redevance 19 – Investissements 33 – Aides publiques 15.
Pour Altéo seul : redevance 2 – investissements 33 – Aides publiques 15. Net 20 millions.
Alertes autorités, auprès du Président Macron, M. Hulot, Préfet, Tribunal Administratif de Marseille.
Commission Européenne, décision en Avril 2018 suite à notre plainte du 11/01/2017.
L’avenir :
Les réalités d’une stratégie, d’un démantèlement planifié à moindre coûts, laissant en place à la charge de la collectivité les restes d’un passé industriel de l’alumine autour de Marseille très visible de nos jours, les décharges de boues rouges sont restées en l’état.
Je ne pourrais pas croire que les autorités, devenues philanthropes, n’ont rien vu venir tout en finançant massivement par des aides publiques et l’octroi de faveurs.
L’Etat serait-il un piètre gestionnaire de l’argent public, doublé de laxisme au regard de la protection de l’environnement et de la santé humaine.
Clairement, Altéo joue la montre en se hâtant avec une lenteur calculée pour tester les différentes hypothèses bien évidemment en donnant le change en fonction d’un business plan et un calendrier défini par Rio Tinto Alcan.
Le site de Gardanne un cumul d’handicaps depuis la fermeture des mines du Var et l’importation à partir de 1974 du minerai de Guinée, les principaux :
– Un manque de rentabilité chronique.
o HIG de 2012 à 2017 (estimé) Pertes cumulées 70 millions €.
o Pechiney/successeurs de 2004 à 2011, perte de 57 millions €.
– L’origine des déficits les modalités d’achats du minerai.
o Cout logistique, fret maritime, fer depuis Fos.
o Nébuleuse conditions d’achats de la bauxite en Guinée.
– L’optimisation fiscale, financière une tentation sur ce marché tourmenté.
– Une facturation export de 80 % ouvre la porte à des tentations d’optimisation.
– Les coûts de maintenance d’une usine vétuste, de la canalisation, d’obligations environnementales même allégées.
– L’orientation du marché, l’implantation d’alumineries au plus près des mines.
– La faible capacité de production de l’usine calibrer pour traiter 1 million de tonnes de minerai ce qui ne correspond plus aux standards de la profession, sans aucune possibilité d’extension et de modernisation.
– L’attente de près de 30 ans pour étudier la toxicité et nocivité des rejets.
– L’Agence de l’Eau, ses fiches pour déterminer les aides publiques sont éloquentes et permettent de souligner quelques déficiences dans le système de contrôle des services de l’Etat. Ci-dessus les chiffres, redevance, aides.
o Pechiney et successeurs en payant comme tout le monde la redevance à taux plein aurait consenti bien avant des efforts pour tendre vers zéro pollution.
o En ligne de mire une fermeture économique inéluctable.
o L’industriel a été protégé, rapport Cour des Comptes 2015.
o Des résultats financiers mauvais malgré le non-paiement au taux initial de la redevance en application du principe pollueur/payeur et ce depuis 2012, acté par de sombres arrangements politiques à l’Assemblée Nationale.
– Les dépassements des normes suite aux contrôles inopinés sont-ils accidentels ou le fruit de mensonges ce qui serait très grave.
Le communiqué de presse d’UCL de ce jour, l’usine d’alumine de Gardanne en mauvaise posture face au procédé ORBITE, la fin de la licence d’exploitation du Bayer ?
– Modifications de l’usine improbable, ou création nouvelle unité.
– Une concurrence avec l’annonce de ce jour d’une neutralisation par CO 2.
o Pourquoi ne pas faire des essais à Mangegarri avec Orbite ?
o Qui prendrait en charge le coût de dépollution dans la mesure où ce procédé fait la démonstration de son efficacité ?
Les moyens de production de Rio Tinto Alcan via la licence du Bayer y compris dans ses alumineries (Vaudreuil, etc.) ne permettent pas le transfert via le procédé Orbite.
Une mutualisation de la recherche étant délicate, chacun tente de démontrer son avance technologique prépondérante pour les marchés à venir en développement.
Pour Gardanne, Orbite c’est impossible, le modèle économique actuel désastreux sans possibilité de redressement en l’état l’usine n’offre qu’une visibilité très restreinte, la neutralisation partielle par CO 2 arrive trop tard mais elle devrait avoir de l’avenir.
L’intérêt majeur pour Rio Tinto, prouver à ses futurs clients, que les rejets toxiques sont du passé, Gardanne aura permis de passer d’une phase laboratoire à une exploitation industrielle tout autant que fonctionne la neutralisation par C0 2.
Bilan, des brevets propriété de Rio Tinto Alcan le seul patrimoine ayant de la valeur, l’exploitation Altéo et le fonds de commerce ne peuvent être valoriser que pour zéro à priori, l’entreprise pourrait-elle faire face à ses obligations le moment venu ?
Le blog : La Loupe de Simiane Collongue vous permet de suivre l’ensemble des questions soulevées au cours de recherches et investigations à partir de documents factuels.
L’Union des Calanques Littoral, son dernier journal à la signature du professeur d’Etat Henry Augier « l’usine de Gardanne en mauvaise posture face à Orbite. Alumine sans déchet, environnement sans boue rouge : Renaitre ou disparaitre.
Je vous remercie pour votre attention.

Simiane Collongue le 14/03/2018. Michel Mazzoleni (partenaire UCL).

BOUES ROUGES : COMMISSION EUROPEENNE

8 Mar

Réponse reçu le 07/03/2018 à 11h18 suite mon mail du 07/03/2018 de 6 h53.
Son objet, économie et finances, conditions et modalités d’achats du minerai de bauxite.

Le prolongement de la question au Gouvernement n° 92 454 du 19/01/2016 du député C. Premat, un itinéraire qui reste à investiguer de la Guinée, le Delaware et Gardanne.
Réponse de M. Sapin le 07/03/2017 « secret fiscal » après 8 mois de silence du ministre des finances précédent M. Macron qui a été relancé 2 fois en 2017comme Président, courriers sans réponse.

L’échange de correspondance entre le député et la direction d’Altéo qui ne répond pas à la question posée par le député dans le cadre de son mandat.

Pour la première fois nous avons décidé de publier un échange de correspondance avec la Commission Européenne suite à notre plainte contre l’Etat Français déposée le 11/01/2017 avec comme partenaire l’Union des Calanques Littoral représenté par son Président le professeur Docteur Henry Augier que je remercie pour son soutien constant.

L’objectif éviter que certains individus intellectuellement « mal faisant » ne tentent une nouvelle fois de s’en approprier la paternité alors qu’ils n’y sont strictement pour rien. Ils se reconnaitrons.

Nous attendons la décision de poursuites ou d’abandon courant Avril 2018.

Le blog « La Loupe de Simiane Collongue » exclusif boues rouges, l’information pour tous.
Le corps du mail :

Cher Monsieur,

Merci pour ces informations. Je pense que nous avons suffisamment d’éléments sur les aspects financiers et capitalistiques concernant Altéo-Gardanne.

Bien cordialement,

ENV 1
On behalf of Mr Georges KREMLIS

Georges Kremlis
Head of Unit ENV.E.1
European Commission

E1 Mainstreaming & Environmental Assessments
Directorate-General for the Environment
B-1049 Brussels/Belgium